SQLSaturday à Paris – Session « Saisie de données pour la BI »

(Mise à jour 17/09/2013 : La session a eu lieu et les slides sont par là!)

Je vais suivre le bon exemple de Charly, et moi aussi faire un peu de pub pour ma session au prochain SQL Saturday, joyeusement co-animée avec Monsieur David Joubert !

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Alors voici pourquoi il faut venir nous voir, David et moi, pour la session « Saisie de données pour la BI » :

1 – Si on construit des systèmes décisionnels, c’est pour lutter contre l’obscurantisme et promouvoir la pensée rationnelle. Nos combats on les mène contre la simple ignorance mais aussi contre les biais cognitifs, ces petits bugs de la psychologie humaine qui nous font croire n’importe quoi, contre la mauvaise foi ou encore pour démasquer les conflits d’intérêts. Nous sommes les champions du bon sens et nous avons la donnée pour le prouver !

2 – On construit ces systèmes malgré les limites de nos outils, pour offrir les fonctionnalités à nos utilisateurs qui leur permettront de nous rejoindre dans cette juste mission. A nous de les équiper du meilleur pour gagner la lutte.

3 – Une des limites de nos outils, c’est qu’il est bien difficile de permettre à nos utilisateurs de saisir des données. Que ce soit pour saisir des objectifs afin de valider qu’une stratégie mise en place fonctionne bien, ou pour piloter le lancement d’un ETL d’un simple toucher du doigt, ou encore pour apporter des corrections sur un référentiel afin de rétablir la vérité, la fonctionnalité est requise mais pas aussi que ça évidente à mettre en œuvre. Lors de cette session nous verrons comment rendre tout cela possible.

Z’avez vu comment je l’ai joué « Start with Why » ? Pendant 2 minutes j’ai eu l’impression d’être dans Braveheart.

Braveheart fait de la BI

Alors afin quand même de vous éviter une fausse joie, si on parlera rapidement des scénarios MDM et BPM (particulièrement l’élaboration budgétaire), ce sera juste pour dire qu’ils sont hors sujets. Nous on se concentrera sur les petits scénarios aux bornes des grands cas d’usage, qui ne révolutionnent rien au niveau global mais qui changent tout pour l’utilisateur.

Et puis on a le dernier créneau de la journée, 16h-17h, donc le ton sera léger. Et vous nous connaissez, David et moi, vous savez qu’on n’est pas du genre à faire dans l’indigeste.

Alors on se voit le Samedi 14 Septembre ? Pensez juste à vous inscrire, c’est gratuit !

4 liens rapides pour la semaine (2012-34)

C’est l’été, à lire avec un mojito au bar de la plage 😉

  1. Via Cory Doctorow, la terrible réalité de ces très grandes entreprises américaines qui en 2011 ont versé plus de rémunération à leur CEO qu’elles ont payé d’impôt.
  2. Hunter Walk qui nous rappelle qu’il faut toujours se forcer à vivre les contraintes qu’on impose à nos clients.
  3. Ben Horowitz qui nous raconte comment à l’époque, quand il était CEO d’Opsware, il transmettait son « why » à son middle-management.
  4. Enfin, Dan Ariely qui nous parle de déplétion de l’égo. A lire à l’heure du retour des vacances!

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La vérité essentielle du business : quelques exemples

Plus tôt cette semaine je vous parlais de ce que je considère comme la vérité essentielle du business: identifier pourquoi l’entreprise fait ce qu’elle fait.

C’est loin d’être mon idée, en effet j’ai été inspiré par Simon Sinek (Site | Blog) dont c’est le crédo, et plus près de moi par Emmanuel Toniutti (Site | Blog). Répondre à cette question est notamment une des premières étapes de la démarche d’Emmanuel lorsqu’il intervient en conseil stratégique.

Toujours est t’il que même si ce n’est pas mon idée, j’y adhère complétement, et je m’en fais encore une fois le relai!

Par souci de clarté je me suis limité à 2 exemples la fois précédente (la FNAC et les bibliothèques municipales). Aujourd’hui je reviens sur le sujet pour l’illustrer par d’autres.

Notez que ce pourquoi est très difficile à identifier pour la plupart des sociétés. On pourrait penser que ce serait la première chose affichée sur leur site web, mais non. On a le What, qu’est ce que fait la société, on a le How, comment elle le fait, mais quasiment jamais le Why. Dommage.

