4 liens rapides pour la semaine (2011-23)

Je fais une pause au milieu de mes vacances pour venir poster les 4 liens de la semaine. Mais est-ce vraiment une pause? Ce blog c’est du plaisir 🙂

  1. Via Jason Kottke, une très jolie vidéo de ciel étoilé. Notez que pour se retrouver ici c’est qu’elle est différente de toutes les autres. J’aime beaucoup.
  2. Une petite dose de Daniel Pink sur la motivation des collaborateurs, ça faisait longtemps!
  3. Un excellent rappel de Leo Babauta sur le piège de la comparaison, de la recommandation. A ne pas oublier juste après l’article ou je vous recommande tous ces livres 😀
  4. Enfin, l’excellent conseil du mois: qui ne tente rien n’a rien. A ne pas oublier!

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Saines lectures

On m’a déjà demandé plusieurs fois quels étaient les bouquins que je trouvais indispensables. Pour éviter de me répéter, j’ai fais une petite liste qui ne perd rien à être hébergée ici.

Cette liste je la veux minimaliste et exhaustive. Je dis minimaliste parce que pour apparaître dans cette liste un bouquin doit m’avoir fait changer radicalement de point de vue, ou découvrir des idées fondamentales dont j’ignorais tout – c’est un critère plutôt restrictif! En fait ce sont les livres qui définissent ma manière d’appréhender le monde aujourd’hui. Les voici dans le désordre:

  • Approching Infinity : La série d’articles de Mike Masnick de Techdirt sur l’économie numérique. J’ai déjà du la linker 15 fois sur ce blog tellement je la trouve indispensable pour comprendre comment le numérique n’a rien changé à l’économie 😉 Ils avaient compilé un livre à partir de ces articles mais il n’est plus disponible. En attendant tout le contenu est disponible sur le site, tous les articles sont regroupés sur le lien.
  • ReWork de 37 Signals. Celui là aussi je l’ai déjà cité 20 fois, c’est un livre qui change complétement sa perception du monde du travail, tout simplement (dispo en FR, via Tommy)
  • Why Beautiful People Have More Daughters: la vulgarisation de référence de la psychologie évolutionniste. Ce livre permet de comprendre d’où nous viennent nos pulsions animales, nos peurs primales, et à moi ça m’a permit de mieux les vivre!
  • Life Inc de Douglas Rushkoff. Un peu plus difficile à lire que les autres, mais c’est un livre qui ouvre les yeux sur le monde corporatiste. Il repart du moyen age pour comprendre comment s’est constituée la notion d’entreprise, de corporation, c’est vraiment passionnant.
  • Starship Troopers, le livre de Robert Heinlein (et pas le film de Paul Verhoeven), qui existe en français sous le nom Etoiles, garde à vous !. C’est un livre qui a été pas mal critiqué au moment de sa sortie mais qui à mon sens renferme des trésors de philosophie.
  • Le Cycle des Dieux de Bernard Werber (enfin un auteur francais!). Alors ok, à la fin ça part en sucette, mais alors les deux premiers tomes sont juste magiques.

C’est tout pour le moment. Si je pense à autre chose, ou si j’en trouve un autre, je mettrais cette liste à jour. A votre tour maintenant, n’hésitez pas à me proposer votre liste dans les commentaires en bas 🙂

NB: Je me suis permis de mettre mon code affiliate dans les liens Amazon. Pour info ça me file une commission de 5% à utiliser sur leur site: c’est le début de la richesse!

BD : xkcd – Rappel du temps qui passe

A nouveau, je remplace le Dilbert de la semaine par une planche de chez xkcd: le guide pour taquiner les gens sur leur age.

On part de la première colonne à gauche avec l’age de la personne à taquiner. Cela permet de déterminer une ligne à parcourir vers la droite pour composer la phrase qui va faire mal…

xkcd : Rappel du temps qui passe

Pour moi ça donne: (31) – « Tu te rends compte que Home Alone est sorti il y a plus de 20 ans?« .

Ça fait mal…

4 liens rapides pour la semaine (2011-22)

Enfin les vacances! J’espère que les vôtres ne sont pas trop loin 🙂

  1. Un flashback de 37 Signals qui s’applique à toutes les disciplines pour tous les projets.
  2. Deux citations reprises par Swiss Miss: Benjamin Elijah Mays avec « Ce qui est grave ce n’est pas d’échouer, mais de viser trop bas » et Clay Christensen avec « Une stratégie de vie ce n’est rien d’autre que de décider consciemment d’allouer son temps, son énergie et son talent. »
  3. Une histoire qui résume bien la taxe trop importante sur l’innovation qu’est la protection de la « propriété intellectuelle ».
  4. Et pour finir le best-of d’edw519, un livre en ligne qui compile les meilleurs articles d’Ed Weissman, un des top contributeurs du Hacker News. Ça parle surtout aux programmeurs et aux consultants informatiques, mais c’est une excellente lecture pour les managers et directeurs IT afin de comprendre comment fonctionnent leurs troupes.

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Dilbert du 23/04/2011

Tellement vrai celui là, surtout dans le merveilleux monde du décisionnel où on récolte dans le datawarehouse tous les choix foireux qui ont été effectués en amont au niveau applicatif!
Dilbert.com

Traduction approximative:

Collègue de Dilbert : Le comité a décidé que la convention de nommage pour les fichiers commencerait par la date. Dans l’ordre : le mois, l’année, le jour…

Collègue de Dilbert : … puis un espace, puis la température à l’aéroport, puis le taille du chapeau de l’écureuil le plus proche.

