Boîte à outils d’un consultant/manager – Octobre 2014

Sans transition, la liste de mes outils de travail en Octobre 2014.

Hardware

Apple MacBook Pro Retina 13′ mi-2014
  • Celui là avec le Core i5 de base, 16Go de RAM et 256Go de SSD
  • Upgradé récemment depuis le MacBook Air 13’ mi-2011, Core i7 ULW, 4Go RAM, 256Go SSD. Je sens bien la montée en perf, mais également la montée en poids. Le Air est plus léger, mais aussi légèrement plus grand. Je vis avec. En écrivant je me rends compte que j’ai quand même gardé le Air 3 années complètes, en le trimballant partout, en moto, et qu’il ne m’a quasiment pas fait défaut (j’ai juste dû remplacer le trackpad une fois, mais avec iFixit c’est trop facile)
  • L’écran est une tuerie (3360×2100), et OS X gère très très bien les résolutions Retina
  • Le passage de 4 à 16Go de RAM me permet surtout de faire du Windows en VM plutôt qu’en BootCamp (dual boot), c’est beaucoup plus confortable à l’usage, et au final ça permet de quasiment toujours rester sur OS X
  • Pour la virtualisation j’utilise Parallels Desktop 10 (80€) pour 3 raisons : le clavier Mac et l’écran Retina fonctionnent sans aucune intervention de ma part sur la VM Windows, plus le partage natif du répertoire Dropbox inter-VM. Par contre je n’utilise pas du tout le mode intégré des applis, ça m’insupporte de mélanger les OS comme ça. Evidemment on parle de Windows 8.1, je passerai à 10 à la release mais pas avant
Apple iPhone 5s 32Go
  • Celui là. Je passe mon tour sur le 6 principalement pour des raisons financières, on verra l’année prochaine pour le 6s/7
  • iPhone pas tellement pour iOS en lui-même, mais plutôt pour les applications qui ont encore et toujours une longueur d’avance en terme d’ergonomie et de qualité de finish. A noter quand même la magnifique intégration entre OS X et iOS, toute récente, je m’y suis bien habitué
  • Un des plus gros apports sur ma productivité de ces 2 dernières années c’est la 4G et le partage de connexion avec le laptop. Pas spécifique à mes choix de machines puisque ça marche avec n’importe quel téléphone, opérateur et OS. Je recommande à 3000% pour les consultants
Microsoft Azure
  • J’en vois qui ricanent au fond, pensant que je suis un vendu à l’éditeur-providence (certes), mais Azure a vraiment changé la manière dont je gère mes serveurs (ou plutôt comment je ne les gère plus)
  • Si besoin d’un serveur, je ne m’embête plus, direction Azure. Pour moi c’est effectivement devenu une partie incontournable de mon SI personnel. Ça plus le partage de connexion, et je me retrouve à faire des démos en avant-vente sur un Mac, connecté en 3G à une ferme de clusters Hadoop sur Azure, je vous raconte pas la frime 😉
Et à la maison…
  • Oui j’ai un encore PC qui joue à domicile. Un desktop avec un écran 27’ assemblé sur materiel.net, pour les jeux et les séries
  • Evidemment à la maison le wifi est distribué via une Time Capsule d’Apple, mais ça n’étonnera plus personne à ce moment de l’article…
  • Et sinon vive la fibre optique

