Il devient tellement simple de faire des visualisations à base de cartes, qu’il est important de rappeler qu’à moins de pondérer les valeurs par la densité géographique, tout ce qu’on obtient ce sont des cartes de la population:
Du business, du management, et un peu d’amour pour Excel:
- Kevin Meyer avec 2 signes très clairs pour qualifier une future relation commerciale. Rien de tel que la société qui gèle le paiement des fournisseurs les 3 derniers mois avant la publication des chiffres en bourse. Juste scandaleux.
- Vance Crowe avec une belle histoire de ce qu’il est possible de négocier quand il n’y a plus d’argent dans la caisse – confère lien n°1
(Via HN) - Alaister Low nous fait un rappel sur la pyramide de Maslow et son application en management et ressources humaines. Une bonne piste à suivre pour les managers dont le turnover explose.
- James Kwak qui rend un peu d’amour à Excel. Tout comme Rob Collie, je suis partisan du fait qu’Excel soit l’outil fondamental de la boîte à outils des « cols blancs », au même titre que le bloc note il y a 30 ans. Maintenant à chacun de prendre en main sa propre formation pour bien l’employer. (Via HN)
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On parle souvent de dette technique, cette expression maintenant bien connue qui propose que tout raccourci technique pris à l’instant t est en fait un emprunt de temps qu’il faudra rembourser, avec intérêt, dans le futur, en corrections d’anomalie ou refonte obligatoire avant évolution.
Je commence à penser que dans notre microcosme de consultants, on peut également parler de dette sociale. Évidemment je parle pour les consultants informatiques en SSII, mais je ne doute pas une seconde que cela s’étende à tout collaborateur employé.
Vous vous souvenez que plus tôt nous discutions de la marge dégagée par un consultant, et de comment il pouvait être rageant de comparer sa rémunération aux montants que l’on facture. Si en y regardant de plus près on se rendait bien compte que cette marge n’était pas aussi importante que ce qu’on pouvait croire, il restait quand même un peu d’argent à la fin du mois dont on aurait aimé profiter malgré tout.
Et c’est là je pense qu’on peut parler de dette sociale : ce qu’un patron va pouvoir économiser sur les augmentations, les formations, l’équipement (PC, téléphones, licences…), les avantages (CE, remboursement des frais ou tickets resto), … il le payera forcément plus tard, en démissions ou négociations salariales en force (celles du genre : « j’ai reçu une proposition à tant, soit vous faîtes la même soit je démissionne »).
Rechercher l’optimisation à outrance de cette marge, à la fois en serrant sa masse salariale (les salaires et primes) et en consacrant une part minime du reste aux collaborateurs, est une stratégie à court-terme risquée qui employée en dehors d’instants très spécifiques (création d’une société, faiblesse économique ponctuelle) tuera à coup sûr la croissance à moyen terme. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, le chiffre d’affaire d’une SSII est directement proportionnel à son nombre de consultants. Une démission c’est une perte nette de chiffre d’affaire.
Récapitulons :
- Dette technique : on code à la va vite une évolution avec un patch un peu vilain plutôt que modifier proprement la solution ? Le retour de bâton viendra sur l’anomalie en théorie impossible, qu’on mettra 3 fois plus de temps à diagnostiquer parce qu’on aura oublié la petite verrue bien cachée.
- Dette sociale : on choisit une mutuelle au rabais et on refuse des congés à ses collaborateurs ? Le retour de bâton viendra au moment de lancer un nouveau grand projet, quand 3 démissions tomberont en même temps et qu’on n’aura plus personne capable d’encadrer les juniors déployés.
De mon côté, nous avons mis en place plusieurs éléments qui je l’espère contribuent à minimiser cette dette sociale. Deux éléments parmi d’autres : une certaine transparence sur le chiffre d’affaire et tout le calcul de la marge, pour visualiser effectivement combien d’argent reste sur le compte à la fin du mois. Également au programme, un partage équitable de la marge finale entre les collaborateurs (individuellement, par les primes), les clients (à travers un budget dédié à l’amélioration continue du groupe), et les actionnaires.
Pour certains c’est du détail, voire un risque, de mon côté je crois que ce sont des pratiques vitales pour générer un esprit de corps et permettre à chacun de s’inscrire dans le long terme avec l’entreprise. Donc attention à ne pas négliger cette dette sociale, au risque d’un réveil douloureux le moment venu de payer les intérêts…
Vous avez vu comme je suis mes propres recommandations?
Traduction approximative:
CEO: Les experts disent que nous devons faire grandir nos employés avec des "valeurs".
CEO: Donc même si je ne sais pas trop ce que c’est, nous en avons besoin.
Boss: Il me semble que c’est du genre "Ne pas courir avec des ciseaux".
CEO: Commençons avec ça, et voyons s’ils arrêtent de demander des augmentations.
Et c’est reparti pour un tour:
- David Cain sur la procrastination, ou comment le fait de trainer les pieds n’est pas de la fainéantise, mais bien un mécanisme de self-défense psychologique. Via Hacker News.
- Marco Arment sur Google Reader, et plus globalement le problème des solutions gratuites en position de monopole sur les écosystèmes logiciels.
- Eric Jackson sur pourquoi les entreprises doivent se prémunir des bozos (les clowns, les gens qui se croient bien meilleurs qu’ils ne le sont et qui écrasent les autres). Cela confirme bien que l’humilité reste une valeur essentielle chez un employé (être humain), et cela renvoie plus globalement au gap entre ceux qui sont sûrs d’eux (et qui n’ont pas forcément raison) et ceux qui doutent (la base de toutes nos démarches scientifiques) mais qui ont du mal à s’imposer dans la conversation.
- Enfin, Seth Godin qui nous rappelle que toute initiative humaine est imparfaite. Attention à ne pas oublier la destination à trop vouloir corriger les petits défauts sur la route.
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Le GUSS, Groupe des Utilisateurs SQL Server, organise un afterwork le 17 avril à 19h00 dans le 15ème à Paris.
Ce sera l’occasion de discuter de manière informelle sur les méthodes de gestions de projet et la philosophie agile, et l’outillage (ou absence d’outillage) qui va avec dans le monde SQL Server et Microsoft (tant côté ALM qu’outils de dév).
Ou juste boire une bière
17 avril – 19h00
Charly-Birdy
1 place Etienne Pernet, Paris 15ème
Métro Commerce






