Le Data Shrink c’est le mal.

Pour les consultants BI Microsoft, il existe trois sets de compétences complémentaires indispensables pour bien traiter les projets exigeants:

  1. Savoir bricoler en ASP.NET: un petit gridview pour faire de la saisie de donnée, ça assure!
  2. Avoir un petit bagage en VB ou en C#, pour les scripts SSIS et autres (cf point n°1)…
  3. Connaître 2/3 astuces de dBa, histoire d’éviter de plomber les serveurs pour une bête histoire de recovery mode.

L’astuce du jour s’inscrit dans cette dernière veine. Elle est très simple donc facile à se souvenir: il ne faut jamais réduire (shrink) une base de données SQL Server. Jamais.

Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est Paul Randal d’In Recovery, dans cet article d’Avril.

D’après Randal, non seulement les performances s’écroulent pendant le shrink (normal), mais surtout après, et ça c’est moins marrant.

J’avoue qu’il m’est arrivé de le faire, plusieurs fois, pour sauver des serveurs aux disques durs agonisants. C’était la solution de facilité! Mais maintenant que je sais que ça se paye à moyen terme, je ne le ferais plus. Promis!

Pour savoir comment bien gérer la taille de ses fichiers de données, c’est cet article, du même bonhomme, qu’il faut aller consulter.

That’s the spirit of it! (2/2)

(La partie 1/2 c’est par là)

Disclaimer : l’auteur des 3 lois, anonyme, est un brin vulgaire. Moi je trouve que ça va bien avec son discours, certains pourraient ne pas aimer, vous êtes prévenus.

Avant de parcourir les 3 lois du business, il y a un petit préambule. Tout d’abord c’est évidemment hautement satirique, et comme toute bonne satire, on y retrouve un bon fond de vérité… Ensuite, l’auteur entend ces 3 lois comme 3 lois qui s’appliquent aux vrais consultants, aux pros, ceux qui savent ce qu’ils font, ceux qui maitrisent leur sujet et connaissent leurs limites, ceux qui ont déjà fait leur preuve.

Et pour l’auteur, ces gens là…

  • …n’en n’ont rien à carrer du service des achats et de ses processus. S’ils se déplacent chez un client, ils sont payés, ou ils ne viennent pas. Rien n’est gratuit : No Freebies
  • …n’en n’ont rien à carrer des conflits politiques, des dress codes et de l’étiquette locale. S’ils se déplacent ce n’est certainement pas pour se retrouver dans une cours de récréation : No Backsies
  • …n’en n’ont rien à carrer des menaces. Si ça dégénère, il ne faut pas oublier qu’un pro ça change de mission en 48h, par contre un client ça reste avec son problème : GTFO

Oui c’est extrême, mais j’adore 🙂

Au-delà de ces 3 lois, sa « sagesse » s’exprime principalement autour d’articles courts qui sont de vraies perles, dont voici une petite sélection :

  • Les faits ne sont pas négociables – « Tu peux soit t’assoir, fermer ta gueule et apprendre quelque chose, soit me décrire comment ton idée n’a rien à voir avec le problème en cours »
  • La banque de la dette technique – « Des fois tu sais que tu n’arriveras jamais à finir correctement et à l’heure. C’est là qu’intervient la plus vieille institution connue des programmeurs : la banque de la dette technique, qui échange un peu de temps contre la qualité de ton code. Mais faut pas oublier que la banque se rembourse toujours à la fin »
  • Des améliorations jusqu’à plus soif – « Et toutes mes jolies fleurs sont mortes, saloperies d’incompétents
  • Test moi ça ! – « Encore une fois, si tu ne sais pas te servir d’un outil, pose le par terre et va t’en. Ou au minimum, recule d’un pas et demande toi pourquoi tu es en train de t’infliger ça »
  • Le Culte du Cargo – « La première des Best Practices ? Savoir ce que tu es en train de faire avant de commencer à pisser du code. »
  • Méthodes Agiles – « Si tu pensais pouvoir utiliser les méthodes Agile pour éviter d’écrire une documentation correcte, alors tiens toi prêt à Agiler ton derrière pour calmer le client en colère. »

