La crise économique en un article

J’ai enfin trouvé la manière ultime de comprendre la crise le plus rapidement et le plus simplement possible.

Quand je parle de crise, je parle avant tout de la crise économique mondiale, mais également des instabilités (doux euphémisme) que vit en ce moment le bassin méditerranéen et qui à mon avis ont les mêmes racines.

La crise économique, résumée en une page de graphiques, c’est ici.

La crise économique et l’incapacité de nos dirigeants à y répondre, c’est là.

[Edition 28/02/2011] Il suffit que j’ouvre ma grande bouche sur un sujet casse-gueule comme celui là pour que dès le lendemain je trouve un contre-avis intéressant. En gros les deux côtés sont d’accord sur les causes des crises (disparition de la classe moyenne), mais là où comme solution Reich propose une augmentation des taxes pour les plus riches et les corporations, Kevin Meyer répond que cela ne contribuera qu’à la fuite de cette population vers des havres financiers. Il n’a pas tord le bougre! Du coup je reste convaincu sur l’explication de la crise mais je bascule dans l’indécision quant à la solution au problème. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis… 😉

Par ailleurs je rajoute le blog Evolving Excellence dans mon blogroll, il y a des choses vraiment intéressantes à lire là bas.

4 liens rapides pour la semaine (2011-09)

J’en aurais bien remis 8, mais je sais que certains n’ont pas encore eu le temps de digérer les 8 de la dernière fois 😉

  1. Via FlowingData, un bon guide pour faire du scraping de données, alias récupérer des données depuis le web et les nettoyer pour les mettre dans un format exploitable.
  2. Chris Dixon sur les business models à adopter en cas de ruée vers l’or.
  3. Scott Berkun qui nous a écrit la liste des choses à faire pour rendre fou son chef de projet.
  4. Et pour finir un article vraiment intéressant recommandé par Jason Fried, ça parle de l’économie actuelle et c’est quand même un petit peu déprimant…

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Dilbert du 15/01/2011

Le pire c’est quand on prend ça pour de l’empathie

Dilbert.com

Traduction approximative:

Boss: Comment ça se passe?

Dilbert: Ça ne pourrait pas être pire!

Dilbert: Je suis le seul à avoir dit que le projet était une mauvaise idée et pourtant c’est à moi que vous l’avez assigné.

Boss (pense): C’est encore plus drôle quand je le leur fais dire.

Business Objects 4.0 avec un 4 comme 2004…

Voilà un parfait exemple d’éditeur qui reste coincé dans les années 2000.

Pour prendre du recul:

  • Screenshots de la solution BI de SAP annoncée hier (23/02/2011).

Versus

  • Galerie de rapports Tableau. C’est du live, pas des captures d’écran hein.

Je vous laisse 2 minutes pour faire l’allez/retour…

C’est bon?

Choquant non?

Mais SAP, personne vous a prévenu qu’on était en 2011? Ça vous pose un problème de faire des jolies choses ou quoi? Que ce soit pour l’application, pour l’annonce ou pour le site web d’ailleurs…

Des lignes et des colonnes

Je me suis fait une drôle de réflexion ce matin en lisant cet article d’Alex Payne (un des premiers ingés de Twitter, maintenant CTO de BankSimple), et plus particulièrement ce paragraphe:

Even the most bureaucratic of technologies can’t be claimed to be un-opinionated or free from our values. The lowly SQL database, workhorse of dismal trades like accounting and business analytics, is theoretically “value-neutral” to the data it stores. Yet, in structuring data into rows and columns of particular standard types, a set of values emerges that dictates what information is and how it should be stored and queried.

Traduit grossièrement:

Même la plus basique des technologies est affectée par nos valeurs et nos opinions. La simple base de données SQL, moteur de basses besognes telles que la comptabilité ou l’analyse business, est en théorie neutre en valeur vis-à-vis des données qu’elle héberge. Pourtant, en structurant les données en lignes et en colonnes de types standardisés, un ensemble de valeurs apparaît et dicte ce qu’est l’information et comment elle doit être stockée et requêtée.

C’est tellement vrai!

Pour étudier un événement à travers un modèle relationnel, un modèle en étoile, on le force à prendre une forme qui ne lui est pas forcément naturelle. La question devient: quelle est la valeur de l’analyse si pour la réaliser il a fallut tordre les faits et les conformer à un modèle artificiel? On retourne ici en plein problème de « legibility » dont je parlais tantôt.

Alors évidemment, étant donné que la plupart des phénomènes que l’on doit modéliser dans l’entreprise sont artificiels, il est facile de les modéliser en utilisant un processus artificiel. Un flux comptable, un portefeuille financier, une masse salariale, une chaîne de production… ce sont des éléments inventés de toutes pièces par l’homme et qui donc se conforment facilement dans une base de données.

Mais quand on étudie des phénomènes plus libres comme des courants d’idées sur Internet, la manière dont les sociétés s’organisent et se désorganisent, la mode… les relations humaines en somme, et bien cette mécanique se grippe vite. C’est surement la raison pour laquelle la plupart les gros acteurs sur le web, les journalistes et bloggeurs data ou encore les chercheurs en sciences sociales, n’utilisent que très peu les bases de données SQL et préfèrent le NoSQL, BigData et les nouveaux outils de visualisation (R & co).

Il suffit de voir les résultats de leurs études sur FlowingData ou Information is Beautiful, et de considérer l’effort que cela prendrait de faire certaines de ces analyses sur une plateforme décisionnelle classique, quand c’est possible, pour bien prendre conscience du poids que nous impose le modèle relationnel.

C’est une état de fait tellement évident qu’on l’oublie trop souvent lorsque vient le moment de modéliser un nouveau système décisionnel. Or certaines activités de l’entreprise comportent des éléments à la limite du modélisable, des éléments pourtant cruciaux à la compréhension globale de l’activité. Je pense par exemple aux relations clients ou aux ressources humaines. Sur ces domaines il faut donc être particulièrement prudent, se souvenir de ces limitations, et prévenir les utilisateurs des limites de l’outil à analyser un phénomène qui par définition ne peut pas être modélisé correctement.

J’ai acheté un SSD, c’est le top!

Juste un mot pour vous dire que j’ai acheté un SSD de 60Go la semaine dernière pour mon PC vieillissant (article de 2006).

Je l’ai placé en disque système (les SSD sont quasiment tous au format PC portables de 2,5 pouces) à la place de mon SATA de 7’200tpm. 60Go c’est suffisant pour moi pour Windows, Office, SQL Express et un ou deux jeux. Tout le reste de mes données réside sur des disques USB.

Vu que mon processeur le supporte, j’en ai également profité pour passer de Windows XP 32bit à Windows 7 64bit. En 2006 on n’aimait pas trop le 64bit, c’est pour ça que j’étais parti sur un système 32bit.

Et bin tout ça pour vous dire que j’ai l’impression d’avoir une nouvelle machine. Les performances du SSD sont bluffantes. Démarrage en 10 secondes, reprise sur veille en 2, les applications qui me sautent à la tronche, même iTunes se lance en moins de 5 secondes!

Ça vaut vraiment le coup (100€ pour le mien), sachant que si je craque et que j’achète une autre machine dans l’année, je pourrais récupérer ce disque pour le mettre sur la nouvelle machine.

Après un maxage de la quantité de RAM, ça devient le point numéro 2 pour redonner un coup de jeune à une machine, loin devant tout le reste!

Ca plus Windows 7, me manque plus qu’Office 2010 pour avoir l’impression d’être en 2011!

Mise à jour 09/03/2011 : Une belle histoire qui finit mal