Commencer la gestion de projet en décisionnel

Je profite d’avoir rédigé cette petite liste pour un consultant de mon équipe pour la publier ici. Rien de mystique, juste une liste de lecture pour se lancer dans la gestion de projet en décisionnel.

La base, c’est évidement de Joel Spolsky sur son blog Joel On Software :

Puis pour s’y mettre pour de vrai :

  • En mode pratique, c’est évidemment Kimball et Ross avec The Datawarehouse Lifecycle Toolkit (2nd edition – à ne pas confondre avec le DWH Toolkit). Non seulement ils sont forts en modélisation, mais ils font aussi la gestion du projet décisionnel. Malheureusement non traduit en français. Notez pour ceux qui l’ont qu’on peut trouver un avant-gout sur le sujet dans le Datawarehouse Toolkit (3rd edition).
  • En mode théorique, c’est Scott Berkun avec Making Things Happen, il définit bien l’idéologie du chef de projet orienté facilitateur. Mais c’est déjà plutôt du niveau 2. Le niveau 3 étant le Mythical Man-Month de Brooks.

En terme d’approche, le Kimball Group est plutôt orienté itératif, et les théoriciens sont plus classiques (V, waterfall). Si vous voulez creuser le côté Agile appliqué au décisionnel, je vous renvoie aux articles que j’avais écrit tantôt.

Et voilà, avec les bons outils, rien d’impossible !

Avec les bons outils...

N’hésitez pas si vous en avez d’autres (des bonnes ressources pour débuter, pas de gifs hein…) 😉

BD : xkcd – Infographics

C’est malheureusement le chemin qu’on semble prendre…

Big Data ce n'est pas uniquement augmenter la taille des polices!

Bien évidemment l’auteur est sarcastique, cela se retrouve dans son propre commentaire de l’image : « Big Data doesn’t just mean increasing the font size » / « Big Data ce n’est pas uniquement augmenter la taille des polices » 😉

Power Pivot vers Tabular : I need you!

J’ai besoin d’un coup de main de votre part à tous ! Hier j’écrivais un édito sur le futur de la BI Microsoft, et l’une des idées (améliorer la montée de Power Pivot vers SSAS Tabular) me tient particulièrement à cœur.

J’ai donc écrit un petit message sur le sujet aux copains MVP, et Chris Webb m’a rappelé l’existence d’un ticket Connect de Marco Russo en plein dedans.

Alors vous me voyez arriver avec mes gros sabots, ce serait vraiment vraiment cool si vous alliez voter sur ces différents items pour les faire monter au plus haut dans la liste. Ca aura un vrai impact, les items bien notés étant effectivement lus et considérés par l’équipe de développement de SQL Server.

Une vraie équipe!

Pour voter il suffit juste de disposer d’un compte « Microsoft » (Live ID/Hotmail/celui utilisé pour vos certifs/moi c’est une adresse gmail…), vous pourrez en créer un sur place si besoin, ça prend 2 minutes.

Voici les items concernés:

Merci de voter, et merci de faire passer le mot !

Edito : l’avenir de la BI Microsoft, ma liste de courses au Père Redmond

Lorsqu’il était devenu clair que la BI Self-Service devenait le cheval de bataille de notre éditeur préféré, mes camarades et moi-même avions eu une réflexion sur l’avenir de la Business Intelligence dans l’écosystème Microsoft.

Je me prête à l’exercice à nouveau, alors que SQL Server 2014 a été annoncé, sans aucune mention d’une quelconque nouveauté côté décisionnel.

Cher Microsoft, voici les 3 outils que j’aimerais vraiment vraiment que tu nous sortes, pour réellement améliorer mon quotidien de consultant et de définitivement faire de SQL Server la plateforme décisionnelle n°1.

SQL Server amélioré

  • Power SSRS 2014. Je rêve d’une vraie refonte de SSRS, qui quand on y pense n’a pas reçu d’évolution majeure depuis 2005. Parce que si Reporting Services reste aujourd’hui une offre viable pour le reporting de masse, c’est uniquement parce que les concurrents ne sont pas beaucoup plus beaux, et qu’en plus ils coutent un bras (plus un œil pour MicroStrategy). Alors voilà, moi je veux un SSRS 2014, en HTML5 (pour tous ces iPhones et iPad), intégré à Azure (pour un roulement continu de mises à jours, vive les technos web !), qui utiliserait le Data Management Gateway de Power BI pour accéder à ses sources, avec un designer de top niveau (pourquoi pas dans le browser, comme QlikView.Next) qui respecteraient les bonnes pratiques de la data-viz la Tableau). I want to believe !
  • Un Data Model « mixte » dans Excel 2013. Par là j’entends la possibilité d’intégrer les tables de SSAS Tabular directement dans le Data Model de Power Pivot, sans rapatriement des données. Une propriété de table, qui dirait que les données peuvent rester sur Tabular. On aurait les performances d’un mode serveur, avec la souplesse d’un Power Pivot (définition de mesures en DAX, possibilité de définir des relations et des tables liées directement dans Excel). Parce que pour le moment le scénario d’upgrade de Power Pivot vers SSAS Tabular n’est pas aussi lisse qu’il devrait l’être, sans la possibilité de rebrancher un dashboard du Data Model vers SSAS Tabular dans Excel 2013 (obligation de redev), et sans la conservation de l’aspect self-service (ajout de données locales, création de mesures à la volée) quand on passe de Power Pivot à SSAS Tabular.
  • Un outil de statistiques, d’analyse prédictive et de data-mining. Pas besoin d’en raconter des tonnes de ce côté: le DMX sur SSAS multidimensionnel ça sent clairement le sapin. Il est plus que temps de remplacer la chose par quelque chose de moderne, qui utilise les nouveaux moteurs, pourquoi pas à base de R.