Applications

Dropbox : Sauvegarde de données dans le Cloud
  • Je paye les 10€/mois parce que c’est un service trop important pour moi pour que je sois le produit plutôt que le client
  • Les dernières controverses, à mon sens justifiées, ont failli me faire quitter le service, mais je n’ai pas trouvé mieux pour mes besoins. C’est une superbe appli, parfaitement intégrée à Windows et OS X. Snif
1Password : Gestionnaire de mots de passe
  • Troy Hunt et Brent Ozar m’ont définitivement convaincu d’utiliser 1Password. Maintenant chacun des sites et services que j’utilise dispose de son propre mot de passe de 20 caractères. Je ne crains plus les leaks qui se multiplient
  • Oui, le premier effort d’import est relou : j’y ai passé une soirée complète. Il faut retrouver/changer les mots de passe des sites les plus importants, déployer les nouveaux mots de passe sur les machines et téléphones (dont les boîtes mail…), et sur chacun des navigateurs : installer les add-in + vider les caches password + leur interdire de les restocker. Y’a du boulot…
  • J’utilise Dropbox pour partager le répository crypté qui contient les mots de passe, et des clients Windows, OS X et iOS pour couvrir chacun de mes appareils. Les licences s’entendent par OS, et le prix reste raisonnable à mon goût (50€ pour moi avec une machine de chaque)
  • Le concurrent principal de 1Password est LastPass, avec l’avantage de disposer d’une appli Windows Phone, et de stocker les mots de passe dans le Cloud (et donc d’être capable de profiter du service sur des machines sans avoir à installer quoi que ce soit, ce qui n’est pas possible pour moi). Mais ça veut dire que les mots de passe sont chez eux, donc encore une opportunité de tout leaker d’un coup
PipeDrive : Gestion du pipeline commercial
  • PipeDrive (9€/mois/utilisateur) c’est un service très spécifique dont j’ai besoin uniquement dans mon rôle de manager d’offre. Il permet de gérer visuellement mon activité commerciale, de la prospection à la signature du deal
  • L’interface est simple, bien construite. En plus il reste à sa place et ne cherche pas à se substituer à un CRM. Je recommande!
Trello : Todo list en mode Kanban
  • La référence du marché pour la gestion des todo-lists c’est définitivement Trello. Edité par la boîte de Joël Spolsky, autant vous dire que la qualité est au rendez-vous
  • A accompagner d’une lecture de Personal Kanban et ça sent la fin de la procrastination (et une bonne initiation au Lean en passant!)
  • En plus il est gratuit en usage de base donc…
Slack : Communication d’équipe
  • De 0 à 13$/utilisateur/mois – web et tous OS
  • Un outil de communication d’équipe qu’on a envie d’utiliser (leur marketing, mais c’est vrai). En fait une belle modernisation du concept de channel
  • Particulièrement pratique pour un pôle de consultants éparpillés chez les clients 😉
Pour les flux RSS
  • Feedbin (3$/mois – web) : mon remplacement de Google Reader, j’ai largement gagné au change! L’interface web est top, et il s’interface très bien à…
  • Reeder (5$ – iOS) : le meilleur lecteur de flux RSS iOS. Et si besoin de stocker du contenu à long terme alors je déverse vers…
  • Evernote (0 ou 5€/mois – web et tous OS) : j’ajoute un tag au contenu, et j’utilise le moteur de recherche pour retrouver les articles au besoin. En fait je me construis mon petit internet privé à moi comme ça
Spécial OS X
  • Caffeine (gratuit) – une petite tasse dans la menu bar, lorsqu’on clique dessus elle se remplit de café et la machine ne peut plus se mettre en veille. Ça n’a l’air de rien, c’est du vrai confort
  • iStat Menus (16$) – des petits graphs dans la menu bar qui montrent les statistiques de performance de la machine (CPU, temp, RAM, disque, réseau…)
  • Divvy (14$) – un gestionnaire de fenêtre, qui permet de choisir précisément la taille et la place d’une fenêtre sur l’écran**. Existe aussi sur Windows! Super utile quand on bosse avec 2 ou plus applications en même temps à l’écran
  • Bartender (13€) – permet de ranger sa menu bar sur 2 lignes dont une qui n’apparaît qu’à la demande. Il faut dire qu’à force d’ajouter des choses dedans…
  • Mou (Markdown) (gratuit pour le moment) – un éditeur de Markdown que j’utilise maintenant pour taper cet article. Cette syntaxe est vraiment pratique pour blogger, et WordPress et GitHub en mangent nativement, je n’en demande pas plus.

Là dessus il me manque un service VPN pour les wifi un peu crades qu’on peut utiliser en déplacement professionnel, si vous en avez un à me recommander c’est avec plaisir 🙂

Et vous sinon, quel choix des armes ?

Rapide revue de Tibco Spotfire face à Tableau

Je vous l’ai déjà dit, je travaille sur un petit comparatif des différentes solutions de BI self-service qui existent sur le marché. Aujourd’hui j’avais une heure ou deux à tuer, et j’en ai profité pour essayer un des produits sur ma liste : Tibco Spotfire.

Je vais donc sur leur site web, je scanne rapidement pour trouver le lien de téléchargement, fastoche : il est en haut et en rouge.

Tibco Spotfire 1 - Download

J’arrive sur place et je trouve rapidement ce que je cherche : le lien « Download Now« . Hop, c’est cliqué.

