Des news de Redmond : Power BI et Quentin Clark

En ce moment Microsoft communique beaucoup autour de la BI (cf. pourquoi). Alors pour éviter d’être submergé, je vous ai fait une petite sélection avec mes commentaires:

Logo Power BI

  • Power BI passe en « General Availability »
    • Alors déjà GA ça veut dire quoi ? Mais qu’on va commencer à payer tiens donc! En toute honnêteté je ne trouve pas ça très cher pour les entreprises : 20€/utilisateur/mois si vous êtes en E3/E4 (ce qui devrait être le cas). Pour les particuliers le message est moins rose : si Office 365 Famille c’est vraiment pas cher (90€/an pour 5 machines), aucune possibilité d’avoir un petit morceau de Power BI avec. La version minimale d’Office pour y accéder semble être Office 365 ProPlus à 13€HT/utilisateur/mois, et avec ça on s’ouvre l’option Power BI à 40$/utilisateur/mois en plus. Ouch. Même combat pour les étudiants, qui touchent Office à 80€ pour 4 ans (c’est donné !), mais dont la version d’Office n’est pas éligible à Power BI (paf 52$/user/mois pour l’upgrade full…). Nul.
    • Une des conséquences du passage en GA est la clarification du destin de Power Map, qui rejoint la distribution Excel par défaut (dans les versions streamées – celles qui se mettent à jour toutes seules). Fini donc d’avoir à installer l’add-in en plus, c’est plutôt cool.
    • Alors oui, ça miaule dans les chaumières parce que Microsoft fait du gros forcing sur le passage en licence par abonnement (Office 365) plutôt qu’en boite. Mais de mon côté si d’une part je trouve les prix ultra agressifs (mais ok, rien ne nous met à l’abri d’une explosion des tarifs une fois que tout le monde aura signé… euh en fait si, la concurrence), d’autre part je trouve fantastique le principe des mises à jour continues, si possible via les Updates dans les applications. Ce dernier point on l’a vu à l’œuvre dans la preview de Power Query depuis le milieu de l’année dernière, avec des grosses mises à jour livrées tous les mois, et franchement c’est juste le top (de la même manière que Chrome ou Firefox se mettent à jour tout seul). Dans l’absolu je préfère largement avoir des cycles de release mensuels, plutôt que d’attendre 3 ans pour avoir à migrer de SQL Server 2005 à 2008 (ou pas).
Passage en GA de Power BI – Annonce sur le licensing

Passage en GA de Power BI – Annonce sur le licensing

  • Le deuxième gros sujet c’est les pontes de Microsoft qui prennent le micro, et celui qui nous intéresse c’est Quentin Clark, le grand patron de l’offre Data, sur la vision de Microsoft pour sa plateforme
    • En 2 mots, son message : « Cloud First »
      • Aujourd’hui : on rouille sur de l’IT à la papa, avec des bases OLTP, des DWH relationnels et de la BI opérationnelle. Tout ça c’est basé sur une approche, de construire des « systèmes d’enregistrement », comme les ERP et tous les autres applicatifs LoB, qui sont designés spécifiquement pour enregistrer ce qu’il se passe sur un flux métier de l’entreprise (une interface pour enregistrer une vente, un échange client, un recrutement)
      • Demain on pourra construire des « systèmes d’observation », complémentaires, qui auront l’approche inverse, soit observer les événements dans tout l’écosystème (et pas seulement dans l’entreprise) pour en déduire de l’information
    • A mon sens c’est encore très flou, mais pour Microsoft l’objectif devient alors de nous construire l’outillage nécessaire à cette vision, autour des briques suivantes:
      • Modern Transaction Processing : la communication inter-applications dans le cloud, et non plus on-premise, en fait c’est la cloudification des EAI – le concept est excellent
      • Modern Business Intelligence : Self-Service, Machine Learning, Data Viz, tout ce qui concerne la modernisation du rôle et de l’usage de la BI
      • Modern Data Warehouse : tout ce qui doit se faire en back office pour permettre la Modern BI, soit pour le moment principalement le traitement des hautes volumétries via Big Data
      • Le tout en cloud et PaaS, pour la scalabilité, et effacer les problèmes d’infrastructure afin de se concentrer sur les problématiques métier
  • On entend donc bien le message « Cloud First », à tous les niveaux, qui au-delà du changement de mentalité technologique, avec ses avantages et ses inconvénients, va surtout permettre à l’éditeur de terminer la transition de son business modèle de la vente de boîtes à la location de services
    • Et là moi je suis à 100% pour, puisque vous le savez j’ai un avis assez tranché sur l’économie numérique, et autant payer pour un .exe ça me pose un problème, autant payer tous les mois pour un service, qui m’apporte de la valeur, qui s’améliore dans le temps, je suis complétement d’accord
    • Maintenant si MS a fait la preuve de sa compétence Cloud (Azure c’est juste énorme), et si ça commence à sentir bon côté Modern Data Warehouse (HDInsight c’est top, StreamInsight c’est bien, manque plus que des IDE avec des IHM dignes de ce nom), on est encore léger côté Modern BI : toujours à poil sur le Machine Learning (le nouveau nom du Data Mining), et pas complétement convaincu par les capacités de Data Viz de la plateforme (mais c’est un point d’attention de leur côté). D’ailleurs sur ce dernier point, vous noterez dans l’article que le sujet est retourné du côté des équipes Office (cf les titres des auteurs à la fin) plutôt que Data Platform (chez Quentin). Est-ce positif ? Sincérement, vu SSRS, à mon avis oui…
    • Dans tous les cas, respect à Quentin Clark de faire l’effort de nous exprimer sa vision, même si c’est un exercice qui va devenir strictement nécessaire pour établir une vraie relation de confiance avec nous, les utilisateurs de ces services.
Ça va, c’est clair ?