Parce que oui, on a un des meilleurs ETL du monde, SSIS, et que la relève arrive gentiment à travers Power Query, et que ça sent bon. Et que oui, on a un des meilleurs moteurs SQL du marché, SQL Server, sans discussion possible.

Mais on perd inexorablement du terrain sur le reporting de masse, cas d’usage qui n’est définitivement pas remplacé par le self-service. Et que les cas d’usages sur le moteur VertiPaq / X-Velocity se doivent d’être infaillibles s’il doit crédiblement remplacer SSAS Multidimensionnel, un papy aux fonctionnalités bien rodées.

Microsoft, donne-nous les produits, et on te les trouvera les clients…

On vous les trouvera les clients...

Et vous alors ? Y’a quoi sur votre liste de courses ? 🙂

4 liens pour la semaine (2013-39)

Encore une belle sélection cette semaine!

  1. Tim O’Reilly qui nous raconte ce qu’il pense avoir raté lorsqu’il a monté les éditions qui portent son nom. Vraiment intéressant, même s’il évite un des plus gros reproches qui lui est fait aujourd’hui : le véritable manque de constance sur la qualité des ouvrages publiés (via HN).
  2. David Graeber sur l‘absurdité de l’échelle de valeur actuelle qui veut que des jobs réellement utiles à la société (profs, infirmières, plombiers…) soient dénigrés par rapport à des jobs sans réelle valeur (les administratifs, les emplois du service qui n’ont de sens que parce que nos propres jobs prennent définitivement trop de temps…). (Commentaires via HN)
  3. Rich Armstrong de Fog Creek Software (la société de Joël Splosky), sur leur politique de travail à distance. Enfin une dont on peut s’inspirer: pragmatique, claire, juste.
  4. Joe Armstrong qui nous détaille à quoi un programmeur passe son temps lorsqu’il développe. Il part d’un débat sur Erlang, mais généralise rapidement. De la vraie sagesse!
  5. Et je triche pour rajouter une sucrerie: Lewis Lehe et Victor Powell qui nous expliquent le paradoxe de Simpson. A lire absolument pour tous ceux qui ont au moins Excel installé sur leur poste. (via FlowingData)

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Recrutement : moi aussi j’aime mes candidats!

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelque mois j’indiquais que je recrutais sur ce même blog.

Depuis j’ai reçu de très belles candidatures, suffisamment pour remplir nos effectifs à l’instant t, voir même trop. En effet, et sans aucune volonté de vantardise – c’est même plutôt du regret, j’ai 2 très bons profils que je ne peux pas intégrer immédiatement.

Un recrutement qui se passe bien!(Oui j’ai changé l’image, elle va tellement mieux celle là 🙂 )

Si je n’écoutais que moi je les prendrais malgré les circonstances actuelles (on en reparle plus tard), mais mes directeurs sont là pour me raisonner : mieux vaut attendre et offrir une vraie belle intégration, que se dépêcher et dégrader l’accueil.

Alors j’ai proposé aux candidats d’attendre, et s’ils ne souhaitaient/pouvaient pas, un coup de main pour rejoindre un de mes copains/concurrents du GUSS (ça sert aussi à ça la communauté !). Pour le moment ils préfèrent attendre.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que le recrutement de haut profils est une des 2 missions critiques de la SSII/société de conseil. Notez que quand je parle de haut profils je ne parle pas ici d’écoles, je parle de savoir-être, de savoir-faire, d’attitude et d’aspirations. La deuxième mission critique pour ces sociétés c’est évidemment de gérer leur carrière, leur donner les clefs pour progresser. Au-delà d’une problématique de valeurs humaines, qui même si j’y adhère, on le sait, ne peuvent pas servir d’arguments dans un business model, c’est ce qui fait le plus de sens d’un point de vue du business. Parce que très pragmatiquement dans le conseil, l’objectif c’est bien d’avoir le meilleur produit possible.

Dr-Evil-Air-Quotes

« Le produit »

Et j’ai tendance à penser que si ces beaux profils sont prêts à attendre, c’est qu’ils espèrent justement ce type de prestation de ma part et de la part de ma société.

Comment savent-ils qu’ils peuvent l’espérer ? Je crois que le premier facteur reste l’échange que nous avons eu dans le processus de recrutement : courtois, clair, humain. Ça paraît être un minimum, mais pour être chassé de manière assez agressive en ce moment (merci le MVP), je peux vous assurer que c’est assez rare.

Et vu que je suis un mec sympa, je vais donner une astuce à tous ceux qui recrutent et qui partagent cet état d’esprit pour le communiquer à leurs futurs candidats. C’est tout simple: c’est l’initiative qu’ont lancé mes camarades de chez kskills : i love my candidates.

I Love My Candidates

Je vous laisse aller jeter un coup d’œil, mais en 2 mots c’est une charte composée de 4 règles simples qui permettent aux candidats de savoir que l’échange entre eux et le recruteur sera bien dans les 2 sens.

Camarades chefs de pôles et recruteurs, je vous encourage vivement à y jeter un coup d’œil, et pourquoi pas y adhérer à votre tour. Moi c’est fait 😉