Nouvelle page et premier lézard : on me demande de choisir une version, avec pour seul facteur différenciant le prix de la licence. Si on me laisse le choix vous vous doutez bien que je prendrai la moins chère… Mais je suis en mode comparatif, donc je clique sur le petit lien qui liste les différences entre les produits. Bien m’en a pris : il me faudra au moins les versions à plus de 1000$ par an pour s’alimenter sur autre chose que des fichiers Excel/Access. Vu que je veux tout voir, je vais tenter la version à 4500$ par an, qui comprend toutes les visualisations possibles.

Première remarque, point de vue tarif, c’est plus cher que Tableau (2000$ pour Desktop, 1000$ pour Server pour la première année, avec une maintenance à 20% par an après ça)

Et là je tilte : je ne suis plus sur spotfire.tibco.com, mais sur silverspotfire.tibco.com, la solution d’analyse sur le cloud de Tibco. Ceci explique surement qu’on me montre des prix récurrents annuels plutôt que des prix d’achats de licence + maintenance. Enfin peut-être… Parce qu’en fait je ne comprends plus si Spotfire est un client lourd ou pas. Continuons, on verra bien !

Je finis le processus de téléchargement : je me crée un compte, on m’envoie un mail, je télécharge un client, et hop, voilà l’icône sur mon bureau (non je ne fais pas de placement produit, non non)

Tibco Spotfire - 2 - Mon bureau

Je clic clic sur la jolie icone et une invitation apparaît :

Tibco Spotfire - 3 - Ecran de login

Hum… Si c’est vraiment un client lourd, il m’a l’air bien connecté au serveur… Mon problème ? Je n’ai pas vu passer une installation serveur sur mon poste (50Mb l’installeur + aucune demande de paramétrage serveur dans les next/next). Donc je choisis quoi comme serveur ?

Je retourne voir le mail de téléchargement pour voir si ça cause serveur… nop.

Je clic sur help, mais partout il est sous-entendu que je dispose déjà d’une URL vers un serveur. Bon, direction le site web où je trouve assez facilement l’accueil du support :

Tibco Spotfire - 4 - Support

Je confirme, la version « analyst » c’est bien ma version. Pas de chance avec les 2 « support guides » en lien, c’est les modes d’emploi de comment s’enregistrer pour ouvrir un ticket – je refuse de croire qu’il va me falloir ouvrir un ticket pour utiliser la démo gratuite du produit. Je dois avoir raté quelque chose !

Donc je continue à parcourir la page et je tombe sur une FAQ, qui elle répond à ma question dès les premières lignes :

Tibco Spotfire - 5 - FAQ de support

A ce moment-là je m’interroge : si l’URL du serveur public est fixe, ça aurait peut-être été pas mal de la mettre en dur dans l’installeur ? Mais je diverge.

Retour vers la fenêtre d’invitation, où je vais « manager mon serveur » :

Tibco Spotfire - 6 - Ecran de gestion des serveurs

Production ou test ? Je ne sais pas de quoi il s’agit. Alors je choisis Production, je suis comme ça moi !

Je saisis mon login / mot de passe :

Tibco Spotfire - 7 - Ecran de login complété

Et hop ! Enfin non, pas hop, mon client n’est plus à jour (je l’ai téléchargé il y’a 5 minutes pourtant). Donc c’est parti pour une mise à jour… qui durera en tout et pour tout moins d’1 minute. Ok je commence à être mauvaise langue, restons serein 😉

Voilà ! La bête est installée, on va pouvoir jouer ! Pourquoi vous avoir détaillé ainsi mon parcours ? Parce que je trouve que c’est dans ce genre de détails qu’on voit l’attention d’un éditeur à ses clients. Et là pour moi cette première impression n’est pas la bonne.

 Tibco Spotfire - 8 - Enfin l'écran d'accueil!

Pour ce qui est de l’outil en lui-même, je vous encourage à prendre 5 minutes pour regarder la vidéo de prise en main. Elle est rapide et bien faite. Dommage qu’elle ne soit pas mise en avant plus tôt, elle présente vraiment bien le produit et met en valeur ses avantages.

