En Novembre cette année, c’est à Seattle que ça se passe!

Cette année encore c’est avec beaucoup de plaisir que j’irai au MVP Summit la première semaine de Novembre, invité par Microsoft, payé par ma boîte, Cellenza, autant vous dire que la vie est belle 🙂

La cerise sur le gâteau, c’est que la même semaine, en quinconce comme qui dirait, se déroule le PASS Summit. Vous le savez, le PASS c’est la Professional Association for SQL Server, le méga groupe mondial des utilisateurs des technos data issues de Microsoft. Evidemment le GUSS, notre groupe d’utilisateurs en France, est une émanation du PASS, c’est un « chapitre local » en mode Sons of Anarchy, local chapter for France !

Photo des motards de Sons of Anarchy

Et sinon… vous pensez quoi de Power Query dans un contexte de Data Governance ? Jean-Pierre tu préfèrerais pas qu’on aille boire une bière plutôt?

Le PASS Summit c’est genre la plus grosse conférence data dans l’écosystème Microsoft, et de loin. Sur place il y a juste toutes les stars du milieu (la liste est ridicule).

C’est simple, pour moi participer au PASS Summit c’est le meilleur retour sur investissement possible en terme de formation et motivation pour quelqu’un qui travaille dans la stack SQL Server. Oui l’addition peut paraître salée, entre le coût de la conférence, les billets d’avion et le logement sur place, mais rien d’autre ne déclenche un tel boost de compétences et d’implication chez un collaborateur.

Logo du PASS Summit 2014

Cette année la délégation française est vraiment nombreuse, c’est le moment, rejoignez-nous à Seattle 😉

Partenaire Microsoft : plus qu’un choix, un métier!

Via Chris Webb, un article de Frans Bouma sur l’évolution de la relation partenaire/éditeur avec Microsoft. Si l’article est récent le sujet ne l’est pas, Joel Spolsky en avait déjà parlé tantôt (il y a 12 ans !), et même moi par ici.

L’article est un peu long, je vous le résume (même s’il vaut le coup d’œil) :

Microsoft développe des logiciels. Pour rester dans le business l’éditeur crée beaucoup de nouveaux produits, sur des nouveaux périmètres ou en remplaçant des softs existants (qui marchaient ou pas). Nous, partenaires (consultants ou éditeurs à notre tour), faisons le choix d’utiliser ces produits, d’investir dans ces produits, et de là découle une dépendance à la technologie de Microsoft. Et si de tout temps, via cette dépendance, Microsoft nous faisait subir ses ruptures technologiques sans que nous ayons trop le choix (cela faisait partie du deal), désormais des alternatives existent et nous pouvons/devons-nous interroger sur l’opportunité de changer complétement d’environnement lorsqu’une nouvelle rupture survient.

Un très bon exemple de ça actuellement est la BI avec SQL Server, puisque nous sommes en train de subir une rupture technologique entre l’offre traditionnelle (SSIS/SSAS/SSRS) et la nouvelle génération d’outils (Power BI/HDInsight/Azure).

En tant que consultants, nos connaissances techniques sur les « anciens » produits ne se transposent au final que très peu sur les nouveaux produits (DAX, Hive, Pig). Au moment de dégager du temps de formation, on doit donc s’interroger, quitte à repartir de 0, sur l’opportunité de passer à une autre stack technologique : QlikView, Tableau, MicroStrategy… Voire carrément un domaine connexe : Machine Learning et Big Data via la stack Hadoop, statistiques via R ou Python, etc…

Bien choisir son outil de travail c'est crucial!

Bien choisir son outil de travail c’est crucial!

Dans le deux cas (autre éditeur, autre domaine) on ventile les risques : dans le premier on ventile ses dépendances sur 2 éditeurs,  dans le second on investit sur l’open source, qui traditionnellement véhicule des écosystèmes moins tyranniques que ceux reposant sur un éditeur unique.

Si de mon côté le choix est fait, je pense que tous ceux qui prennent leur carrière au sérieux doivent se poser sérieusement la question, autant d’un point de vue personnel (quel sera le prochain livre que vous allez ouvrir) que stratégique (quelle offre de service construire pour mon pôle décisionnel).

