Culture et activisme sur Internet

Pour poursuivre sur la thématique Twitter d’hier, deux réactions à un article de Malcom Gladwell (Blink, Outliers, Tipping point) qui arbitre que les médias sociaux (Twitter, Facebook…) n’auraient au minimum pas d’influence sur les mouvements sociaux, voir une influence néfaste. Un avis étonnant de la part d’un penseur qui nous a habitué à un peu plus de recul.

Pour les réactions, d’abord celle de Dave Pell, le Internet Superhero (c’est lui qui le dit) de Tweetage Wasteland. Ensuite via Boing Boing, par Anil Dash. Le premier je le suis depuis longtemps sur RSS. Le second je le découvre. Les deux ont des avis très pertinents et méritent le détour.

Je saute du coq à l’âne avec une demande de Scott Berkun (qu’on ne présente plus) pour la sortie de la v2 de son célèbre « Les Mythes de l’Innovation ».

Et tant qu’on parle de littérature, j’enchaîne avec un extrait sur Boing Boing du prochain livre de Douglas Rushkoff: « Program or be programmed« . Tout un programme (hu hu)! Plus sérieusement, le monsieur est difficile à lire mais ça vaut vraiment l’effort.

Dilbert du 27/09/2010

Si parfois on pouvait être aussi franc que Dilbert… 😉

Dilbert.com

Traduction approximative:

Femme en vert : Et quel est ton avis sur ce sujet Dilbert?

Dilbert : Hein? Désolé, j’étais en train de penser à des trucs utiles!

Femme en vert : Peut-être ton chef pourrait, lui, nous aider?

Boss : Je jouais au golf dans ma tête.

Allées et venues chez Microsoft

C’est rigolo: Rob Collie (PowerPivotPro) a quitté Microsoft en février. Il était Program Manager SSAS et bossait principalement sur PowerPivot.

Il a sacrément bien bossé sur son blog depuis et a même réussi à s’adjoindre en juin les services de Kasper de Jonge en co-bloggeur, la star européenne de PowerPivot.

Les deux ont fait un super boulot pour évangéliser la foule à PowerPivot, je dirais même qu’ils portent à eux deux 90% de l’effort de démocratisation de la technologie.

Et bien hier Kasper nous a appris que c’est finalement lui qui prendra la succession de Rob chez Microsoft. C’est tellement joli qu’on dirait que c’est scénarisé!

La fin du RSS ?

Etant un gros utilisateur des flux RSS, je suis souvent étonné de voir le manque d’intérêt du grand public pour cette technologie. Peu de gens savent ce que c’est, et même une fois expliqué, peu de gens perçoivent l’énorme avantage que confère la syndication pour le suivi de contenu web.

Et en même temps Twitter cartonne alors qu’il est plus ou moins basé sur la même idée. Va savoir Charles…

Via Marco Armant, voici un article qui tente d’expliquer ce drôle de phénomène.

Je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce qui est dit, mais la réflexion est intéressante et il y a au moins 2 arguments très pertinents :

  • Le RSS c’est nul pour gérer les abonnements : en tant qu’auteur je ne peux pas savoir qui s’abonne, contrairement à Twitter
  • Le marché du RSS est mort, tout du moins sur PC, c’est Google qui a gagné avec Reader. J’ajoute que certes l’application est bien foutue, mais ce qui est problématique c’est l’ajout de la pub au contenu sans que les auteurs n’aient leur mot à dire. C’est moche.

En attendant la prochaine solution miracle, Presse Citron approfondi le sujet un petit peu plus.

Auto-diagnostic du lundi matin

Il fait froid, il fait moche, tout le monde tire la tronche, c’est lundi, c’est le moment de déprime parfait pour se poser la question suivante: suis-je coincé dans un job pervers?

Cet article s’applique avant tout aux relations familiales ou amoureuses, mais il marche aussi très très bien pour sa relation à son travail.

