4 liens pour la semaine (2013-03)

Encore de très bonnes lectures pour continuer sur les bonnes résolutions 2013!

  1. Dan Pallotta sur HBR : Il ne faut pas cacher qui l’on est vraiment.
  2. Derek Sivers : Il n’y a pas de limitation de vitesse pour apprendre.
  3. Nathan Kontny : Je n’ai aucune idée de ce que je fais, et c’est normal.
  4. Sebastian Marshall qui nous rapporte un très bon commentaire sur son blog : L’idée que la volonté est la solution à tout est une erreur.

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Dilbert du 19/12/2012

Management 2.0

Dilbert du 19/12/2012

Traduction approximative:

CEO: Avant de prendre une décision, j’aimerais entendre vos avis.

CEO: Ainsi, en théorie, vous devriez vous sentir « impliqués ».

Dilbert: Vous allez vraiment nous écouter?

CEO: Tout du moins j’espère que ça en donnera l’impression vu de l’extérieur.

4 liens pour la semaine (2013-02)

Que du très bon pour bien commencer l’année!

  1. David HH de 37 Signals sur son œuvre, et la réalisation qu’il travaille désormais pour une entreprise dans laquelle il pourrait rester jusqu’à la retraite. Bon point de départ pour une petite introspection en ce début d’année!
  2. Brennan Dunn qui nous explique pourquoi il a sorti sa boîte du consulting pour passer côté éditeur. C’est un point de stratégie qui revient régulièrement lors des comités de direction en SSII.
  3. Bryan Goldberg avec un excellent article pour les plus jeunes d’entre nous. Pessimiste ou réaliste? A mon sens clairvoyant. A recommander à tous les étudiants qui se cherchent.
  4. Stephen Few qui nous propose le mouvement Slow Data, image de la réaction Slow Food VS Fast Food mais pour le monde de l’information. J’adhère définitivement. C’est un must read par tous les décideurs IT!

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La BI ça vous gagne : Le Best-Of 2012 !

Comme l’année dernière, et comme vu à la télé, il est venu le temps des best-of de fin d’année 🙂

Voici donc une sélection de vos et mes articles préférés de La BI ça vous gagne en 2012, dans le désordre :

Consulting

Décisionnel / IT

Stratégie / Management

Hors sujet

J’encourage vivement tous mes copains de blogroll à faire de même, au boulot les gars !

Et pour finir, je vous souhaite à tous une très bonne année 2013 😉

Penser sa SSII autrement – Investir dans ses collaborateurs

Alors que la fin d’année arrive, avec ses entretiens annuels, ses augmentations et ses calculs de primes, une discussion revient régulièrement sur le tapis entre consultants : celle de la répartition du cash dans son entreprise.

Parce que lorsqu’on facture 600€ par jour, plus de 200 jours par an, soit plus de 100’000€ de chiffre d’affaires, en étant payé 50’000€ bruts et qu’on s’entend dire que la société n’a pas les moyens de payer les primes cette année, ça surprend toujours.

Comité de direction

Cette année c’est le comité de direction qui décidera des primes.

Faisons donc le calcul dans cette hypothèse. En 2012 il y a eu 254 jours ouvrables, avec 11 RTT et 25 jours de congés payés ça laisse 218 jours facturables. Pour un profil confirmé déployé sur missions de 6 mois, on peut tout à fait imaginer 210 jours effectivement facturés sans trop de problème. Ça laisse quelques jours de transition entre les 2 missions, plus 2 jours de présence aux Journées SQL Server 😉 Notre profil confirmé facture à 600€/jour (pas génial mais c’est la crise nous dit-on…), soit un chiffre d’affaire de 126K€. Côté charge, on va inclure les cotisations patronales dans le salaire (*1,44), et passer de 50K€ brut à 72K€. Là-dessus on ajoute une participation aux frais de structures (salaires des non productifs, fonctionnement, loyers, matériel…) qui s’estime par tradition à 20% de ce montant, et les charges arrivent à 86,4K€. On obtient donc un résultat avant impôt de 39,6K€, imposé à 30%, ce qui fait un résultat net de 27K€ (32% de rentabilité, résultat net / salaire total). Alors évidemment il faut prendre ça avec un rocher de sel, puisqu’on pose beaucoup d’hypothèses pour arriver à ce chiffre, dont certaines qui peuvent tout changer au résultat. Par exemple il est assez contestable d’appliquer l’impôt sur le résultat au niveau du consultant plutôt qu’au niveau de la société, puisqu’il peut s’annuler si la marge de notre consultant rattrape le manque à gagner d’un autre pôle en déficit. De même pour la contribution aux frais de fonctionnement, en fonction de l’efficacité / la gourmandise du management, le montant peut vraiment exploser.

 Dilbert du 27/05/2012

Quoi qu’il en soit, notre consultant génère un montant X net qu’on estimera à 27K€ / an, la question étant donc que faire de cet argent. Et c’est très bien puisque c’est là où je voulais en venir avec cet article ! Dans le mode de gestion actuel des SSII, les employés n’ont aucune idée de ce que devient cette marge, ni même au minimum de la manière dont elle se ventilera. Et je trouve ça bien dommage (dit l’employé qui n’a pas encore été patron ;)). Car si les postes de dépenses sont facilement identifiables, c’est dans la répartition que s’exprimera les valeurs du management. Notez que je ne suis pas l’inventeur de cette vision, je ne fais que la relayer. Les postes les voici, sans ordre particulier :

  • Les actionnaires, sans eux rien n’aurait été possible, il est normal qu’ils perçoivent un retour sur leur investissement initial
  • Les clients, évidemment de manière indirecte, par exemple par l’augmentation de la qualité du service rendu, la qualité du SAV ou du marketing…
  • Les collaborateurs, on va en parler !

