Big Data, Révolution IT ou effet de mode marketing ?

Je reviens sur le sujet Big Data en quelques schémas faits rapidement sur ArgumentPuissant. Ils sont inspirés par Stephen Few, Ralph Kimball, Rob Collie, Jen Stirrup, Romuald Coutaud, et plein d’autres…

Si on part de la pyramide du savoir, que vous connaissez tous (data > information > knowledge > wisdom en VO) :

Data > Information > Connaissance > Sagesse

Et qu’on écoute les services marketing des éditeurs, et les analystes, le Big Data ça donne ça :

Data > BOUM Big Data > Sagesse

Par contre si on écoute son bon sens, et les gens dont je parlais plus haut, ça donne plutôt ça :

Big Data > Data > Information > Connaissance > Sagesse

A vous de choisir la vision de la chose qui vous semble la plus réaliste.

Le Big Data c’est une belle nouvelle technologie, qui en effet va nous permettre de réaliser beaucoup de nouvelles analyses vraiment chouettes. Mais seulement à travers les outils dont on dispose déjà : les bases relationnelles (le SQL), la modélisation dimensionnelle (dimensions et mesures), la visualisation de données, et une méthode scientifique, une approche rationnelle de compréhension du monde qui nous entoure. Ces étapes ne sont pas facultatives, le Big Data n’y change rien.

Si dans votre entreprise vous n’arrivez déjà pas à exploiter pleinement votre plateforme décisionnelle, à passer de l’information à la connaissance, alors ne vous engagez pas dans un projet Big Data. Plus de données, plus d’informations, ne vous aideront certainement pas à y voir plus clair.

Je reviendrai sur cette pyramide du savoir. C’est une représentation que j’aime beaucoup, et qui illustre bien les différentes facettes de notre métier. On en reparle plus tard 😉

Entourage

Un mot de sagesse qui nous vient de Seth Godin :

Notre entourage provoque des rencontres et nous inspire.

De ces rencontres et ces idées viennent le changement.

Ces changements nous transforment.

Maitrisez votre évolution en choisissant votre entourage.

Soit dit en passant :

  • Afterwork du GUSS en novembre, à priori le 15/11/2012, on en reparle
  • JSS2012 les 10 et 11 décembre 2012, les inscriptions seront bientôt ouvertes

PS: Et oui j’avoue sans honte que je suis un fan d’entourage. J’assume 🙂

Dans l’ordre: David, JP, Alex, Charly et Aurélien. Les Infinites finissent leur bouquin, je prends la photo, Pascale et les autres nous attendent au bistrot… Vous êtes les bienvenus 😉

La BI ça vous gagne : Audience au 23/10/2012

On y retourne pour la 5ème fois, voici le petit point semestriel de l’audience de La BI ça vous gagne!

Rappel des éditions précédentes:

Abonnements :

  • RSS : 26
  • Twitter : 64
  • WordPress : 9
  • Mail : 13

Cela fait pas loin d’une centaine d’êtres humains et une dizaine de robots, pas mal 🙂

Statistiques WordPress :

On tourne désormais à plus de 2000 visites par mois ! Après un mois de mai sans article (1 mois de battement entre 2 sociétés, j’avais besoin de me ressourcer), j’ai retrouvé un petit rythme de 4 à 5 articles par mois et ça se voit sur les stats.

Top 10 des articles :

Chiffre des 3 derniers mois :

Title Views
Home page / Archives 1,881
Gestion de Projet Décisionnel – Méthodes Agiles ou Cycle en V ? 1,317
L’économie de l’abondance, ou comment le piratage n’est qu’une conséquence logique de la loi de l’offre et la demande 630
Modèle d’organisation de la DSI, ce qu’il ne faut pas faire. 436
Les différentes carrières du consultant décisionnel 255
Décisionnel Agile : Réaliser son Datawarehouse en itérations agiles 250
Modélisation Dimensionnelle : Les Fondements du Datawarehouse (webcast) 165
Tableau versus PowerPivot : Calcul de commissions 147
Petit Rappel Consulting: Forfait, Régie, Régie forfaitée… 140
Bataille d’experts : fournir les bons arguments à son DSI pour trancher sur des sujets techniques 124

Ça me touche de voir l’article sur Tableau dans la liste ! Et je suis très satisfait du résultat de l’article sur l’économie de l’abondance. C’est un sujet un peu en dehors de mes habitudes mais le retour a été très positif, merci à tous !

