La vérité essentielle du business : quelques exemples

Plus tôt cette semaine je vous parlais de ce que je considère comme la vérité essentielle du business: identifier pourquoi l’entreprise fait ce qu’elle fait.

C’est loin d’être mon idée, en effet j’ai été inspiré par Simon Sinek (Site | Blog) dont c’est le crédo, et plus près de moi par Emmanuel Toniutti (Site | Blog). Répondre à cette question est notamment une des premières étapes de la démarche d’Emmanuel lorsqu’il intervient en conseil stratégique.

Toujours est t’il que même si ce n’est pas mon idée, j’y adhère complétement, et je m’en fais encore une fois le relai!

Par souci de clarté je me suis limité à 2 exemples la fois précédente (la FNAC et les bibliothèques municipales). Aujourd’hui je reviens sur le sujet pour l’illustrer par d’autres.

Notez que ce pourquoi est très difficile à identifier pour la plupart des sociétés. On pourrait penser que ce serait la première chose affichée sur leur site web, mais non. On a le What, qu’est ce que fait la société, on a le How, comment elle le fait, mais quasiment jamais le Why. Dommage.

Amazon.com

  • Why : « Amazon… a place where builders can build »
  • How : « We hire the world’s brightest minds and offer them an environment in which they can invent and innovate to improve the experience for our customers »
  • What : « We’ve revolutionized the online shopping experience, cloud computing and the book »

Toutes le citations viennent de la page de recrutement.

En fait Amazon n’est pas dans le retail, c’est juste une conséquence de leur mission principale : créer un lieu où les constructeurs peuvent oeuvrer. Cela explique qu’ils fassent aussi du Cloud, qui n’a rien à voir avec le Retail.

Apple

  • Why : Remettre en cause le status-quo : « Think Different »
  • How : Focus sur le design, refuser les compromis
  • What : « Here’s to the crazy ones (…) they have no respect for the status quo (…) We make tools for these kinds of people ».

Ce sera d’ailleurs certainement le prochain challenge d’Apple: lutter contre le status quo alors qu’ils sont en quasi monopole. Pas évident.

Day9.tv

  • Why : « We believe society has forgotten how to play »
  • How : Contruire une communauté : « Whether you’re a veteran, a newbie, male, female, a parent, a student, or a total nongamer, you too can join in the fun »
  • What : Pub sur Twitch.tv, T-shirts sur Jinx.com

C’est mon « coach de fun » personnel 🙂 Sean Plott (Day9 est son pseudo) a écrit un manifeste qui explique la vision qu’il a pour sa société. Au premier degré, il fait des vidéos sur YouTube qui expliquent un jeu vidéo. En arrière plan, c’est une leçon de vie sur la stratégie et l’esprit de compétition.

Floor64 (Techdirt)

  • Why : Promouvoir une idée : « We believe, as did economist Paul Romer, that « infinite goods » are the very building blocks of innovation »
  • How : Techdirt est surement l’un des meilleurs blogs qui traitent des sujets économie et business
  • What : De la pub sur le blog, du consulting à travers les « Insight Communities »

C’est d’ailleurs en lisant Mike Masnick, le CEO de Techdirt, que j’ai compris l’économie numérique.

Ford

  • Why : Henri Ford en 1909 : « I’m going to democratize the automobile. When I’m through, everybody will be able to afford one, and about everybody will have one »
  • How : Réduction du prix unitaire. Création d’une classe moyenne capable de consommer (indirectement).
  • What : Des voitures!

Pari réussi! Même question que pour Microsoft : quoi faire maintenant?

Google

  • Why : « Organize the world’s information and make it universally accessible and useful »
  • How : Proposer des produits « gratuits« , fabriqués par les meilleurs développeurs au monde
  • What : De la pub

On pourrait parler des heures de Google. Mais en version courte je crois que leur pourquoi leur convient très bien.

iFixit

  • Why : « Fixing the world, one piece of hardware at a time”
  • How : Mettre à disposition gratuitement des manuels de réparation collaboratifs très très bien faits.
  • What : Des outils, des pièces détachées

iFixit a également écrit un manifeste sur leur courant de pensée. J’adhère complétement, j’essaye d’ailleurs de le respecter sur chacune de mes livraisons.

Microsoft

  • Why : « A computer on every desktop and in every home »
  • How : Faire du matériel une commodité afin de faire baisser son prix, cf Joel Spolsky.
  • What : Des systèmes d’exploitation, des logiciels

Comme le dit Jeff Atwood: on sent bien que depuis que Microsoft a réussi à accomplir son pourquoi – tout du moins aux USA et en Europe – ils sont un peu perdus sur quoi accomplir ensuite.

