Dilbert du 07/11/2010

Dilbert.com

Traduction approximative :

Dilbert : J’aimerais remercier tous les contributeurs qui ont aidé à concevoir le cahier de test.

Dilbert : Grâce à vos retours, les tests n’ont absolument rien en commun avec des cas d’utilisations réels.

Dilbert : J’ai donc perdu deux semaines sur des tests non seulement sans intérêts…

Dilbert : … mais également dangereusement trompeurs.

Dilbert : Ce slide présente les différences entre les résultats des tests et la réalité.

Boss : On utilisera les résultats des tests quand même puisque ce sont les seules données dont on dispose.

Dilbert : Bien. J’espère que vous crèverez tous en vous étouffant sur vos déjeuners.

Boss : Pourquoi est-il autant de mauvaise humeur?

Wally : Surement quelque chose dans les données.

4 liens rapides pour la semaine (2010-50)

Une semaine centrée autour du monde du logiciel:

  1. Via Max Voltar, un article sur comment être excellent (Make Awesomeness) dans son job.
  2. Par Anil Dash, une réflexion sur la liberté et la confiance entre les éditeurs de logiciel et les utilisateurs.
  3. Ensuite c’est Dave Winer sur comment la complexité est devenue l’ennemi n°1 du progrès technique.
  4. Enfin, un article sympa sur les versions 1.0 des softs par Matt Mullenweg.

Courage, c’est bientôt les vacances! En tout cas pour ceux qui en ont…

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Citation: Jason Fried

Toujours le même Jason Fried sur le blog de sa boîte:

No is easier to do. Yes is easier to say.

Le plus facile à faire c’est Non. Le plus facile à dire c’est Oui.

Je pars méditer là dessus dans mon coin 😉

Expérimentations

Pour poursuivre rapidement sur le thème de l’article d’hier et l’attitude défensive, à la limite du protectionnisme, qui nuit à certaines entreprises,  voici une courte histoire racontée par Dan Ariely: « Une expérimentation? Non!« .

Rapidement, il a contacté Whole Foods, une chaîne américaine de supermarchés spécialisés dans les légumes bio, pour mettre en place des expérimentations au croisement entre son domaine (les dissonances cognitives) et les légumes. C’était une opportunité énorme pour le marketing de mieux comprendre ses clients, leurs motivations et leurs attentes.

Vous vous en doutez vu le thème de l’article, ils ont refusé.

Quand on sait qui est Dan Ariely, cela paraît incroyable de refuser une telle opportunité. Et pourtant! A trop vouloir éviter les risques, à trop vouloir se protéger, on rate des occasions fantastiques. A long terme, alors que le monde tourne et évolue autour de soi, cela signifie entrer dans un déni complet de la réalité vraiment néfaste au business model.

Trop de protection gène le mouvement

Simon Sinek a écrit fin septembre un article intitulé « Ne protégez plus votre propriété« . Pour rappel, c’est le monsieur sur la scène dans cette vidéo du TED (attention autoplay).

Dans cet article il raconte l’histoire de Kodak qui depuis 1936 fabrique et vend des films pour appareil photo. C’est intéressant parce que d’après lui ils ont inventé l’appareil photo numérique dès 1975. Malheureusement à l’époque le top management a pris peur de la cannibalisation entre ses produits et a enterré la techno le plus longtemps possible.

Résultat des courses: en 1999 le cours de l’action est passé de 80$ à 4, avec les conséquences que cela peut avoir sur la masse salariale. Aujourd’hui Kodak n’est pas un leader de l’industrie de la photo numérique alors que la société était LE leader de la photo argentique.

Dommage!

Il est certain que lorsqu’on est leader d’un domaine, il paraît évident d’utiliser tout son poids pour protéger son business au maximum:

  • de soi même (tuer l’innovation en interne, cultiver l’inaction…)
  • des autres (rachats pour tuer, établissement de barrières à l’entrée sur le marché…)
  • de l’environnement (capture des régulateurs, lobbying à outrance…)

Ce qui est une réaction saine au départ prend rapidement des proportions catastrophiques. En effet c’est une réaction qui n’est pas une réaction d’entité (d’entreprise) mais bien une réaction humaine. C’est la réaction humaine de peur primale des top managers, face à la remise en cause de leur sécurité. C’est une réaction instinctive de niveau élémentaire dans la pyramide de Maslow. A ce titre elle n’est pas raisonnée.

Le côté positif d’une telle réaction est qu’elle se gère au niveau individuel. Il « suffit » de convaincre une poignée de personnes à la tête de l’entreprise que les choses dérapent pour arriver à la faire changer de direction.

Je mets des guillemets à suffire car cela reste une lourde tache. On le voit bien dernièrement à nos capitaines d’industrie et leur difficulté à apprécier la remise en question qu’impose Internet sur leurs business.

Ps : La citation dans l’article : « les gens n’achètent pas des perceuses, mais des trous », j’adore 😉

Archiduchesse – des chaussettes qui savent gérer la relation client

Une fois encore l’équipe d’Archiduchesse, en plus de faire des chaussettes fantastiques, nous montre son talent dans la gestion de la relation client.

L’affaire en question est celle de la « stouquette ».

Tout commence le mois dernier avec une opération sympa visant à la dynamisation du packaging de leurs produits. Trois semaines plus tard une cliente reçoit sa commande accompagnée du nouveau packaging, et manifestement cela ne lui plaît pas. Certains l’auraient ignoré, d’autres se seraient moqués, mais pas Archiduchesse. Ils ont questionné leur communauté sur la marche à suivre pour obtenir un retour neutre sur la situation. Et ils ont écouté le retour qu’ils ont eu: l’objet du délit sera retiré bientôt de la production.

Ce qu’il faut noter:

  • La cliente mécontente est écoutée et respectée tout du long du processus.
  • A force de cultiver sa communauté, Archiduchesse s’en ai fait un allié capable et utile en temps de « crise ».
  • Ils savent remettre en question leurs choix passés sans que ça ne demande un effort surhumain.

Belle boîte!