24h of PASS : Les sessions déjà en streaming!

Un petit mot en passant: nos camardes du PASS ont fait très vite, et les sessions dont je vous parlais en début de semaine sont déjà disponibles en streaming!

Je vous recommande:

Avec ça on parle Big Data, Data Viz et Statistiques (Forecasting). Les 3 sujets à la mode en BI en ce moment 😉

Et si vous en avez l’occasion, je ne peux que vous conseiller la conférence sous-jacente à tout cela: la PASS Business Analytics Conference (10-12 Avril à Chicago). Il n’y a qu’à voir le line-up de speakers annoncé pour avoir envie d’en être. De mon côté c’est un peu court pour 2013, mais j’espère bien m’y rendre en 2014.

PASS Business Analytics Conference

Retour aux sources

Encore du changement de mon côté puisque je viens d’être nommé responsable de l’offre Microsoft BI chez BIOS, la société de conseil chez qui j’étais déjà Monsieur Tableau Software.

Logo SQL Server

Logo Tableau

Il ne m’aura fallu que 9 mois pour savonner la planche à mon prédécesseur faire preuve de mes capacités de manageur et me voir transmettre le fouet les rênes du pôle. Souhaitons bon courage à ma dizaine de sous-fifres collaborateurs 😉

Je retourne donc à mes premiers amours, SQL Server et tous ses copains : SSIS, Analysis Services, Excel 2013, PowerPivot et j’en passe.

Quid de Tableau ? Comment concilier les 2 éditeurs ? Je vais laisser Jen Stirrup, Jen Underwood ou encore Chris Webb, des références de l’écosystème Microsoft BI, en parler bien mieux que moi 🙂

Souhaitez-moi bonne chance !

24h of PASS: Andrew Brust – Big Data sur la plateforme Microsoft SQL Server

Un peu de contexte: j’ai assisté à quelques sessions du dernier 24h of PASS, 12 sessions d’1h en webcast, de très grande qualité, organisées par le PASS, suivi de 12h de rediffusion. Les enregistrements sont déjà disponibles en streaming. Je vous livre ici un petit compte rendu de ce que j’ai appris.

Sessions: Big Data on the Microsoft Platform (Vidéo)

Speaker: Andrew J. Brust – CEO / Consultant / Blogger (LinkedinBlogTwitter)

A retenir:

  • Big Data c’est, entre autres :
    • Du volume, quand ça commence à coincer sur nos plateformes habituelles (100+TB)
    • Du temps réel, quand on est obligé de streamer les données (finance de marché, capteurs industriels, média social, des interactions plutôt que des transactions…)
    • Des données non structurées ou semi structurées, pour lesquelles nos outils doivent être trop adaptés pour que ce soit rentable / il faille utiliser de nouveaux outils
  • Hadoop c’est : un framework java, version open source du système de gestion des gros volumes de données de Google. C’est un outil Big Data parmi d’autres. Deux composants principaux :
    • HDFS : qui permet de stocker les données de façon distribuée, sur un cluster (un assemblage de serveurs composés de hardware standard).
    • MapReduce : qui permet de manipuler ces données
  • MapReduce c’est : du code Java qui réalise les opérations de manipulation des données hébergées sur HDFS :
    • Langage : à la base du Java, on peut désormais « streamer » du C# (cf HDInsight plus bas), ou plus simplement passer par du JavaScript (par exemple sur Azure)
    • Opérations : un schéma vaut une longue explication

    MapReduce pour les nuls

  • Une implémentation de Hadoop c’est :
    • Du HDFS sur un cluster pour stocker les données. On peut les manipuler directement, manuellement, avec des batchs MapReduce.
    • HBase : (optionnel) une base NoSQL dont les tables sont des fichiers HDFS.
    • Hive : une surcouche SQL (hiveQL) pour requêter sur les données (à travers HBase ou pas), qui génère du MapReduce. Il existe un connecteur ODBC vers Hive, pour le moment en beta dans HDInsight.
    • Pig : une surcouche de transformation de données dans un langage spécifique (Pig Latin), qui génère du MapReduce.
    • Mahout : une surcouche de datamining et machine learning, qui génère du MapReduce.
    • Flume : une surcouche pour intégrer des log files, qui génère du MapReduce.
    • Sqoop : une surcouche pour intégrer des données depuis des bases, qui génère du MapReduce.
  • HDInsight c’est : Hadoop sur Windows dans le cloud (Azure) ou en local avec :
    • le stockage distribué des fichiers,
    • une implémentation MapReduce,
    • un SDK .NET pour les développeurs (des outils permettant d’attaquer le tout depuis Visual Studio).

