4 liens rapides pour la semaine (2012-28)

J’enchaine 🙂

  1. Un très bon article de Vanity Fair sur la culture d’entreprise qui a fait perdre ses 10 ans d’avance technologique à Microsoft. A illuster avec ces graphiques d’Asymco.
  2. Une excellente idée d’un des derniers prix Nobel d’économie : mettre les banquiers en prison! Judicieux quand on voit ce que donne le pouvoir sans responsabilité.
  3. Une petite citation rapide de Steve Jobs. Ça fait pas de mal.
  4. Un article intéressant de DHH (corrigé @14h19) de 37 Signals. Il parle des niveaux d’inspiration lorsqu’on travaille sur une solution technique. Son message: il faut que tous les acteurs autour de la table soient au même niveau d’attente, qu’ils aspirent tous au même résultat, pour que le tout fonctionne. Je reprends son dessin ci-dessous:

C’est définitivement un axe d’analyse intéressant pour classer ses différentes équipes projet, autant en terme de compétence (le niveau maximal qu’elles sont capables d’atteindre) que d’investissement à l’instant t (le niveau auquel elles opèrent sur chacun de leurs projets en cours)!

______________________

<< Semaine Précédente – Semaine Suivante >>

T+1 semaine, je suis sous l’eau…C’est cool!

Je suis sous l’eau, certes, mais je souhaitais quand même faire un point avec vous une semaine après ma prise de fonction chez BIOS.

Tous ceux qui sont passés par là vous le diront, c’est vraiment éclatant de lancer une nouvelle offre. Tout le monde est en ébullition, les idées fusent et les todo listent explosent. L’ambiance est survoltée, c’est chouette 🙂

Dans ma liste et dans le désordre : la mise en place du partenariat avec l’éditeur, la formation technique poussée – un peu de crédibilité tout de même – la rédaction des différents supports commerciaux, la séduction des premiers prospects, la mise en place d’un premier événement (je vous tiendrai au courant, ce sera début juillet), l’information de l’équipe commerciale sur le pricing, les POCs, le karting (j’ai toujours la chance d’arriver au moment des soirées d’entreprise !), etc, etc…

Et ça ce sont les opérations de « survie » ! Parce que j’ai également été recruté pour mettre en place un blog pour BIOS, avec plein d’idée de comparatifs entre les différents outils BI, que ce soit Microsoft avec SQL Server 2012 et PowerPivot / Power View, mais également Qlikview, Cognos et tous ceux que vous réclamez dans les commentaires 😉

Donc je vous rassure, pas d’inquiétude, mes journées sont pleines.

Un dernier mot tout de même avant de retourner au turbin. Je voulais vous parler de la stratégie de BIOS, qui entretient des partenariats de haut niveau avec des éditeurs qui peuvent apparaître comme concurrents. A première vue cela peut paraître surprenant, mais ça ne l’est pas.

BIOS est un cabinet de conseil spécialisé en décisionnel. L’expertise produit ne vient qu’après le rôle de conseil. Les produits ne sont pas des fins en eux-mêmes, ce sont des outils à mettre en œuvre pour répondre aux problématiques métiers et organisationnels des clients. Dans les faits cela se traduit par la capacité à proposer plusieurs produits, chacun avec ses forces et ses faiblesses, et aider le client à choisir le plus adapté à la situation à résoudre. Dans ces conditions, aucun problème à par exemple faire cohabiter Qlikview et Tableau!

On reparlera de ce sujet, je le trouve crucial pour bien comprendre les offres de service et choisir ses consultants, dès que j’aurai un peu plus de temps…

[Mise à Jour] 22/06/12 – Clarifications

Petite réflexion autour de l’accélération des technologies

En ce moment l’écosystème décisionnel Microsoft est en ébullition. Avec la sortie de SQL Server 2012, c’est tout un camion de nouvelles technologies qui débarque dans notre petit jardin: le DAX, SSAS Tabular, PowerPivot, Power View, Data Explorer, des gros morceaux de SharePoint qui s’incrustent, Windows 8, les évolutions SSIS, le T-SQL version 2012… On a un peu l’impression d’avoir un nouveau langage / environnement à apprendre tous les 3 jours.

Même en dehors de Microsoft le décisionnel bouge beaucoup, et on commence à parler Tableau, Qlikview, SpotFire, qui eux aussi requièrent une certaine expertise voir une expertise certaine.

Et si on revient chez Microsoft mais qu’on sort de la BI, on voit que ça bouge beaucoup, et que ça en fait s’interroger plus d’un !

Oh mon Dieu, du DAX!!!

Oh mon Dieu, du DAX!!!

Alors je crois que c’est le bon moment pour un petit rappel qui nous vient de 2002, de chez Joel Spolsky :

When I was an Israeli paratrooper a general stopped by to give us a little speech about strategy. In infantry battles, he told us, there is only one strategy: Fire and Motion. You move towards the enemy while firing your weapon. The firing forces him to keep his head down so he can’t fire at you.

Traduit approximativement :

Pendant mon service militaire, un général s’est adressé à nous pour un petit cours de stratégie. Dans les batailles d’infanteries, nous disait-il, il n’y a qu’une stratégie: tirer en mouvement. C’est à dire se déplacer vers l’ennemi tout en tirant dans sa direction. Le fait de tirer lui fait baisser la tête, ce qui permet de se déplacer sans qu’il vous tire dessus.

Qu’il applique à la technologie, quelques paragraphes plus loin:

Think of the history of data access strategies to come out of Microsoft. ODBC, RDO, DAO, ADO, OLEDB, now ADO.NET – All New! Are these technological imperatives? The result of an incompetent design group that needs to reinvent data access every goddamn year? (That’s probably it, actually.) But the end result is just cover fire. The competition has no choice but to spend all their time porting and keeping up, time that they can’t spend writing new features.