Voici à quoi ressemble Spotfire une fois qu’on a construit un tableau de bord (celui là est de démo – cliquez dessus pour voir en grand):

Tibco Spotfire - 9 - Interface complète

Mon avis, forcément biaisé (rappel, je suis responsable d’offre pour un produit concurrent dans une société de conseil) :

  • Interface
    • Globalement l’interface est plus simple que Tableau Desktop, voir même simpliste maintenant que je suis habitué à celle de Tableau. J’ai peur qu’en utilisation lourde on soit vite fatigué par l’aspect non-explicite des différentes options. Tableau fait vraiment application solide et robuste. Spotfire me donne l’impression contraire.
    • Cette impression vient surement du fait qu’avec Tableau Desktop on travaille sur un seul graphique à la fois et qu’ensuite on utilise ces graphiques comme des briques de légo pour construire un dashboard complet. Le fait de dissocier ces 2 activités permet d’optimiser les interfaces pour chacune des taches. Une fois les dashboards prêts on peut les publier sur Tableau Server, qui offre alors un troisième cas d’utilisation: accéder aux rapports dans un browser. Dans Spotfire on a l’impression de tout faire dans un seul écran, et forcément ça complique les choses. Explorer ses données, construire un tableau de bord et le consommer sont des activités différentes qui à mon sens doivent disposer d’interfaces différentes. Mais ça n’engage que moi!
    • Un vrai truc sympa : les graphes évoluent en live quand on joue avec les filtres. Ainsi on voit des portions disparaîtrent ou apparaîtrent et on comprend le passage d’un état à l’autre. Ça manque à Tableau et ça renvoie à la présentation de Jean-Daniel FEKETE, chercheur en dataviz à l’INRIA, lors du dernier Visual Decision Forum sur les bonnes pratiques en la matière.
  • Visualisations
    • Des vraies treemaps ! (j’ai pas sur Tableau, ça me manque)
    • Des sparklines directement en drag and drop, chouette !
    • Sinon la plupart des représentations classiques est bien présente et les couleurs par défaut sont bien choisies (comme Tableau)
  • Aspect technique
    • Côté sources de données : Excel, Access, CSV d’un côté. Connecteurs Oracle, ODBC, OLE DB en mode saisie de la chaîne de connexion de l’autre. Mouais, bof bof quand on voit la liste côté Tableau.
    • Pour les performances, je n’ai pas pu tester la chose sur du vrai volume, mais je n’ai encore jamais vu de retour négatif sur le sujet
  • Licences
    • A confirmer, mais si effectivement les licences de Spotfire ne sont pas des licences d’achat mais des licences d’utilisation annuelles, l’écart de facture avec Tableau est vraiment important et se creuse avec chaque année qui passe.
  • Positionnement du produit
    • Pour un avis plus neutre que le mien, voir la série d’article d’Andrew Pandre, surtout celui-là, en faisant attention aux dates et aux numéros de version des produits. Ça bouge très vite sur ces outils et les comparatifs sont vites dépassés.
    • De mon côté, je trouve que Tableau Desktop est un produit plus individualiste que Spotfire, ce qui est un bon point pour de la BI Self Service. Car en effet si Tableau Desktop peut fonctionner en total autonomie côté utilisateur, SpotFire nécessite une infrastructure et donc l’intervention de l’IT. Par contre une fois cette structure déployée, je pense qu’on peut ouvrir le client Spotfire à une population d’utilisateur qui pourrait avoir peur de Tableau Desktop. Oui, ok, je parle des analystes qui ont peur des tableaux croisés dynamiques dans Excel, mais ce sont des utilisateurs quand même !
    • Enfin, et histoire d’être complet, je vous pointe vers un comparatif qui lui est biaisé en faveur de Spotfire. Pensez quand même à lire sur Linkedin le contre argumentaire par les utilisateurs de Tableau, l’auteur du comparatif s’étant trompé sur quelques points concernant Tableau.

En conclusion je dirais que Spotfire me semble être un bon produit. Il est propre, carré, mais je dois dire que sa philosophie ne correspond pas à la mienne. Je veux un produit transparent et simple, certes, mais qui permet également de monter en puissance quand on en a besoin. Je veux également un produit qui peut fonctionner en totale autonomie, sans support de l’IT, et qui sait aussi s’intégrer si besoin. Tableau répond à ces deux critères à travers la dissociation de Tableau Desktop – un vrai client lourd d’exploration de données – et Tableau Server – le portail de diffusion – à mon sens Spotfire non (SilverSpotfire tout du moins).

Un outil pour les développeurs web : le générateur de CSS3

Il est vrai qu’en BI, on n’a pas souvent à faire du CSS. Mais quand on doit, autant utiliser les outils les plus simples, non?.

Bin avec ce générateur de CSS3 en ligne, ça va être difficile de faire plus simple!

Update 06/09/2010 :

On m’informe dans l’oreillette qu’il en existe bien d’autres, dont les meilleurs sont ci-dessous. Par contre je n’ai testé que le CSS3 Generator, je ne sais donc pas ce que ceux là valent. La liste: