SQL Server 2012

Juste en passant, le SQL PASS se déroule cette semaine à Seattle et le keynote (la grosse présentation d’ouverture) a eu lieu hier.

Principale annonce : Denali devient SQL Server 2012, et sortira donc en 2012 😉

Deux très bons résumés à lire sur le sujet: le compte rendu de Jean-Pierre Riehl (avec qui je co-animerai la session modélisation dimensionnelle aux Journées SQL Server) et celui de Brent Ozar, qu’on ne présente plus.

Bonne lecture!

Poor SQL : l’éléphant bleu du SQL

Via le mailing de Brent Ozar & Coje recommande vivement cette newsletter à quiconque bosse de près ou de loin sur SQL Server – un petit outil sympa qui reformate vos requêtes T-SQL directement dans votre navigateur web : Poor SQL. Ça marche plutôt bien, le voilà d’ailleurs déjà qui atterrit dans ma barre de favoris!

Et pour ceux que ça intéresse, j’en profite pour vous rappeler l’existence du Blitz de Brent Ozar, script SQL qui permet de prendre en main en 60 minutes les serveurs SQL dont vous venez d’hériter.

Nouvelle mission!

Me voilà parti sur une nouvelle mission! Chouette 🙂

J’aime enchainer les missions courtes, un mois ou 2 c’est bien. Pour moi c’est le meilleur deal: j’ai le temps d’apporter de la valeur au client, mais je n’ai pas le temps d’entrer dans ses conflits politiques internes ni celui de m’ennuyer.

Cette multitude d’expérience est à mon sens l’avantage du consultant. On va chercher un consultant parce qu’il a déjà vu son problème 10 fois, dans 10 contextes différents, résolu de 10 manières différentes. Et la meilleure manière d’obtenir ce recul pour un consultant c’est de changer de mission et de client régulièrement.

Évidemment quand on intervient en mission courte, on a pas le temps de faire dans la dentelle. D’une part les relations avec le client ne sont pas les mêmes, Brent Ozar a une bonne série d’articles sur ce sujet, d’autre part attendre pour une ressource technique devient réellement problématique.

Si sur mes 20 jours de présence j’attends 2 jours pour avoir un poste et 3 jours pour des accès aux serveurs, ça fait 25% du planning foutu en l’air. Les premières fois je l’ai mal vécu: je prenais sur moi d’avoir à délivrer 100% du boulot sur 75% du temps restant. Maintenant c’est terminé. Ce type d’attitude par rapport à ma prestation me fait changer mon approche de la mission. Si d’ordinaire j’arrive avec une quasi obligation de résultat (je m’engage à y arriver), avec ça je bascule à une obligation de moyen (je ferais de mon mieux). Si ça rentre tant mieux, sinon on avisera (travail incomplet ou rallonge). Et mon stress va beaucoup mieux, merci 🙂

Quand on y pense, à ce niveau de prestation (et à ce tarif), c’est quand même dommage de perdre l’engagement de son prestataire dès les 3 premiers jours de mission, surtout pour des ressources qui auraient pu être commandées 3 semaines en avance. Si on va plus loin, en fait ce n’est que rarement une erreur d’inattention, c’est en général plutôt un vrai symptôme de dysfonctionnement du service, voir de l’entreprise. Et c’est souvent le premier indice que cela risque de mal se passer, à surveiller donc!

 

Dire aux clients qu’ils ne sont pas communs

Il est vrai qu’on ne dit surement pas assez à ses clients qu’ils ne sont pas communs. Brent Ozar, l’expert SQL Server qu’on ne présente plus, le rappelle dans son dernier article.

Lorsqu’on est consultant, on voyage de client en client et on voit comment les choses sont faîtes, comment les outils sont utilisés, dans une variété de contexte. De ces multiples expériences on retire une espèce d’implémentation type, une moyenne des pratiques rencontrées qui sont appliquées chez 90% des clients. Ce sont des interprétations plus ou moins correctes des bonnes pratiques définis par le référant reconnu, bien souvent l’éditeur.

Et de temps en temps, on tombe sur un représentant des 10% restants. Des clients qui ont complétement contourné ou modifié ce qui est dans les moeurs. Attention, ce ne sont pas des clients catastrophes, qui n’ont définitivement rien compris à l’outil. Ce sont au contraire des clients qui ont sciemment ignoré une pratique commune pour répondre à un besoin spécifique incontournable.

Ces clients là poussent les outils et méthodes à leurs limites, et c’est pour cela qu’il est difficile de répondre à leurs questions de but en blanc (mais c’est souvent les questions les plus intéressantes).

Et bien à ces clients, il faut leur rappeler qu’ils sont hors du commun. D’abord pour reconnaître leur talent (c’est mérité), ensuite pour expliquer notre surprise quand on voit leur implémentation et nos temps de réaction à leurs questions, enfin pour éviter le culte du cargo pour le prochain projet…