O’Reilly

  • Why : « O’Reilly Media spreads the knowledge of innovators »
  • How : « (…) by amplifying « faint signals » from the alpha geeks who are creating the future »
  • What : Des livres, des conférences…

Le plus gros dilemme des éditions O’Reilly? Justifier pourquoi faire payer leurs livres électroniques plutôt que de les distribuer gratuitement. Cela n’aiderait-t’il pas plus à la diffusion du savoir?

Zappos

  • Why : « Provide the best customer service possible »
  • How : Toute l’organisation de la société est structurée autour du SAV.
  • What : Des chaussures!

C’est-à-dire que Zappos, ils ne vendent pas des chaussures, ils vendent le meilleur SAV au monde. C’est magnifique 🙂

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Si vous connaissez d’autres pourquoi, y compris et surtout le votre ou celui de votre société, n’hésitez pas à l’indiquer dans les commentaires 🙂

Retour des TechDays 2012

Et voilà, les TechDays édition 2012, c’est terminé!

Microsoft Techdays 2012

Comme d’habitude j’ai eu les yeux plus gros que le ventre, et j’ai assisté à peu de sessions par rapport à ce que j’avais prévu:

  • « BISM ou UDM? » d’Aurélien et François. A mon sens moins percutante que leur session sur le même thème aux Journées SQL Server. Mais c’est normal me direz-vous, le sujet ayant été adapté au public qui est beaucoup moins technique aux techdays qu’aux JSS 😉
  • « La BI avec SQL Server 2012 » de Franck Mercier. Je sais pas ce qui m’a pris d’aller à une session 200 qui présentait l’offre d’une manière générale… Désolé à ceux à qui j’ai piqué un siège!
  • « SelfService ETP: Data Explorer » de Jean-Pierre. Définitivement ma session préférée: rythme soutenu, vraies démos qui sortent de l’ordinaire, charisme international, respect Djeepy 🙂
  • « Intégrer la dimension géographique dans vos systèmes décisionnels avec ArcGIS » de Jean-Marc Monfort (Microsoft), Olivier Rossini et mon collègue Julien Vidal. Trois très bons intervenants pour une session définitivement trop courte. Les produits sont intéressants, on reste sur notre faim!
  • « SQL 2012 : Data Quality Services« . Difficile pour Erwan Lancien de finir la journée: créneau douloureux – dernier jour, dernière session – sujet un peu aride, l’attention du public n’était pas au top. Je me demande s’il ne serait pas plus intéressant de présenter le sujet en partant de l’utilisation, de SSIS, puis de revenir aux KB et DQP, plutôt que l’inverse. A mon sens on passe peut être trop de temps à construire une solution et pas assez de temps à l’exploiter.

Concernant les technos présentées, on sent que Microsoft a remis ses équipes de développement en ordre de marche: ça tire dans tous les coins! Et peut-être même un peu trop: on nous montre beaucoup de produits, mais pas vraiment de business cases associés. Ce sera bien aux clients et aux consultants de trouver comment utiliser ces technologies dans la vie de tous les jours. Hum…

Tant qu’à pousser un petit coup de gueule, j’en profite pour me permettre une critique concernant le site des TechDays, qui certes utilise la charte Metro, mais qui est complétement contre-intuitif. En tant que visiteur (gestion de mon inscription et planning) et en tant que bloggeur (fiches speaker, session, webcasts etc..), je le trouve particulièrement inutilisable. Et tous les gens que je connais qui l’ont utilisé m’ont fait le même retour. Dommage!

Je conclue sur une note positive en rappelant que les TechDays, c’est peut-être surtout l’occasion de retrouver la communauté, et ça c’est top! J’ai pu retrouver mes compères Charles-Henri et David, découvrir avec plaisir que Thomas Ricquebourg avait fait le déplacement depuis le grand nord, trainer avec Jean-Pierre pour causer poneys, discuter avec Arian des dates ISO, etc etc!

Awesome!

Awesome

D’ailleurs si vous souhaitez rencontrer tous ces gens, n’hésitez pas à rejoindre la communauté du GUSS – le Groupe des Utilisateurs Francophones de SQL Server. Et pourquoi pas commencer lundi prochain (le 13) pour une soirée discussion sur l’activité du GUSS en 2012!

Microsoft Techdays 2012 – 7, 8 et 9 février

La grand-messe annuelle de Microsoft en France c’est les Techdays et c’est bientôt!

Microsoft Techdays 2012

Si vous êtes développeur ou consultant décisionnel, dBa, chef de projet, directeur d’étude ou encore DSI, je vous encourage vivement à aller découvrir ce que Microsoft a à vous proposer autour de SQL Server 2012, SharePoint 2010, le cloud avec Azure et Office 365 et tout le reste 🙂

Point de vue logistique ça se passe au Palais des Congrès (Porte Maillot à Paris) les 7,8 et 9 février, c’est gratuit, il suffit juste de s’inscrire.

