8 liens depuis la dernière fois jusqu’à la semaine (2011-08)

Tellement de choses à dire, mais je veux pas non plus vous noyer, donc je me limite 🙂

  1. Un mystère rigolo : pourquoi l’être humain est incapable de marcher droit quand on lui bande les yeux.
  2. John Gruber qui nous rappelait déjà il y a 2 ans qu’il ne faut pas faire du business pour faire de l’argent, mais faire de l’argent pour continuer à faire un business qui nous plait. Essentiel!
  3. Une anecdote racontée par Derek Sivers sur pourquoi les entrepreneurs doivent apprendre à déléguer pour la survie de leurs entreprises. Comme d’habitude, attention à l’auto-traducteur foireux!
  4. Une belle visualisation autour des horoscopes sur Information Is Beautiful. Si après ça vous y croyez encore…
  5. Une autre très belle visualisation via Flowing Data concernant le timing de l »investissement en bourse et son impact sur la performance. C’est vraiment un beau graph, j’aimerai avoir les outils pour présenter facilement ce genre de chose à mes clients!
  6. Une citation très courte de George Carlin sur l’éducation, rappelée par Marco Armant sur son blog. Très bien choisie!
  7. Je ne pouvais pas ne pas citer un petit Seth Godin dans cette liste: celui là concerne le biais qui nous pousse à favoriser l’urgent sur l’important.
  8. Et également incontournable : Mike Masnick qui nous parle de Kevin Smith. Ces gens ont bien 10 ans d’avance sur tout le monde en ce qui concerne les business models de l’économie numérique.

__

Bonne lecture!

<< Semaine PrécédenteSemaine Suivante >>

Faire plus ou mieux faire?

C’est Seth Godin qui pose la question, je reprends sa réponse ci-dessous:

  • Pour le management c’est plus facile demander de faire plus, ou de faire plus vite. C’est quantifiable, ça rentre dans une feuille Excel.
  • Par opposition demander de faire mieux est délicat : c’est difficile à visualiser, ça implique des sentiments, il faut montrer l’exemple…

Mon avis sur la question? Je pense que si vous lisez ce blog c’est qu’on le partage cet avis!

Ps: c’est vendredi, chouette 🙂

Dilbert du 23/10/2010

Ça faisait longtemps 🙂

Dilbert.com

Traduction Approximative:

Boss: Vous avez écrit que vos objectifs pour l’année étaient de, je cite,…

Boss: … « trimer dans l’ombre pour accroître la fortune injustement acquise par les parasites que sont nos actionnaires »

Boss: J’ajoute: « …et nos managers. »

4 liens rapides pour la semaine (2010-43)

Et hop:

  1. La courte éloge de Mandelbrot par Planet Money. C’est une très bonne introduction à l’idée principale du bonhomme.
  2. Comment l’impuissance corrompt: un excellent article qui explique bien le malaise du middle management.
  3. La sensibilité du commerçant, l’autre manière d’analyser son business (sans calculette ni tableau Excel).
  4. Le dernier article de Mike Masnick de Techdirt sur l’économie digitale, incontournable, comme d’habitude.

<< Semaine PrécédenteSemaine Suivante >>

Utilisateurs et clients, ce n’est pas la même chose!

Via Daring Fireball et Manton Reece, un commentaire qui résume très bien l’état du business sur Internet, et plus globalement en IT:

« If you are not paying for it, you’re not the customer; you’re the product being sold. »

En français: « Si vous ne payez pas, c’est que vous n’êtes pas le client, mais le produit vendu à un tiers. »

Comme dirait mon prof de math de terminal, ça c’est un beau morceau de bon sens paysan (au contraire d’être péjoratif pour les paysans, le meilleur bon sens étant selon lui issu de la ferme).

Cette petite phrase je me la rappelle pour me raisonner à chaque fois que je m’énerve contre Google ou Viadeo/Linkedin pour des questions de protection de la vie privée. Elle met bien en exergue la différence entre les utilisateurs et les clients.

Cette différenciation des rôles s’applique bien évidemment aussi en consulting. Bien souvent quand on intervient, c’est que l’on est missionné par un manager qui se fait le relais du besoin d’un opérationnel.

  • Le manager et l’acheteur sont les clients. Ils payent. Ce sont eux qu’il faudra convaincre pour signer, et re-signer plus tard.
  • L’opérationnel sera l’utilisateur. C’est lui qui « souffrira » avec l’application au quotidien.

Malheureusement, l’opérationnel n’a que rarement son mot à dire dans le choix du prestataire. Je dis malheureusement parce que c’est lui qui aura à subir le plus les conséquences de ce choix. C’est un déséquilibre flagrant du couple pouvoir/responsabilité, une problématique chère à Spiderman ainsi qu’à tout plein de philosophes, évidemment.

Le seul moyen, en tant que consultants, pour aider les utilisateurs à restaurer l’équilibre,  c’est de casser et refaire complétement l’organigramme et les processus de décisions chez les clients…. euh non, c’est pas ça, je me trompe de fiche… c’est de savoir séduire les clients aussi efficacement qu’on sait réaliser des applications qui couvrent le besoin des utilisateurs.

Comment ça se traduit en terme opérationnel? Recruter des commerciaux de qualité, les former techniquement, valider que leurs valeurs sont en adéquation avec celles de la boîte, bien penser leur rémunération (vidéo à absolument voir) pour éviter les mauvais incentives, et les faire accompagner en avant-vente par des consultants techniques qui savent de quoi ils parlent, qui savent s’exprimer, qui font réver en somme (mais pas trop).

Avec ce genre de duo de choc, tout ne peut que bien se passer!

Enfin… c’est en négligeant le fait que le directeur chez les clients sort de la même promotion de l’X que le président de la boîte de conseil concurrente… Ça c’est difficile à gérer, même pour Spiderman…

Ps: si vous êtes côté utilisateur, un bon moyen de s’en tirer c’est d’utiliser ce genre de technique pour sélectionner vos prestataires. Bon courage pour le faire passer auprès de vos managers!

Dilbert du 03/10/2010

Désolé de concentrer les posts le dimanche, mais la semaine dernière a été tendue, comme la sera la prochaine.

Le point positif, c’est que c’est la dernière fois que je vous embête aujourd’hui!

Dilbert.com

Traduction approximative:

Dilbert: … et biensur nous mesurerons l’avancement au fur et à mesure du projet.

Membre du comité: Utiliserez vous une méthodologie de mesure avancée?

Membre du comité: (Il pense) J’espère que ça veut dire quelque chose. J’ai juste mélangé des mots que j’ai entendu plus tôt dans le couloir.

Dilbert: Euh… J’estimerai l’avancement… en mesurant… et… euh…

Boss: (Il pense) Je ferais bien de m’en méler

Boss: Je ne validerai pas ce projet tant que je ne verrai pas la planification de votre méthodologie de mesure avancée.

Dilbert: Je l’aurai dans 5 minutes, en supposant que vous ne savez pas à quoi cela doit ressembler.

Boss: Très bien!

//

Dilbert: Je vais dans la douche… nettoyer mon âme.