Amazon.com

  • Why : « Amazon… a place where builders can build »
  • How : « We hire the world’s brightest minds and offer them an environment in which they can invent and innovate to improve the experience for our customers »
  • What : « We’ve revolutionized the online shopping experience, cloud computing and the book »

Toutes le citations viennent de la page de recrutement.

En fait Amazon n’est pas dans le retail, c’est juste une conséquence de leur mission principale : créer un lieu où les constructeurs peuvent oeuvrer. Cela explique qu’ils fassent aussi du Cloud, qui n’a rien à voir avec le Retail.

Apple

  • Why : Remettre en cause le status-quo : « Think Different »
  • How : Focus sur le design, refuser les compromis
  • What : « Here’s to the crazy ones (…) they have no respect for the status quo (…) We make tools for these kinds of people ».

Ce sera d’ailleurs certainement le prochain challenge d’Apple: lutter contre le status quo alors qu’ils sont en quasi monopole. Pas évident.

Day9.tv

  • Why : « We believe society has forgotten how to play »
  • How : Contruire une communauté : « Whether you’re a veteran, a newbie, male, female, a parent, a student, or a total nongamer, you too can join in the fun »
  • What : Pub sur Twitch.tv, T-shirts sur Jinx.com

C’est mon « coach de fun » personnel 🙂 Sean Plott (Day9 est son pseudo) a écrit un manifeste qui explique la vision qu’il a pour sa société. Au premier degré, il fait des vidéos sur YouTube qui expliquent un jeu vidéo. En arrière plan, c’est une leçon de vie sur la stratégie et l’esprit de compétition.

Floor64 (Techdirt)

  • Why : Promouvoir une idée : « We believe, as did economist Paul Romer, that « infinite goods » are the very building blocks of innovation »
  • How : Techdirt est surement l’un des meilleurs blogs qui traitent des sujets économie et business
  • What : De la pub sur le blog, du consulting à travers les « Insight Communities »

C’est d’ailleurs en lisant Mike Masnick, le CEO de Techdirt, que j’ai compris l’économie numérique.

Ford

  • Why : Henri Ford en 1909 : « I’m going to democratize the automobile. When I’m through, everybody will be able to afford one, and about everybody will have one »
  • How : Réduction du prix unitaire. Création d’une classe moyenne capable de consommer (indirectement).
  • What : Des voitures!

Pari réussi! Même question que pour Microsoft : quoi faire maintenant?

Google

  • Why : « Organize the world’s information and make it universally accessible and useful »
  • How : Proposer des produits « gratuits« , fabriqués par les meilleurs développeurs au monde
  • What : De la pub

On pourrait parler des heures de Google. Mais en version courte je crois que leur pourquoi leur convient très bien.

iFixit

  • Why : « Fixing the world, one piece of hardware at a time”
  • How : Mettre à disposition gratuitement des manuels de réparation collaboratifs très très bien faits.
  • What : Des outils, des pièces détachées

iFixit a également écrit un manifeste sur leur courant de pensée. J’adhère complétement, j’essaye d’ailleurs de le respecter sur chacune de mes livraisons.

Microsoft

  • Why : « A computer on every desktop and in every home »
  • How : Faire du matériel une commodité afin de faire baisser son prix, cf Joel Spolsky.
  • What : Des systèmes d’exploitation, des logiciels

Comme le dit Jeff Atwood: on sent bien que depuis que Microsoft a réussi à accomplir son pourquoi – tout du moins aux USA et en Europe – ils sont un peu perdus sur quoi accomplir ensuite.

O’Reilly

  • Why : « O’Reilly Media spreads the knowledge of innovators »
  • How : « (…) by amplifying « faint signals » from the alpha geeks who are creating the future »
  • What : Des livres, des conférences…

Le plus gros dilemme des éditions O’Reilly? Justifier pourquoi faire payer leurs livres électroniques plutôt que de les distribuer gratuitement. Cela n’aiderait-t’il pas plus à la diffusion du savoir?

Zappos

  • Why : « Provide the best customer service possible »
  • How : Toute l’organisation de la société est structurée autour du SAV.
  • What : Des chaussures!

C’est-à-dire que Zappos, ils ne vendent pas des chaussures, ils vendent le meilleur SAV au monde. C’est magnifique 🙂

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Si vous connaissez d’autres pourquoi, y compris et surtout le votre ou celui de votre société, n’hésitez pas à l’indiquer dans les commentaires 🙂