Collègue de Dilbert : Pour être complétement honnête, la réunion était sans fin et probablement que nous n’étions plus vraiment au top vers la fin.

PowerPivot, BISM, Analysis Services et Marco Russo

Comme je vous le disais tantôt, la semaine dernière j’ai assisté au séminaire de 2 jours de Marco Russo sur PowerPivot.

Ce n’est pas difficile, c’est la meilleure formation a laquelle j’ai eu la chance d’assister, quel que soit le sujet. Que ce soit sur le contenu (précis, clair et exhaustif) ou la présentation (pédagogie, connaissance du sujet, passion), Marco Russo a fait un score parfait. Jusqu’à présent je voyais PowerPivot comme un gadget futur remplaçant d’Access, il m’a bien ouvert les yeux sur ses énormes capacités et le fait que ce soit bien le futur de SSAS. Job well done 🙂

Et hasard du calendrier, c’est justement la semaine dernière que Microsoft a fait le point sur la roadmap de sa plateforme BI pour les années à venir:

En cherchant un peu vous trouverez surement beaucoup d’autres articles sur le sujet (certains en français) et tout autant de discussions.

Moi j’ai eu de la chance, Marco Russo a pris le temps de nous expliquer en direct ce qu’il allait se passer. Chouette non? 😉

Pour la faire en court: SSAS va changer d’architecture pour s’organiser autour d’un modèle dénommé « BISM » (Business Intelligence Semantic Model – Modèle sémantique décisionnel).

Ce BISM comprendra 3 niveaux, chaque niveau pouvant être implémenté de plusieurs façons différentes:

  • Un modèle de données : en multidimensionnel (cf SSAS actuel) ou tabulaire (cf PowerPivot ou une base SQL classique)
  • Un langage de requête : MDX ou DAX
  • Un moteur d’accès aux données : MOLAP (SSAS actuel), VertiPaq (cf PowerPivot) ou un accès direct aux données d’où qu’elles viennent

Notez que lorsqu’on parle ici de modèle de données, on parle de l’implémentation technique (de l’encodage dans une solution informatique) du modèle de données fonctionnel (schéma en étoile, en flocon, ou autre). Mon premier est une suite de 0 et de 1 qui répondent à des contraintes informatiques, mon second est un dessin sur un papier qui répond à des contraintes métiers. Je précise parce qu’au début j’étais perdu: je me demandais à quoi pouvait bien ressembler un modèle de données BI tabulaire? Marco Russo m’a donné la réponse : à un schéma en étoile!

En image, le BISM et ses 3 éléménts ça donne ça:

BISM : l'avenir de SSAS

BISM : l'avenir de SSAS

La première bonne nouvelle c’est que bien que pour la v1.0 les deux piles (Multidim/MDX/MOLAP et Tabulaire/DAX/Vertipaq) soient étanches – on choisit soit une pile soit l’autre, dans le futur on devrait pouvoir choisir de construire la pile que l’on veut avec n’importe quelle brique (Tabulaire/MDX/Vertipaq par exemple). Le choix se faisant alors uniquement en fonction des contraintes métiers / utilisateurs et non de contraintes techniques.

La deuxième bonne nouvelle c’est que si on peut requêter en MDX et en DAX les 2 modèles de données, alors on devrait pouvoir utiliser n’importe quel front end (SSRS, Crescent, PowerPivot…) indépendamment de l’architecture de stockage. Cela lève le doute sur la compatibilité descendante entre Crescent (futur SSRS en DAX) et les cubes SSAS actuels, ça rassure!

Evidemment reste la question de comment faire le choix entre les 2 architectures, et là aussi Marco Russo nous a donné quelques éléments de réponses:

  • Avant tout, que ce soit pour le multidim ou le tabulaire, le schéma en étoile reste la méthode de modélisation des données.
  • Le multidimensionnel sera l’outil de choix pour travailler sur des données fortement hiérarchisées, utilisant des calculs mathématiques sur ces hiérarchies (par exemple sur le temps), avec des relations complexes (many to many) et où l’importance des données réside dans les chiffres (qui a dit finance dans le fond?)
  • Le tabulaire (avec Vertipaq et la compression en colonne) est ultra efficace sur les calculs en distinct et distinct count, même sur des très très gros volumes de données, il manipule bien les chaînes de caractères et est beaucoup plus facile à comprendre pour les utilisateurs (on dirait Access!)

En terme de proportions, Marco Russo nous a dit qu’il voyait les futurs projets ventilés en:

  • 30% ne pouvant être réalisés qu’avec du Multidim
  • 10% ne pouvant être réalisés qu’avec du Tabulaire
  • 60% au choix, avec beaucoup de Tabulaire puisque plus facile à implémenter

Personnellement je retrouve l’enthousiasme sur le futur de la BI Microsoft. Même si on est encore un peu déshabillé point de vue reporting, l’offre Microsoft est vraiment très belle point de vue moteur. Entre le dB Engine SQL, MOLAP et Vertipaq, on a de très belles technologies, partiellement recouvrantes mais pas redondantes, qui ont du sens et qui pulsent point de vue performance. Avoir des bons outils c’est essentiel pour bien faire son job, là je me sens bien équipé. C’est cool 🙂