Evidemment on va vous en mettre plein les yeux, évidemment nous autres consultants on va galérer à implémenter tout le rêve qui vous aura été vendu, mais c’est le meilleur moment pour découvrir de quoi sont capables les nouvelles technos et de rencontrer tous les acteurs du milieu en un même endroit.

Personnellement je me suis booké l’emploi du temps suivant, j’y serai surement mercredi 8 et jeudi 9, mais comme d’habitude je raterai la moitié des sessions à discuter avec tout le monde…

Techdays 2012 Planning

Vous noterez que je me suis inscrit à plusieurs sessions sur les mêmes créneaux, c’est juste pour vous proposer le choix quand il existe. J’ai mixé du parcours décisionnel avec du cloud, histoire de voir ce qu’il se passe côté NoSQL / Big Data.

Cette année les incontournables seront pour moi « BISM ou UDM » et « SelfService ETP » (alias Data Explorer), ok c’est biaisé puisque c’est animé par mes compères, respectivement Aurélien Koppel et François Jehl pour SSAS et Jean-Pierre Riehl pour les poneys.

Et oui je n’ai pas de session sur cette édition, j’ai juste oublié de m’inscrire au moment voulu… No comment…

Enfin, si vous me cherchez, je serai soit sur le stand de MCNEXT, soit sur le stand du GUSS, soit au bistrot juste en face 😉

Projet décisionnel : choisir la bonne technologie dans l’offre Microsoft SQL Server

Je vous parlais tantôt de gestion de projet décisionnel, et en passant je vous disais que le choix d’une technologie pour un projet décisionnel n’était pas une décision anodine. Je voulais vous en dire plus, c’est le moment !

Rappelons d’abord que les projets décisionnels répondent à 3 besoins (cf ma session aux Journées SQL Server pour ceux qui prennent le wagon en route) :

Le décisionnel : Besoin Historisation

Historisation. Les bases de données des applications de l’entreprise sont régulièrement purgées (commandes livrées = commandes effacées du système). Pourtant ces informations sont importantes, il faut les conserver.

Le décisionnel : Besoin Centralisation

Centralisation. Les applications de l’entreprise sont des silos indépendants. Pourtant être capable de croiser ces domaines pour comprendre, par exemple, l’impact des actes commerciaux (CRM) sur les ventes (Logiciel de caisse) est indispensable.

Le décisionnel : Besoin Analyse

Analyse. Mon entreprise est un organisme qui vit dans un environnement. Mes applications (CRM, RH, ERP…) sont des capteurs qui génèrent des informations, des stimuli locaux de ce qu’il se passe dans chaque processus métier. J’aimerai analyser ces informations pour obtenir une image globale et comprendre le monde autour de moi.

Dans un projet décisionnel, on répond à ces 3 besoins à travers 5 fonctions :

  1. L’extraction : à la charge du décisionnel d’aller chercher les données qu’il souhaite
  2. Le nettoyage : ces données doivent être uniformisées et transformées pour être exploitables
  3. Le stockage : on archive les données pour garantir leur pérennité, on les historise pour être capable de comparer le passé au présent
  4. L’analyse : on modélise et interprète les données  pour en tirer un sens
  5. Le reporting : on apporte le résultat des analyses et des requêtes aux utilisateurs

Le décisionnel : 3 Besoins 5 Fonctions
Dans le monde Microsoft, ces fonctions sont assurées par les produits suivants :

Le décisionnel : Produits Microsoft

Ma liste est limitée, il existe d’autres produits (ReportBuilder… et tous les nouveaux sur le Cloud dont Data Explorer) mais on a là les piliers de l’offre.

D’abord on peut se poser la question du pourquoi Microsoft et pas un autre éditeur? Ma réponse c’est que c’est la gamme de produits avec le rapport efficacité / facilité d’usage le plus élevé, et de loin, sur le marché à l’heure actuelle. Notez que ce n’est pas forcément le plus performant sur chaque problématique (Informatica sur l’ETL en temps réel par exemple), ni forcément le plus facile d’utilisation (SSRS…), mais le plus complet, le plus équilibré, celui qui flatte le plus le développeur et l’utilisateur.

On en revient au tableau, pour noter qu’il n’existe au final que 3 domaines ou un choix de technologie existe.

Côté Archivage (je stocke mes données au format source, pour répondre à un besoin d’audit et/ou de sécurité), on stocke directement les fichiers sources sur le disque, ou les tables sans transformation dans la base. Rien de très intéressant par ici. Au passage : attention à ne pas systématiquement utiliser ces données pour vider et régénérer complétement le DWH à tous les chargements. Cette pratique est une bonne pratique uniquement dans certains cas d’utilisation mais pas dans tous. Voir les 2 excellents documents de Marco Russo et Alberto Ferrari sur le sujet, spécifiquement le chapitre « Classification of BI solutions« , dans le PDF introduction.