Top 10 des référents

Chiffre des 3 derniers mois :

Referrer Views
Search Engines 2,926
Facebook 70
Twitter 52
google.fr 44
Google Reader 42
blog.djeepy1.net 38
Netvibes 38
scoop.it 24
joubertd.blogspot.fr 32
linkedin.com 10

Bon alors déjà une clarification : le père Joubert il triche, il se sert du lien sur son blog comme raccourci pour arriver ici ! Sinon ma plus grande surprise c’est Facebook. Vu que je n’y suis pas je n’ai aucune visibilité sur comment le contenu se propage sur cette plateforme. J’avais d’ailleurs retiré le bouton Like de Facebook dans le pavé en bas des articles. Si vous l’utilisiez n’hésitez pas à le réclamer, je le mettrai à nouveau.

Top des mots clefs

J’ai fait la fameuse analyse dont je parlais la dernière fois (prise en compte de la sémantique des mots clefs et dédoublonnage), et voilà les résultats que j’obtiens :

Les thèmes des mots clefs menant à La BI ça vous gagne par les moteurs de recherche:

Rien de bien surprenant là-dedans : une part égale entre le décisionnel (plus la gestion de projet, majoritairement orientée décisionnel) et la stratégie business. Ça correspond bien aux articles que j’écris.

On fait un petit zoom sur le Top 10 des mots clefs (toujours nettoyés):

On voit bien que les problèmes d’organisation de la DSI restent la préoccupation majeure des gens qui arrivent sur ce blog à travers les moteurs de recherche. J’espère juste qu’ils trouvent des réponses à leurs questions.

Conclusion

Ecrire pour ce blog est un plaisir pour moi, et ça doit le rester. J’utilise ces chiffres non pas comme des compteurs avec des objectifs à atteindre, mais plutôt comme une boucle de feedback pour valider que je reste sur le bon chemin. En effet tant que vous êtes encore là, c’est que je fais mon boulot d’écriture correctement. Merci à vous 😉

Dilbert du 11/10/2012

C’est la saison des entretiens annuels qui commence!

Dilbert du 11/10/2012

Traduction approximative:

Dilbert (lisant la revue de performance rédigée par son boss) : Vous entendez quoi par « Supporte mal la critique »?

Boss: Voilà le parfait exemple. Je fais juste une petite remarque et immédiatement vous vous mettez en colère.

Boss (pense) : Et le piège est posé!

4 liens pour la semaine (2012-42)

Bientôt le weekend, courage!

  1. Bill Waddell d’Evolving Excellence avec une excellente réflexion sur la futilité des indicateurs employés pour comprendre l’économie. Cette réflexion s’applique d’ailleurs complétement à notre petit monde du décisionnel, et rappelle des points évoqués par Venkatesh Rao tantôt.
  2. Ted Dziuba sur la bureaucratie qui empoisonne nos organisations. Par contre à mon sens son cheminement de pensée est incomplet. On a essayé sa solution, l’outsourcing, et ça n’a pas vraiment donné les résultats espérés. L’étape d’après c’est plutôt du côté du Lean qu’il faut la chercher, avec des gros morceaux de Simon Sinek dedans.
  3. Jeff Atwood de Coding Horror sur les applications de gestion de to-do list, et plus globalement la gestion de la productivité personnelle. Je suis assez d’accord avec sa conclusion (mettez tout ça à la poubelle), mais c’est un « luxe » que tous ne peuvent pas se permettre (pouvoir assumer d’oublier des taches dans sa liste).
  4. Leigh Beadon de Techdirt qui nous donne un argument massue contre ceux qui clament que le piratage met en danger la musique. Vous connaissez mon avis sur cette question.

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Bataille d’experts – le retour : Savoir trancher un sujet technique lorsqu’on est DSI

Dans un précédent article je vous donnais quelques conseils pour fournir les bons arguments à son DSI afin qu’il tranche sur des sujets techniques. J’inverse les rôles aujourd’hui, pour m’adresser à nos CIO, nos CTO, ou encore nos DSI / RSI, en somme à nos patrons de l’informatique.