Ça va, c’est clair ?

N’hésitez pas à réagir dans les commentaires 😉

Dilbert du 2014-02-25

Complétement applicable au consulting celui-là!

Dilbert du 2014-02-25

Traduction approximative:

Directeur: Notre objectif de vente est à 1 million d’unités ce trimestre

Dilbert: On a un objectif en rapport avec la satisfaction des clients?

Directeur: Là je parle de nos objectifs, pas des leurs!

Manageur: Rien à voir!

DAX Patterns – Encore une preuve du talent de Russo et Ferrari !

Après la SQLBI Methodology, la Many-to-Many Revolution, l’Expert Cube Development with SSAS, ou encore le Data Models with Power Pivot 2013, le duo italien de génie revient nous donner une leçon technique, mais aussi de pédagogie et communication.

En effet Marco vient d’annoncer le lancement de DAX Patterns, un site qui recensera une série de cas d’usage décisionnel, accompagnés du code DAX à mettre en œuvre dans Power Pivot ou SSAS Tabular, d’exemples et de classeurs de démo à télécharger, le tout gratuitement !

DAX Patterns

Non seulement le contenu est excellent, mais le graphisme est léché et la pédagogie au top (il ne manque qu’une petite vidéo en mode tutorial, mais on a déjà le Project Botticelli pour ça).

Messieurs Russo et Ferrari je vous tire mon chapeau, c’est une excellente initiative, et une ressource qui mérite d’apparaître dans tous les favoris des consultants BI Microsoft ! Bravo !

Bravo les italiens!

Partenaire Microsoft : plus qu’un choix, un métier!

Via Chris Webb, un article de Frans Bouma sur l’évolution de la relation partenaire/éditeur avec Microsoft. Si l’article est récent le sujet ne l’est pas, Joel Spolsky en avait déjà parlé tantôt (il y a 12 ans !), et même moi par ici.

L’article est un peu long, je vous le résume (même s’il vaut le coup d’œil) :

Microsoft développe des logiciels. Pour rester dans le business l’éditeur crée beaucoup de nouveaux produits, sur des nouveaux périmètres ou en remplaçant des softs existants (qui marchaient ou pas). Nous, partenaires (consultants ou éditeurs à notre tour), faisons le choix d’utiliser ces produits, d’investir dans ces produits, et de là découle une dépendance à la technologie de Microsoft. Et si de tout temps, via cette dépendance, Microsoft nous faisait subir ses ruptures technologiques sans que nous ayons trop le choix (cela faisait partie du deal), désormais des alternatives existent et nous pouvons/devons-nous interroger sur l’opportunité de changer complétement d’environnement lorsqu’une nouvelle rupture survient.

Un très bon exemple de ça actuellement est la BI avec SQL Server, puisque nous sommes en train de subir une rupture technologique entre l’offre traditionnelle (SSIS/SSAS/SSRS) et la nouvelle génération d’outils (Power BI/HDInsight/Azure).