De nouveau traduit approximativement:

Pensez à l’histoire des protocoles d’accès aux données issus de Microsoft. ODBC, RDP, DAO, ADO, OLEDB, ADO.NET – tous tout neuf ! Etaient-ils technologiquement incontournables ? Ou le résultat de l’incompétence du groupe de design concerné ? Peu importe, le résultat c’est un tir de couverture : pendant que la compétition passe son temps à adapter son code elle n’a pas le temps d’écrire de nouvelles fonctionnalités.

Et nous autres, les utilisateurs de ces technologies, on est pris au milieu de la bataille.

Les juniors sont découragés par le nombre de technos à apprendre, les séniors s’offusquent d’avoir à apprendre encore un nouveau langage.

Tout ça c’est du « Fire & Motion » de l’éditeur, il est important de ne pas y succomber, car ce n’est pas notre guerre. Pour l’éviter : déterminer quel est votre objectif – réaliser des projets ? – et accomplissez le sans vous inquiéter de ne pas maîtriser l’ensemble des technologies de l’offre.

Ce qui est important c’est :

  • d’avoir les bases, la théorie essentielle indépendante de la techno : parler à un client de ses besoins, la modélisation dimensionnelle, de la gestion de projet élémentaire…
  • de maîtriser au moins une technologie, et connaître ses limites,
  • de savoir apprendre les autres, uniquement au moment où vous avez besoin d’elles et uniquement ce dont vous avez besoin
  • de savoir demander à l’aide.

Pour tous ces points, il y a la communauté. Abonnez-vous aux blogs, participez à FrenchConnection.BI et au GUSS, contactez les experts, bref, ne restez pas tout seul dans le noir 😉

Jusqu’à la fin de votre vie, plus vous apprendrez, plus vous réaliserez à quel point vous en savez peu. C’est de la philosophie de bas étage, mais c’est à garder en mémoire devant l’énormité du travail de veille technologique qui attend tout développeur / consultant qui se respecte.

Bon courage ! 🙂

La BI ça vous gagne: le Best-of de fin d’année!

Vous l’avez surement remarqué, ce blog aura vraiment été tourné sur la partie technique en cette fin d’année. J’ai un peu trop négligé l’aspect business et j’en suis désolé!

Pour me rattraper, et dans la plus grande tradition des chaînes de télé entre Noël et nouvel an, je vous fais mon best-of des articles business de la BI ça vous gagne. C’est une sélection personnelle que j’ai organisé autour des 4 thèmes récurrents que vous avez l’habitude de suivre ici :

Consulting

Développement Personnel
Stratégie / IT
Management
Si après ça vous en voulez encore, je vous recommande ces saines lectures. Il ne me reste qu’à vous souhaitez de joyeuses fêtes et vous dire à l’année prochaine 🙂

Dilbert du 03/02/2011

Transposable au consulting sans aucun problème:

Dilbert.com

Traduction approximative:

Dilbert: Si nous construisons notre application sans aucun bug, nous ferons 10% de ROI.

Dilbert: Si nous salopons le travail, on pourra passer à 40% en vendant des upgrades et du service.

Dilbert : Mais ne vous inquiétez pas, nous n’avons pas le budget pour faire une application parfaite.

Boss: Je n’arrive pas à me souvenir si nous sommes radins ou malins.

Trop de protection gène le mouvement

Simon Sinek a écrit fin septembre un article intitulé « Ne protégez plus votre propriété« . Pour rappel, c’est le monsieur sur la scène dans cette vidéo du TED (attention autoplay).

Dans cet article il raconte l’histoire de Kodak qui depuis 1936 fabrique et vend des films pour appareil photo. C’est intéressant parce que d’après lui ils ont inventé l’appareil photo numérique dès 1975. Malheureusement à l’époque le top management a pris peur de la cannibalisation entre ses produits et a enterré la techno le plus longtemps possible.

Résultat des courses: en 1999 le cours de l’action est passé de 80$ à 4, avec les conséquences que cela peut avoir sur la masse salariale. Aujourd’hui Kodak n’est pas un leader de l’industrie de la photo numérique alors que la société était LE leader de la photo argentique.

Dommage!

Il est certain que lorsqu’on est leader d’un domaine, il paraît évident d’utiliser tout son poids pour protéger son business au maximum:

  • de soi même (tuer l’innovation en interne, cultiver l’inaction…)
  • des autres (rachats pour tuer, établissement de barrières à l’entrée sur le marché…)
  • de l’environnement (capture des régulateurs, lobbying à outrance…)

Ce qui est une réaction saine au départ prend rapidement des proportions catastrophiques. En effet c’est une réaction qui n’est pas une réaction d’entité (d’entreprise) mais bien une réaction humaine. C’est la réaction humaine de peur primale des top managers, face à la remise en cause de leur sécurité. C’est une réaction instinctive de niveau élémentaire dans la pyramide de Maslow. A ce titre elle n’est pas raisonnée.

Le côté positif d’une telle réaction est qu’elle se gère au niveau individuel. Il « suffit » de convaincre une poignée de personnes à la tête de l’entreprise que les choses dérapent pour arriver à la faire changer de direction.

Je mets des guillemets à suffire car cela reste une lourde tache. On le voit bien dernièrement à nos capitaines d’industrie et leur difficulté à apprécier la remise en question qu’impose Internet sur leurs business.

Ps : La citation dans l’article : « les gens n’achètent pas des perceuses, mais des trous », j’adore 😉