La BI ça vous gagne: le Best-of de fin d’année!

Vous l’avez surement remarqué, ce blog aura vraiment été tourné sur la partie technique en cette fin d’année. J’ai un peu trop négligé l’aspect business et j’en suis désolé!

Pour me rattraper, et dans la plus grande tradition des chaînes de télé entre Noël et nouvel an, je vous fais mon best-of des articles business de la BI ça vous gagne. C’est une sélection personnelle que j’ai organisé autour des 4 thèmes récurrents que vous avez l’habitude de suivre ici :

Consulting

Développement Personnel
Stratégie / IT
Management
Si après ça vous en voulez encore, je vous recommande ces saines lectures. Il ne me reste qu’à vous souhaitez de joyeuses fêtes et vous dire à l’année prochaine 🙂

Dilbert du 20/12/2011

Difficile à traduire celui là, je ne le ferai donc pas 😉

Dilbert.com

Juste un indice pour comprendre la blague : « tool » désigne un outil mais également un idiot.

Dilbert du 07/06/2011

Un petit Dilbert, ça faisait longtemps 🙂 En plus il parle tellement bien de la vie du consultant décisionnel!

Dilbert.com

Traduction approximative:

Collègue de Dilbert : Mon modèle financier dans Excel est tellement compliqué qu’à mon avis la plupart des formules sont fausses.

Collègue de Dilbert : Mais ça ne pose pas de problème puisque le management n’utilise les résultats que lorsque les chiffres leur permettent d’avancer dans leur plan de carrière.

Collègue de Dilbert : Hum, hum… Je viens juste de réaliser la futilité de ma vie.

Boss : Vous avez les slides imprimés?

Un débat glissant…

Si vous avez récupéré la liste de mes flux RSS, vous avez pu vous étonner de la présence de certaines entrées. Je pense par exemple à Free Range International et The Captain’s Journal,

Le premier est le blog de Tim Lynch, un « contractor » de l’armée américaine déployé en Afghanistan depuis 2005. J’ai commencé à le suivre pour avoir un contre-avis sur la problématique des sous-traitants du DoD à la Blackwater/XE, vous savez, ces entreprises qui facturent des milliards pour aller faire les cowboys et tuer les locaux dans les zones de guerre. Tim Lynch fait partie d’une petite boite qui opère dans l’ombre de l’armée américaine pour aider à la reconstruction, et ses récits sont passionnants – voir le dernier par exemple. D’une part cela permet de prendre beaucoup de recul sur notre propre situation et nos petits problèmes, d’autre part il parle des mêmes problèmes organisationnels que l’on rencontre en faisant du consulting classique.

Le second est le blog d’Herschel Smith, le père d’un Marine également déployé en Afghanistan, bon chrétien conservateur de Caroline du Nord. C’est un peu un euphémisme de dire qu’il supporte difficilement les démocrates 😉 Lui je l’aime bien car il ne fait pas dans l’argumentaire à 2 sous, il raffine vraiment ses propos et très souvent il fait mouche. Rien de tel pour stimuler sa perception du monde!

Un de ses derniers articles parle du deuxième amendement de la constitution américaine: le droit à posséder et porter des armes à feu. Je vous encourage vivement à aller le parcourir. Pour les pressés, dans cet article il part d’un fait divers – un homme qui se balade dans la rue avec son arme dans un holster bien visible, qui se fait maltraiter par la police – pour déconstruire l’argumentaire classique des anti deuxième amendement. Et il est bon le bougre! De cette lecture m’est venu une idée que je souhaitais vous exposer. Si la possession d’une arme est souhaitable pour se défendre contre un gouvernement qui déraperait (l’origine véritable du 2ème amendement), pourquoi ne pas lier le niveau de possession / droit au transport des armes à feu au niveau d’alerte du gouvernement?

Dans ce scénario par temps de paix on fonctionne comme en France: permis nécessaires, délivrés par l’état après contrôle, entrainement possible en stand de tir, etc, etc, et plus l’état passe en état d’urgence, plus les citoyens peuvent s’équiper / porter des armes en publique, comme dans les états les plus conservateurs des USA. Notez qu’au contraire à l’heure actuelle le gouvernement restreint les libertés individuelles quand l’état d’urgence est déclaré.

En fait je trouve séduisante l’idée d’adapter la capacité de self-defense des citoyens en fonction du niveau de passe-droit (nécessaire selon les circonstances) que s’autorise l’état. Cette idée a plein de contre-arguments, c’est un débat glissant (d’où le titre de l’article) et je ne suis certainement pas le plus qualifié pour traiter de ce sujet. Mais ce qui m’intéresse c’est de revenir au thème du blog et voir si c’est une idée transposable dans l’organisation de l’entreprise. Évidemment le but n’est pas de réfléchir à comment distribuer des armes à feu dans les open-spaces non, mais de prévoir des circuits adaptatifs d’auto-défense des collaborateurs quand le management part en sucette. Quels moyens les collaborateurs peuvent employer pour sauver l’entreprise quand le comité exécutif s’écroule? Est-ce que les syndicats en font partie? Est-ce que l’actionnariat-salarié en fait partie? Quels indicateurs déclencheraient l’escalade? Je ne sais pas mais cela m’interpelle…

 

Dilbert du 14/04/2011

Autant Scott Adams est en forme sur son blog, autant je trouve qu’il manque un peu de pêche pour Dilbert. La sélection devient plus difficile, même si on trouve quand même du très bon:
Dilbert.com

Traduction approximative:

CEO : Je pense ajouter 7 niveaux hiérarchiques intermédiaires entre vous et moi.

CEO : Mon objectif est de diriger cette entreprise sans rien en savoir.

Boss : Ça m’a l’air d’être une mauvaise idée.

CEO : C’est exactement ce type de retour que j’essaye d’éviter.

4 liens rapides pour la semaine (2011-18)

Une fête du travail un dimanche? C’est bien dommage!

  1. Un article de Matthew Stewart qui remet en cause les théories du management. C’est long mais assez jubilatoire.
  2. Par Jeff Atwood (Coding Horror), une méthode particulièrement bien pensée pour maintenir l’attention et l’intérêt de tous à l’exploitation (les équipes informatiques qui maintiennent en état opérationnel les applications existantes). C’est une bonne idée qui traite un vrai problème, celui de la conservation de la compétence dans une activité répétitive et laborieuse mais critique.
  3. Le CEO de Bose qui offre 51% des actions de sa société au MIT (possiblement la meilleure université technologique au monde). Ça c’est une belle manière d’ajouter une fonction à valeur sociale à son entreprise…
  4. Joel Spolsky qui parle du déjeuner au boulot et je suis assez d’accord avec ce qu’il dit. Pour moi un des signes qui indique que je dois changer de mission c’est quand déjeuner avec les gens avec lesquels je travaille devient une corvée.

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