Notez que je n’indique pas de poste spécifique pour le management / la direction. Leurs services sont payés par la contribution de 20%, et ils sont évidemment dans la catégorie « collaborateurs » avec tous les autres. De la même manière je n’inclus pas de poste « société », qui couvrirait la constitution et l’entretien des besoins techniques court terme comme le fonds de roulement, ni les réserves pour procéder à des investissements moyen et long termes. Cela fait partie également de la contribution de 20% aux frais de fonctionnement. Pendant les périodes fluctuantes de la vie de la société, on peut envisager d’augmenter la contribution pour couvrir tous ces besoins. Typiquement, lors des 2 premières années, il est nécessaire de constituer le fonds de roulement, et de se créer des réserves en cas d’arrêt temporaire de l’activité (3 à 6 mois sans facturation par exemple). Toute la marge y passe, et c’est normal. De même pendant un creux d’activité, et en gros à chaque fois que la survie de l’entreprise est en question.

La crise de 29

MSemploy.fr – Ah non ! C’était en 29 ça.

Mais lorsqu’on est dans une période stable du cycle de vie de l’entreprise, il est normal de ventiler la marge réalisée sur les 3 postes identifiés, pourquoi pas de manière équitable ? Pour cet article nous sommes en vision collaborateur, voyons donc ce que cela donne. Si notre consultant confirmé a généré 27K€ de résultat, et qu’on considère qu’un tiers de ce résultat devrait lui être consacré, cela représente 9’000€. Que faire avec ce montant ?

  • Verser une prime ? Attention 1’000€ de prime nette représentent quasiment le double payé par l’employeur, soit pas loin de 2’000€
  • Pour un consultant, acheter des bouquins, des abonnements (MSDN, Projet Botticelli…) ou bien l’équiper des dernières technologies, PC, smartphone… 2’000€
  • Payer une formation, attention à compter le prix de la formation et le cout de la non facturation, le manque à gagner en quelque sorte. Soit 3’000 + 600*3, grosso modo 5’000€ pour 2 ou 3 jours avec Marco Russo, Alberto Ferrari ou Chris Webb. Pas cher pour être formé par les meilleurs mondiaux.
  • Plus quelques jours au siège à ne pas facturer pour bosser en R&D (et pas sur les projets internes de la direction)

Et voilà. C’est vite parti ! Ça n’a peut-être l’air de pas grand-chose, mais je ne connais pas beaucoup de SSII qui investissent « autant » dans leurs collaborateurs. C’était mon premier point. Le fait qu’il me paraît normal qu’une partie non négligeable de la marge générée par le collaborateur lui soit consacrée dans l’amélioration de son environnement de travail et de sa compétence. Le fait également que cette quantité n’est pas aussi importante que la plupart des consultants peuvent le croire. Tout du moins pendant cette période de « crise », avec des acheteurs qui torturent les taux de facturation et des patrons de SSII qui consacrent une part trop importante de la marge à constituer des réserves par peur de la fin du monde. Le deuxième point, c’est ce fameux 20% de contribution dont on parle tout du long du calcul. J’ai envie d’arrêter de le considérer comme une taxe sur l’activité du consultant, et plutôt le voir comme une prestation que le collaborateur achèterait à l’entreprise et dont elle devrait justifier le prix. On en reparle plus tard 😉

JSS2012 : Modélisation Dimensionnelle – Slides à télécharger

Si l’année dernière nous avions eu la chance d’avoir des webcasts enregistrés pour chaque session, malheureusement cette année nous n’avons pas eu le budget. Je n’ai donc que les slides à vous proposer, pour cette session Modélisation Dimensionnelle présentée avec mon compère Charles-Henri. Ah et une photo aussi 🙂

JSS2012 - Charly et Florian causent Modélisation Dimensionnelle

Rho ces speakers qui regardent l’écran…

 

J’en profite pour rappeler la littérature obligatoire dont on parle pendant la présentation :

Voilà pour le contenu de la présentation. Concernant le « public speaking », je vous avoue que c’est un exercice qui m’éclate de plus en plus. Si j’ai encore les chocottes les 5 premières minutes avant le début, ça ne dure guère et ça se transforme vite en plaisir.

Par contre, pour que ce soit vraiment le cas, cela demande quand même 2 choses :

  • D’abord parler d’un sujet qui me passionne. Je ne pourrais définitivement pas faire ça sur un sujet qui ne m’intéresse pas, ou avec des contraintes éditoriales qui m’empêcheraient de délivrer le message comme je le souhaite.
  • Ensuite de la préparation ! Il faut du temps pour murir les slides (au moins 3 versions successives complétement différentes), et surtout répéter, pour harmoniser son discours, travailler ses transitions et valider qu’il y a bien un fil rouge, qu’on raconte bien une histoire, plutôt qu’énumérer une suite de listes à puces.

Si ces deux conditions sont remplies, alors c’est vraiment fun !

Et vous avez l’habitude avec moi, là aussi j’ai un gourou dont je suis les enseignements, il s’agit de Scott Berkun (celui dont je tiens également la vision différente du rôle de chef de projet) et son livre c’est « Confession of a Public Speaker », une référence sur le sujet.

Enfin, n’hésitez pas à me faire vos retours sur la session dans les commentaires. Ce que vous avez aimé, ce qui vous a déplu, à quel moment je vous ai perdu, est-ce que j’ai réussi à vous rattraper… Ça m’intéresse beaucoup ! Et en question complémentaire : on parle de quoi l’année prochaine ? 😉