Et là le conseil va être beaucoup plus simple : si vous en êtes à trancher des sujets techniques, c’est que vous avez raté le coche dans votre organisation. Vous avez un background technique ? C’est une très bonne chose. Mais si vous êtes le chef il faut bien se dire que ce n’est pas grâce à votre compétence technique, soyons honnêtes. Ne croyez donc pas que votre avis vaut mieux que celui de vos troupes, sur le terrain, qui elles développent encore plus de 6 heures par jour.

Un DSI n’est pas nommé pour répondre lui même au débat technique. Il est nommé pour constituer une équipe de confiance, capable de le faire pour lui. Le job d’un exécutif c’est plein de choses passionnantes, mais ça n’inclut pas de prendre des décisions opérationnelles.

Donc si un sujet technique est escaladé jusqu’à vous (quel ETL utiliser pour le prochain projet, quelle modélisation choisir pour son datawarehouse…), sachez reconnaître le problème organisationnel sous-jacent, et réagir en fonction.

Pour ça, voici les grandes étapes à suivre :

  • D’abord, constituez-vous un état-major d’experts en qui vous avez confiance. Qu’ils soient internes (c’est mieux) ou externes, identifiez des individus qui savent vous dire non, qui savent vous dire quand vos décisions sont mauvaises, quelle que soit leur place dans la hiérarchie. N’hésitez d’ailleurs pas à tester la capacité à la franchise de cet état-major de temps en temps : demandez des avis externes, croisez le retour de plusieurs personnes, posez des questions théoriques douloureuses dont vous savez les réponses, auditez le résultat de vos audits… Car en effet, la confiance n’exclut pas le contrôle.
  • Une fois ces référents identifiés, appuyez-vous sur eux pour vous conseiller dans la décision. Non pas pour vous expliquer le sujet technique, mais plutôt pour vous clarifier les intérêts et conflits d’intérêts de chacun, et comprendre pourquoi votre organisation n’a pas su répondre au problème. Vous n’êtes pas là pour trancher le choix de l’éditeur de l’ETL, vous êtes là pour comprendre pourquoi votre architecte décisionnel n’a pas réussi à faire appliquer ses recommandations.
  • Enfin, n’ayez pas peur de prendre et d’assumer des décisions qui ne font pas de compromis. Si un sujet escalade jusqu’à vous, il sera forcément chargé émotionnellement et votre décision fera obligatoirement des malheureux. N’essayez donc pas de satisfaire tout le monde, vous n’arriverez qu’à des demi-mesures qui feront trainer la situation dans le temps. Mieux vaut une vraie tristesse, qu’une fausse joie (dixit les experts). Soit les recommandations de votre architecte sont mauvaises, alors il vous faudra l’accompagner dans la mise à jour de sa compétence ; soit l’équipe projet est trop arrogante pour reconnaître la sagesse de l’architecte, et un effort de management doit être fait pour remettre les choses à plat.

Le résultat c’est que vous ne choisissez pas à la place de vos équipes, vous corrigez votre organisation pour qu’elle réponde elle-même à la question, et aux prochaines du même acabit.

Si sur le papier ça a l’air simple, il est clair que dans la vie de tous les jours c’est plus complexe. On a tous une tendance à vouloir jouer les superhéros, à sauter dans l’action et sauver les situations. Une caractéristique d’ailleurs encore plus présente chez les individus ayant réussi à se hisser dans les fonctions exécutives. Mais il faut savoir déléguer les décisions au bon niveau de responsabilité (le terrain), et respecter ces décisions. Pour un collaborateur, il n’y a rien de pire qu’un désaveu de la part de sa hiérarchie, surtout si de son point de vue il faisait le nécessaire pour protéger l’entreprise. Il est également important d’éviter le micro-management, car intervenir sur toutes les décisions c’est encourager vos équipes à vous masquer les problèmes afin de conserver leur autonomie.

Enfin, et je conclue peut-être avec le message le plus important de cet article : en cas de problème ne blâmez pas une personne, blâmez plutôt les processus et/ou l’organisation. Cette règle est à la base du Lean IT, dont un des piliers est le respect de la personne. Elle est essentielle au bon fonctionnement du groupe. Au-delà de la considération à avoir pour son prochain, c’est également un excellent coup de pouce à la transparence, puisque l’apparition d’un défaut dans l’organisation sera l’occasion d’améliorer les conditions de travail des équipes.