Côté Reporting, le choix se fait en fonction du type d’utilisation souhaité. Des analyses à la demande ? Excel et les TCD. Du reporting de masse ? SSRS. Du « collaboratif » ? SharePoint et ses Services. Un tableau de bord ? PerformancePoi… non je blague, n’importe quoi d’autre 😉

Le problème avec l’offre jusqu’à aujourd’hui, c’était que le choix de solution de reporting impactait le choix du moteur d’analyse. En effet les tableaux croisés dynamiques d’Excel et les services SharePoint étaient obligatoirement branchés sur du SSAS classique (maintenent BISM-Multidimensional). Heureusement c’est une contrainte qui saute, ou plutôt qui évolue, avec SQL Server 2012 et la refonte de SSAS. Certes cette refonte introduit de nouvelles contraintes (PowerView sur du Tabular), mais elle libère Excel et les TCD.

Ce qui fait que le choix va se faire beaucoup plus librement sur le moteur d’analyse, entre :

  • Monter un datamart répondant à un besoin spécifique directement dans la base SQL
  • Construire un cube : SSAS – BISM Multidimensional
  • Construire un modèle tabulaire : SSAS – BISM Tabular

Et avec Excel 2010 (plus PowerPivot dans certains cas) on peut accéder facilement à ces 3 sources et offrir des tableaux croisés dynamiques bien velus à nos utilisateurs, indépendamment du moteur d’analyse. Ça c’est cool 🙂

La dernière question qui reste est donc quel moteur d’analyse choisir entre SSAS-Multidimensionnal, SSAS-Tabular ou le dB Engine ? La réponse n’est pas encore définitive, elle se précisera au fur et à mesure que nous ferons des projets sur les technos, mais des pistes apparaissent déjà:

  • BISM – Multidimensional : Techno « complexe », données hiérarchisées, grosses volumétries avec reporting à niveau agrégé, relations complexes (many to many…), comparaisons temporelles (mais pas trop les faits en période), des chiffres (pas trop des lettres)
  • BISM – Tabular : Techno simple et performante (elle rattrape les erreurs de développements assez bien), rapide à implémenter, beaucoup plus libre sur le modèle de données, agrège bien mais traite aussi bien le détail, costaud sur le distinct count, attention cependant aux trop grosses volumétries
  • Datamart SQL : J’entends par là des tables d’agrégats bien pensées. Dedans on mettra tout le reste 🙂

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à consulter le webcast d’Aurélien Koppel et François Jehl sur le sujet, et n’hésitez pas non plus à en causer dans les commentaires, tous les avis sont bons à prendre!

Piqûre de rappel : Journées SQL Server 2011

Je profite de 5 minutes de pause dans ma semaine trop chargée pour vous rappeler que dans 10 jours a lieu les Journées SQL Server. Je vous en ai déjà parlé, François Jehl et Jean-Pierre Riehl aussi, mais en court c’est 2 jours (ou 1h, selon votre disponibilité) où on va parler SQL Server 2012 et décisionnel (et d’autres sujets mais moins sexy pour nous :)), c’est gratuit et c’est sur le campus Microsoft à Issy-Les-Moulineaux.

C’est le moment de s’informer sur ce qui va se passer avec 2012, de rencontrer des professionnels et partager avec eux nos idées et points de vue sur le métier et les produits. C’est aussi le bon endroit pour rencontrer un futur employeur 😉

Moi j’y trainerai les 2 jours, n’hésitez pas à venir me voir pour discuter de ce que vous voulez (laissez moi un commentaire ici si vous ne savez pas à quoi je ressemble :)).

Les inscriptions sont toujours par ici!

Journées SQL Server à Paris : inscriptions ouvertes!

Journées SQL Server

Les inscriptions viennent d’ouvrir pour les Journées SQL Server, l’événement gratuit organisé par le GUSS dont je vous avais parlé plus tôt.

Elles se dérouleront les 12 et 13 décembre (lundi et mardi), à Issy-les-Moulineaux chez Microsoft. Trois parcours sont ouverts: décisionnel, développement SQL et appliance/volumétrie (en attendant un meilleur nom?).

Si vous faîtes partie des lecteurs orientés BI, je vous encourage vivement à participer. Par contre pour ceux qui ne bossent pas dans l’informatique, cela risque d’être un peu trop technique comme première expérience.

De mon côté je vais me faire le parcours suivant:

Les inscriptions c’est par là. Comme vous pouvez le constater: y’aura du beau monde (plein de beau monde) donc viendez nombreux 🙂