Dilbert du 03/10/2010

Désolé de concentrer les posts le dimanche, mais la semaine dernière a été tendue, comme la sera la prochaine.

Le point positif, c’est que c’est la dernière fois que je vous embête aujourd’hui!

Dilbert.com

Traduction approximative:

Dilbert: … et biensur nous mesurerons l’avancement au fur et à mesure du projet.

Membre du comité: Utiliserez vous une méthodologie de mesure avancée?

Membre du comité: (Il pense) J’espère que ça veut dire quelque chose. J’ai juste mélangé des mots que j’ai entendu plus tôt dans le couloir.

Dilbert: Euh… J’estimerai l’avancement… en mesurant… et… euh…

Boss: (Il pense) Je ferais bien de m’en méler

Boss: Je ne validerai pas ce projet tant que je ne verrai pas la planification de votre méthodologie de mesure avancée.

Dilbert: Je l’aurai dans 5 minutes, en supposant que vous ne savez pas à quoi cela doit ressembler.

Boss: Très bien!

//

Dilbert: Je vais dans la douche… nettoyer mon âme.

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10 choses que j’ai apprises, par Milton Glaser

Mais qui est Milton Glaser ? C’est avant tout un designer ultra réputé (le logo de DC Comics, « I love NY » avec le coeur…) . Il a également écrit quelques essais dont celui dont je veux vous parler aujourd’hui, qui date de 2001 et s’intitule « Les 10 choses que j’ai apprises« . C’est via SwissMiss que je l’ai découvert.

De quoi ça parle? Le mieux c’est surement que je vous rapporte ici quelques unes de ces choses :

1 – On ne peut travailler que pour des gens que l’on apprécie. C’est à la fois contre-intuitif, par rapport à une attitude professionnelle qui voudrait qu’on soit capable de bosser dans tous les environnements, pour tous les clients; à la fois l’expérience prouve qu’on travaille vraiment mieux pour/avec des individus que l’on respecte et avec qui on partage un terrain d’entente.

2 – Si tu peux choisir, n’aies pas de travail. Celui là, je le comprends comme: développe tes compétences, ton réseau, ta curiosité, ton envie, mais ne t’attache jamais à un titre, une entreprise ou un statut. Les premiers ne peuvent pas t’être enlevé, les seconds le seront forcément à un moment ou un autre. En somme, le vécu prime sur le matériel.

3 – Certaines personnes sont toxiques, il faut les éviter. Certaines personnes nous nourrissent, d’autres se nourrissent de nous. Il faut éviter à tout pris les dernières, celles qui vampirisent notre énergie et notre force. Il est à noter que cette manière d’appréhender les relations n’est pas une somme qui doit faire 0: deux personnes peuvent se nourrir mutuellement, et inversement.

4 – Le professionnalisme ne suffit pas, ou, le bien est l’ennemi du mieux. Le professionnalisme est nécessaire dans le sens où il impose une base de discussion commune à différents acteurs autour d’un même sujet. Il a pour vocation de minimiser le risque d’échec et de garantir le résultat. Malheureusement ces deux aspects sont des freins majeurs à l’innovation, à la rupture qui permet l’excellence. C’est donc un équilibre périlleux qui faut savoir maintenir entre bien et mieux.

6 – On ne peut avoir confiance dans un style unique. Un point pour les designers, mais facilement transposable en IT : on ne peut avoir confiance dans une techno et/ou dans une technique (manière de faire). Pour s’inscrire dans le long terme, il faut savoir remettre en cause ses habitudes, ses outils, ses méthodes,  sans quoi on risque de finir coincé au siècle dernier. Si aujourd’hui en 2010 vous faîtes encore les choses comme dans les années 90, il y a surement un petit peu de travail sur soi à faire…

10 – Dire la vérité. Je suis un fervent convaincu de celle là. Il faut savoir dire « Je ne sais pas », « J’ai fait une erreur », « C’est ma faute, je suis désolé », « Ce que vous me demandez n’a pas de sens »… Avec une préférence pour la dernière 😉 C’est tellement évident et tellement rare! Pourtant c’est l’esprit du job!

Je vous laisse aller voir les autres sur place.

(Update 05/10/10 : sp)

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De la BI? Vraiment?

Histoire de quand même mériter la mention de « Business Intelligence » dans le nom de ce blog, je vous livre ce lien vers un article de Marco Russo. Ce sont les sources de son livre sur PowerPivot, ça peut être super pratique pour débuter sur cette techno (avec ou sans le livre).

J’en profite pour vous dire que si ça vous concerne, ça bouge du côté de la faille ASP.NET découverte la semaine dernière.

Culture et activisme sur Internet

Pour poursuivre sur la thématique Twitter d’hier, deux réactions à un article de Malcom Gladwell (Blink, Outliers, Tipping point) qui arbitre que les médias sociaux (Twitter, Facebook…) n’auraient au minimum pas d’influence sur les mouvements sociaux, voir une influence néfaste. Un avis étonnant de la part d’un penseur qui nous a habitué à un peu plus de recul.

Pour les réactions, d’abord celle de Dave Pell, le Internet Superhero (c’est lui qui le dit) de Tweetage Wasteland. Ensuite via Boing Boing, par Anil Dash. Le premier je le suis depuis longtemps sur RSS. Le second je le découvre. Les deux ont des avis très pertinents et méritent le détour.

Je saute du coq à l’âne avec une demande de Scott Berkun (qu’on ne présente plus) pour la sortie de la v2 de son célèbre « Les Mythes de l’Innovation ».

Et tant qu’on parle de littérature, j’enchaîne avec un extrait sur Boing Boing du prochain livre de Douglas Rushkoff: « Program or be programmed« . Tout un programme (hu hu)! Plus sérieusement, le monsieur est difficile à lire mais ça vaut vraiment l’effort.