Par contre, si ici je mentionne les risques d’un partenariat avec Microsoft, il fallait également que je mentionne les avantages énormes qui en découle: entre autres, l’ensemble des Microsofties dont le métier à temps plein c’est de nous aider (merci les gens!),  le programme MVP dont je profite, ou encore les avantages en licences via le Microsoft Partner Network. Comparé aux autres éditeurs, nous sommes choyés!

Alors oui, je vous dis que pour moi le choix est fait, mais je fais monter le suspens, on en reparle plus tard 😉

Suspens!

Au revoir 2013, et bonne année 2014 ;)

Voici mon petit débriefing de l’année 2013. J’applique une pratique de l’amélioration continue en rédigeant ma rétrospective annuelle, j’en profite pour en faire un article comme en 2011 et 2010.

Si je ne l’avais pas fait l’année dernière, cette année c’est Charly qui m’a motivé à recommencer l’exercice. N’hésitez pas vous aussi à écrire votre bilan et vos objectifs, ça clarifie les choses et concrétise les volontés (vive le management visuel), et puis vu le temps dehors, autant en profiter…

Je suis obligé de mettre de la neige dans l'article parce que dehors en fait il fait grand ciel bleu...

Donc en 2013 j’ai avancé sur les fonctions suivantes :

–          Management : Animation d’une équipe d’une douzaine de consultants : à eux de dire si j’ai bien fait mon job ! De mon côté je suis super satisfait de la progression de l’équipe. Tout le monde a cravaché dur et ça se sent sur la qualité du delivery (les seuls clients mécontents sont ceux où je suis intervenu directement, c’est pour dire !). Là aussi on a fait de l’amélioration continue, tant en terme de formations/certifications que de gestion de la connaissance. Beau boulot les gens !

–          Développement Business : Toujours des avant-ventes et autres réponses aux appels d’offres, mais également la participation à la création d’une offre verticale (finance/compta) et présentation du produit en résultant à un salon pour les DAF. Aussi cette année un gros travail de rencontre avec les équipes Microsoft. Ça me fait très plaisir de mettre enfin des visages sur des noms bien connus. Et plus globalement la rencontre de nombreux acteurs de l’écosystème, que nous soyons concurrents ou complémentaires, c’est toujours positif d’échanger avec ses pairs.

–          Technologies : Pour obtenir la MCSE j’ai dû retravailler toutes les bases, y compris l’administration de SQL Server. J’avoue y être allé à reculons, et finalement je me suis amusé et j’ai beaucoup appris. Heureusement d’ailleurs, ça m’a permis d’avoir l’air moins bête dans les discussions des MVP SQL Server orientés moteur au MVP Summit… Et sinon : pas mal de Power Pivot / SSAS Tabular et Power View pour notre offre verticale, pas mal de Power Query parce que c’est vraiment un beau produit, du Azure en IaaS parce que c’est facile, et du HDInsight pour finir l’année en beauté !

–          Décisionnel : En mode passif sur la modélisation (quelques cas intéressants cette année mais rien de révolutionnaire), en mode actif sur les cas d’usage, que ce soit le big data ou le self-service. Le marketing s’essouffle enfin sur le big data et on commence à voir apparaître des solutions utilisables (pas complétement sèches non plus) pour résoudre des vrais problèmes à des prix vraiment intéressants. Côté self-service c’est toujours ce travail de recherche autour du positionnement de la BI comme outil d’une conduite du changement plus qu’une fin en soi.

–          Gestion de Projet : Du Kanban, de l’Agile, j’ai bien bossé le sujet tant en veille qu’en pratique, je suis satisfait 😉

–          Fonctionnel : Rien de vraiment neuf en 2013, dommage… Enfin si, mais rien de vraiment différent.

–          Relation Utilisateur / Communication : Pas de révolution non plus. Côté écrit j’essaye toujours d’être le plus minimaliste possible, côté oral j’ai fait 3 sessions cette année dont une table ronde (Carrières aux SQLSaturday) et ça m’éclate toujours autant. Plein de choses à venir de ce côté en 2014, toujours avec le GUSS!

Voilà pour l’année passée. Et pour l’année à venir, je vais l’extrapoler à partir des bouquins qui sont dans la pile «à lire » sur ma table de chevet :

Des livres à lire

–          Peopleware de DeMarco et Lister, après le Mythical Man-Month, l’autre incontournable de la gestion d’équipe informatique

–          Toyota Kata de Mike Rother, une des bibles du Lean

–          The Year Without Pants de Scott Berkun, un de mes blogueurs préférés, gourou de la gestion de projet, qui retourne faire le chef de projet pendant 1 an chez WordPress et raconte l’aventure

–          Naked Statistics de Charles Wheelan, un rafraichissement de ma culture sur les statistiques avant de m’y remettre pour de vrai sur le Machine Learning (via Coursera très certainement)

–          Information Dashboard Design de Stephen Few, parce que je reste convaincu que le design d’un rapport ou d’un tableau de bord contribue de manière drastique à son adoption, et que c’est un sujet trop négligé dans notre milieu

Vous l’avez compris, 2013 a été une année plutôt remplie pour moi, espérons que 2014 le soit tout autant 😉

Me voilà MVP SQL Server – Merci à vous ;)

Comme vous le savez peut être déjà, la semaine dernière Microsoft m’a nommé pour rejoindre son programme MVP, « Microsoft Most Valuable Professional » (clin d’œil aux MVPs en sport).

Logo MVP

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une reconnaissance que l’éditeur fait aux acteurs « influents » des communautés centrées sur ses produits, dans mon cas évidemment SQL Server et particulièrement les briques BI.

Je rejoins donc le petit groupe des MVPs SQL Server, autour de 300 dans le monde – et ouais, c’est pas de la gnognotte hein 🙂 – avec en France :

Et je n’oublie pas Isabelle, qui elle est en Belgique.

Cette année Microsoft double donc le nombre de MVP SQL Server BI en France, c’est bon signe pour le décisionnel 😉

Vous vous demandez peut-être ce que ce titre apporte, en dehors du logo qui claque ? Et bien au-delà des récompenses bassement matérielles (abonnement MSDN, trophée, grosses réductions sur les conférences payantes…) cela confère principalement l’accès à la communauté des MVP, qui est techniquement bien violente. Il y a principalement une mailing list à laquelle participe tous les gens dont on lit les livres. Il y a des événements réguliers pour découvrir les nouveautés que MS nous prépare en avance de phase (sous NDA bien sûr). Et il y aura un summit l’année prochaine pour rencontrer tout ce beau monde. Ce sont de vrais accélérateurs de connaissance qu’il faudra que je mette à profit cette année.

Vous vous demandez peut-être également en quoi ça vous intéresse ? Déjà je vous trouve bien curieux ! Et pour vous répondre, je dirais que c’est une récompense de groupe. Parce que pour être le représentant d’une communauté, il faut qu’il y ait une communauté. Et si Microsoft nous reconnaît c’est qu’on doit commencer à être bien visible. La scène décisionnelle française était bien maigre il y a de ça 3 ans, aujourd’hui elle vit, elle est diverse, et elle contribue à l’amélioration continue de tout l’écosystème. C’est top !

Et puis je trouve ça chouette que Microsoft ait choisi un candidat qui fait un focus non pas sur la technique comme une fin en soi, mais plus globalement sur la place des outils dans l’entreprise, sur quand et comment les employer, et sur les résultats qu’ils peuvent permettre d’atteindre. Même si la récompense est temporaire (on est MVP pour un an), pour moi ça fait partie des petits trucs qui rassure sur l’avenir de Microsoft, comme lorsqu’ils mettent du Linux dans Azure ou qu’ils s’impliquent dans l’Open Source.

Pour conclure, je vous remercie vous, lecteurs de ce blog, ainsi que tous les camarades BI que j’ai croisé et que je croise encore, avec qui on apprend tous les jours à se servir de nos outils pour réaliser des solutions qui en sont vraiment. Et je remercie aussi ma team MVP, JP et François qui m’ont filé un coup de main pour entrer et Martine qui nous prend par la main pour bien commencer cette nouvelle aventure 😉