Il décrit les règles suivantes, qui sont celles qui sont appliquées (inconsciemment ou pas) pour mettre en place un système pervers, de ceux qui nous coincent pendant 5 ans, complétement malheureux, jusqu’au jour où l’on se réveille et l’on s’en sort. Ou pas!

  1. Trop occupés pour penser. Si les gens ont le temps de penser à leur situation, ils pourraient réaliser à quel point ils sont malheureux. Il faut donc les surcharger de travail.
  2. Trop fatigués pour réagir. La fatigue tue la concentration, la concentration est nécessaire pour penser clairement. Sans pouvoir penser clairement, pas de sortie. Une bonne manière de faire c’est d’engager le groupe dans des batailles stériles sur des sujets sans importances.
  3. Trop attachés pour partir. Il faut leur faire aimer l’entreprise. Il faut encourager le respect/amour de cette entité immatérielle qu’est la société, il faut cultiver la loyauté à l’extrême envers elle. L’entreprise ne trahit jamais (ce sont les managers qui trahissent), l’entreprise ne ment pas, elle est bonne et attentive, elle nourrit et protège… Pourquoi lui faire du mal? Pourquoi vouloir la quitter?
  4. Récompensés aléatoirement. Surement le meilleur conseil: les récompenses aléatoires sont les plus addictives qu’il soit. Si lorsqu’on pousse un levier vient une récompense, on ne pousse le levier que lorsqu’on a besoin de la récompense. Si le levier ne donne jamais de récompense, on ne le pousse pas. Si le levier n’en produit qu’aléatoirement, alors on le poussera en permanence. Cela créé une sensation de précarité, de manque qui est à la base des relations perverses: « Et si jamais je venais à manquer de récompense et que le levier ne me donnait rien? Je dois le pousser! Encore!« 

Je vous laisse lire l’article pour voir comment appliquer ces 4 règles sans effort. C’est à lire absolument!

Et sinon, comment s’en sortir / comment vérifier qu’on n’impose pas ça à ses collaborateurs sans s’en rendre compte?

  1. Trop occupés pour penser
    1. Réserver du temps libre à ses employés pour qu’ils puissent bosser sur les sujets qu’il souhaitent (à la Google)
    2. Les « forcer » à partir « tôt » tous les jours. Fixer des horaires obligatoires de fin de journée: à 18H00 tout le monde dehors.
    3. Dans tous les cas, casser l’habitude franco-française de la mauvaise conscience sur les horaires. Le « si tout le monde part à 19h30 alors je dois partir aussi à 19h30 sinon ça veut dire que je ne fais rien« . Cette mauvaise habitude mériterait un article à elle seule.
  2. Trop fatigués pour réagir
    1. Encourager la fatigue physique à travers le sport. Faciliter l’accès aux équipements sportifs, tant financièrement (tarifs préférentiels) que pour la logistique (navette) et par la culture d’entreprise (pas de réunion entre midi et 2, c’est l’heure du sport).
    2. Les encourager à bien dormir. Comment? Réserver une journée par semaine pour une arrivée à 10h30 le matin. Grasse matinée obligatoire!
  3. Trop attachés pour partir
    1. La plus délicate. Il faut bien faire comprendre à ses employés, à travers la culture d’entreprise, que l’entreprise n’existe pas par elle même. C’est une histoire qui lie des personnes. L’amour et la loyauté peuvent être portés à des êtres humains, pas à des concepts ni à des constructions légales.
  4. Récompenser de manière intermittente.
    1. Mettre en place un système de rémunération objectif.
    2. Ne jamais donner de primes à ceux qui les réclament. Jamais.

Alors? Déprimés ou rassurés?

Le Gridulator!

J’adore ce nom 🙂

Ce petit outil web permet de visualiser la tronche des tableaux en fonction de leur largeur et du nombre de colonnes que l’on souhaite.

Même si c’est surtout intéressant pour les web-designers, ça peut également être utile pour nous pour designer une interface graphique.