Mon avis: Excellente présentation. Il a dressé une image claire et sans fausses promesses de l’écosystème Big Data Microsoft. Vraiment top. Par ailleurs si vous voulez creuser le sujet, je vous conseille cette série d’article en français que mon camarade Romain Casteres a co-écrit.

24h of PASS : Marc Reguera, Dir. Financier de Microsoft, nous explique son utilisation de Power View

Un peu de contexte: j’ai assisté à quelques sessions du dernier 24h of PASS, 12 sessions d’1h en webcast, de très grande qualité, organisées par le PASS, suivi de 12h de rediffusion. Les enregistrements sont déjà disponibles en streaming. Je vous livre ici un petit compte rendu de ce que j’ai appris.

Session: From Data to Insight – Views from Microsoft Finance (Vidéo)

Speaker: Marc Reguera – Dir. Financier Microsoft (linkedintwitter)

A retenir:

  • Le vrai futur de l’IT c’est de rendre les données consommables
  • Les compétences requises : connaissance business, capacité à synthétiser, data visualization et storytelling
  • Un des outils de consommation c’est Power View.
  • 3 cas d’usages en interne chez MS :
    • En solo sur Excel 2013
    • Dans PowerPoint appuyé sur SharePoint/PowerPivot
    • Dans PowerPoint appuyé sur SharePoint/BISM (mais besoin de l’IT)

Mon avis : Très très bonne présentation. Il met le doigt sur le fait que la démarche de compréhension des données est plus une question de compétences et d’attitude que d’outils. Et qu’un des outils de masse qui arrive c’est Power View, inclus en natif dans Excel 2013 avec PowerPivot.

Deux captures :

Il faut se la faire raconter pour la comprendre, mais c’est une très belle composition autour de la ventilation du coût des voyages aériens chez Microsoft:

Power View par Marc Reguera

Et quelque chose de plus classique :

Power View par Marc Reguera

24h of PASS : Jessica Moss – Ne pas oublier le Business dans Business Analytics

Un peu de contexte: j’ai assisté à quelques sessions du dernier 24h of PASS, 12 sessions d’1h en webcast, de très grande qualité, organisées par le PASS, suivi de 12h de rediffusion. Les enregistrements sont déjà disponibles en streaming. Je vous livre ici un petit compte rendu de ce que j’ai appris.

Sessions: Putting the Business in Business Analytics (Vidéo)

Speaker: Jessica Moss, Architecte / MVP SQL Server BI (BlogTwitter)

A retenir: Un projet décisionnel est un processus itératif en 6 étapes :

  1. Définir des objectifs et les métriques associés
  2. Obtenir les données
  3. Mettre les données à disposition
  4. Analyser les données, comprendre
  5. Adapter, changer le business en fonction des objectifs
  6. Suivre l’impact dans la durée : retour à l’étape 1

Pour elle, les 4 premières étapes sont la Business Intelligence, et font partie d’à peu près tous les projets décisionnels (attention à ne pas bâcler le 1…). Réaliser un cycle complet, et itérer sur ce cycle, c’est ça le vrai Business Analytics.

Mon avis: On rejoint ce que trop peu nombreux d’entre nous reconnaissent depuis un moment : un projet de BI c’est un outil permettant l’application d’une stratégie d’entreprise, et qu’il s’accompagne d’une véritable gestion du changement dans la durée. En tout cas si on veut avoir des résultats.

Retour sur une partie de Kanbanzine, le jeu de découverte du Kanban

Hier soir, jeudi, j’étais chez Octo Technology pour assister à une partie de Kanbanzine.