En tant que consultants, nos connaissances techniques sur les « anciens » produits ne se transposent au final que très peu sur les nouveaux produits (DAX, Hive, Pig). Au moment de dégager du temps de formation, on doit donc s’interroger, quitte à repartir de 0, sur l’opportunité de passer à une autre stack technologique : QlikView, Tableau, MicroStrategy… Voire carrément un domaine connexe : Machine Learning et Big Data via la stack Hadoop, statistiques via R ou Python, etc…

Bien choisir son outil de travail c'est crucial!

Bien choisir son outil de travail c’est crucial!

Dans le deux cas (autre éditeur, autre domaine) on ventile les risques : dans le premier on ventile ses dépendances sur 2 éditeurs,  dans le second on investit sur l’open source, qui traditionnellement véhicule des écosystèmes moins tyranniques que ceux reposant sur un éditeur unique.

Si de mon côté le choix est fait, je pense que tous ceux qui prennent leur carrière au sérieux doivent se poser sérieusement la question, autant d’un point de vue personnel (quel sera le prochain livre que vous allez ouvrir) que stratégique (quelle offre de service construire pour mon pôle décisionnel).

Par contre, si ici je mentionne les risques d’un partenariat avec Microsoft, il fallait également que je mentionne les avantages énormes qui en découle: entre autres, l’ensemble des Microsofties dont le métier à temps plein c’est de nous aider (merci les gens!),  le programme MVP dont je profite, ou encore les avantages en licences via le Microsoft Partner Network. Comparé aux autres éditeurs, nous sommes choyés!

Alors oui, je vous dis que pour moi le choix est fait, mais je fais monter le suspens, on en reparle plus tard 😉

Suspens!

Election du GUSS : I need you (again) !

Si vous avez raté l’info, le GUSS, Groupe des Utilisateurs SQL Server, renouvelle son bureau en 2014. En effet, légalement le GUSS est une association comme une autre, avec ses statuts et son bureau, dont je faisais partie en 2013.

L’appel aux candidatures a eu lieu en janvier, vous retrouverez les copains par là, et maintenant vient le tour de voter (si possible pour moi :)). Pour rappel vous pouvez voter si vous avez été membre actif du GUSS en 2013, ce qui se résume plus ou moins à la création d’un compte sur GUSS.FR ou GUSS.PRO avant le 01/01/2014 (lors par exemple d’une inscription aux JSS2013, ou au SQLSaturday Paris)

Si c’est le cas, allez-y, c’est vous qui déciderez de l’avenir du GUSS en fonction du choix de son board !

Oui j'ai un programme!

Non mais en fait oui, j’ai bien un programme!

Je rappelle ici mon petit speech :

Pour moi le GUSS c’est plus que les JSS et les SQLSaturday. C’est une communauté de professionnels et d’étudiants, qui arrivent à mettre de côté leurs différences (BI vs dba, Flocon vs Etoile, Multidim vs Tabular…) pour contribuer à l’amélioration continue de tout l’écosystème. Et ça c’est beau !

De mon côté je suis consultant décisionnel, manageur d’une équipe de 15 consultants au talent reconnu (de manière impartiale par moi-même) et MVP SQL Server. Ma philosophie c’est d’éduquer, de transmettre le savoir autour de moi, que ce soit dans mon équipe, auprès de mes clients, directement par mail ou encore aux événements du GUSS. Mon idée c’est que si tous les datawarehouses fonctionnent bien chez tous, on pourra enfin faire du data-mining…

En 2014, j’œuvrerai principalement au GUSS pour sa pérennisation. A mon sens 2 sujets prioritaires: l’optimisation de nos processus internes et le renouvellement des bonnes volontés. Mon premier parce que le canard, il pédale sérieusement sous la ligne de flottaison pour arriver à livrer tous ces beaux événements, et il fatigue.  Mon second parce que pour grandir, il va nous falloir du sang neuf pour l’organisation et l’animation des événements à venir. Avis aux bonnes volontés !

Techdays 2014 : Les 11, 12 et 13 février

Cette année encore Microsoft nous invite tous au Palais des Congrès, Porte Maillot à Paris, à partir du mardi 11 février, pour les Techdays 2014, l’occasion de nous présenter tous ces jolis nouveaux produits : SQL Server 2014, Power BI, Office 365, Windows Azure…

Techdays2014_1

Comme d’habitude les inscriptions sont gratuites, et comme d’habitude ce sera l’occasion de croiser du beau monde !

Personnellement je vous recommande les sessions suivantes :

De mon côté je devrais trainer sur le stand ATE (Ask The Expert), j’imagine à côté de l’espace projets, pour répondre à toutes vos questions sur la BI Microsoft.

On se retrouve sur place ? Il ne reste plus qu’à vous inscrire 😉