Oui oui, quand on est tout rempli de colère et de haine après la Nième décision stupide prise par un directeur quelconque, ça soulage d’aller lire ou relire tout ça 🙂

Ca inspire non ? Ca donnerait même envie de remodeler sa boîte autour de nouvelles valeurs 😉

(MàJ : 30/08/2010 – sp)

That’s the spirit of it! (1/2)

En français dans le texte : « Voilà ! C’est l’esprit du truc ! »

Le truc dans mon cas c’est le métier de consultant (je radote, je sais). Et ces deux sites, caricaturaux, définissent un esprit, une attitude dont j’essaye de m’inspirer lors de mes missions.

En 2 mots (vulgaires, mais ça va avec l’esprit) :

  • Arrêter de raconter de la merde
    • Parler franchement
    • Dire non aux nonsenses
  • Passer à l’acte
    • S’engager
    • Agir (tout court)
    • Agir en professionnel

On retrouve bien ces attitudes chez Shitcreek Consulting, dont voici quelques extraits que j’apprécie particulièrement :

  • « Vous n’avez pas besoin de consultants pour vous dire ce que vous savez déjà. Vous avez besoin de professionnels qui savent de quoi ils parlent et construisent des solutions qui fonctionnent, vraiment. »
  • « On déchire par ce que nous on livre des solutions,  pas des docs de 500 pages »
  • « Notre processus ? On dessine un truc puis on le construit. En fait ce n’est pas très dur. Tout du moins pour nous ce n’est très pas dur ! »

C’est évidemment tiré par les cheveux, mais en même temps tellement rafraichissant de lire ce type d’engagement! Au moins on a l’impression de lire un être humain, certes avec des défauts (un peu d’arrogance peut être ?), mais un être humain tout de même.

A l’opposé de ça il y a une grande partie des commerciaux des SSII, tous frais sortis d’écoles de commerce, tellement semblables les uns aux autres qu’ils sont remplaçables du jour au lendemain sans interruption de service. Ces gens là, ils nous pondent des slides fourrés de buzzwords, de slogans foireux, de jolies images dans lesquelles les consultants sauvent le monde, de formules creuses qui n’engagent personne et au final ne veulent rien dire! Ces slides là, moi, perso, j’en ai ma claque, et je ne crois pas être le seul…

Et quand j’en ai ma claque, je me rappelle les 3 lois du Business .

(MàJ : 30/08/2010 – sp)

McFly, y’a quelqu’un à l’appareil?

Dans SSIS, rien de plus frustrant qu’un script qui plante, ou pire, qui ne fait pas ce qu’on lui demande!

Un bon moyen de voir ce qu’il se passe c’est d’utiliser une Message Box pour retourner les valeurs qui sont manipulées par le script. La syntaxe en VB ça donne ça:

Public Sub Main()
     MsgBox("Texte" & Dts.Variables("Nom_de_la_variable").Value.ToString)
     Dts.TaskResult = Dts.Results.Success
End Sub

En C# il faut faire ça:

MessageBox(Dts.Variables["Nom_de_la_variable"].Value.ToString())

Évidemment dans ce cas là faut pas oublier de passer la variable en paramètre d’entrée du script hein…

Source

SSIS Expression Editor

Un autre outil que j’adore c’est l’éditeur d’expressions SSIS! C’est un petit exécutable qui se télécharge sur CodePlex et qui permet d’écrire et vérifier des expressions sans ouvrir SSIS!

Le gros point positif pour moi c’est la gestion des variables, qui permet de tester le comportement d’une expression sur différentes valeurs tordues sans avoir à exécuter tout le package à chaque fois. Nice!