Mon premier, Octo Technology, est un cabinet de conseil en IT à l’investissement fort dans les écosystèmes du développement et de la gestion de projet. Je leur tire d’ailleurs mon chapeau pour tout ce qui concerne le marketing. Je suis impressionné à la fois sur la qualité des messages et la qualité du design de leurs communications, c’est un bon exemple à suivre pour tous.

Mon second, Kanbanzine, est un jeu de société édité par l’association Métis émergence, dont l’objectif est la diffusion du Kanban en France. Pour faire très court, le Kanban c’est une méthode de gestion de projet appartenant à la mouvance Lean. Ses principaux attributs sont de représenter les tâches et le flux de production de manière visuelle (avec un board et des post-its), de limiter le travail en cours (WIP, « work in progress ») et de fonctionner en pull – plutôt que de pousser les tâches sur un planning, on les tire à l’instant t selon les besoins en cours.

Mon petit Kanban à moi!

Mon petit Kanban à moi! Oui, le « Done » est un peu vide…

Comme vous le savez, j’apprécie beaucoup la philosophie sous-jacente au lean, comme celle de l’agilité par ailleurs, et j’essaye de m’y exposer au maximum à travers plusieurs auteurs et ouvrages dont je vous parle de temps en temps.

Le dernier en date était d’ailleurs Personal Kanban, un bouquin décrivant l’application de ces méthodes à l’organisation personnelle. Vous comprendrez donc que je ne pouvais pas rater cette soirée de découverte du Kanban complet, surtout organisée autour d’un jeu de plateau.

Twilight Imperium

TWI : Un jeu de plateau pour gérer un projet, ou un projet pour gérer un jeu de plateau?

Après une rapide présentation de l’événement par l’organisateur, Cyrille Deruel, puis de l’association et du jeu par Alexis Nicolas et David Littel, nous voilà partis pour une partie de 3h (oui, on est passionné ou on ne l’est pas !). D’ailleurs au-delà de l’apprentissage du Kanban, Kanbanzine est également présenté comme un support de team-building, et plus globalement de découverte de ses équipes et de ses collaborateurs.

Je ne vais pas faire le compte-rendu détaillé de la partie, je vais plutôt vous faire directement mes retours :

  • Points positifs
    • C’est définitivement ludique
    • Le jeu est collaboratif, il est organisé autour d’un facilitateur, sorte de maître du jeu ou chef d’orchestre. Si ce dernier fait bien son job, c’est rythmé et sans temps morts
    • On est exposé aux éléments de base du Kanban de manière assez transparente
    • Le contexte (édition d’un magazine) n’est pas orienté autour du développement logiciel, on peut donc inviter des fonctionnels sans les effrayer
    • Le jeu propose des scénarios qui simulent des incidents, des situations réelles que l’on rencontre souvent dans la vraie vie et pour lesquels on apprend à réagir en adaptant la gestion de projet
    • Il y a suffisamment d’aléatoire pour rendre la partie intéressante, sans non plus risquer de tout perdre sur un jet de dés malheureux
  • Points négatifs
    • Pendant de l’aspect ludique et de la transparence de l’apprentissage : si le facilitateur ne met pas avant les mécaniques du Kanban aux bons moments, on risque de complétement rater le côté apprentissage
    • Si on arrive à comprendre l’intérêt de l’aspect visuel, du flux et du pull par le simple fait de jouer au jeu, on subit la limite du WIP sans comprendre l’intérêt positif de cette contrainte

Globalement je suis donc satisfait de l’expérience, et je trouve que le jeu répond bien à ses objectifs de team building et de découverte du Kanban. Par contre, vous l’aurez compris, ce n’est pas un outil d’apprentissage du Kanban ni de découverte de la philosophie du Lean à proprement parler.

Kanbanzine chez Octo

Un moment douloureux : annonce de la dernière décision de Philippe…

Merci beaucoup aux organisateurs, j’ai passé une soirée amusante en compagnie de gens sympathiques et pointus sur le Lean, l’Agilité et le 6 Sigma.

De mon côté j’ai noté qu’il fallait que je me renseigne sur David Anderson et l’autre jeu de découverte du Kanban. Et maintenant que par ici on maîtrise le décisionnel agile, voir comment on peut intégrer ces nouvelles méthodes d’organisation dans nos projets. On en reparle plus tard 🙂