Mon aventure SSD : l’épilogue

Pour ceux qui prennent en cours de route, un SSD (Solid State Drive) est un nouveau type de disque dur qui a deux particularités : un niveau de performance inégalé (boot windows en moins de 10 secondes) et une forte propension à crasher (échec critique garanti à 2 ans).

C’est d’ailleurs un bon reflet de mon expérience puisqu’après avoir vanté les mérites de la technologie en février, mon SSD flambant neuf  a explosé en plein vol en mars. Après 20 jours d’aller/retour SAV j’ai reçu un nouveau disque et l’ai replacé dans une nouvelle machine commandée sur materiel.net, un desktop équipé de tous les derniers gadgets technologiques (Sandy Bridge, SATA 3.0, 8Go RAM…).

Manifestement le SSD apprécie sa nouvelle maison puisqu’il ne présente plus aucun signe de faiblesse comme il le faisait sur le DELL. Tout est bien qui finit bien pour moi, j’ai tiré de bonnes leçons de l’expérience et ma nouvelle organisation prend en compte la faible confiance qu’on peut avoir dans la techno (stockage des médias sur un autre disque et dans le cloud).

La question qu’on peut se poser c’est pourquoi continuer à se faire du mal comme ça quand on connait les défauts du SSD? Et bien c’est Jeff Atwood (Coding Horror) qui répond très bien à cette question dans cet article.

Pour finir sur le sujet, oui j’ai remplacé un laptop par un desktop, mais c’est parce que je sais déjà qu’un autre laptop arrive bientôt, un laptop dont la particularité est d’être architecturé autour de son SSD… 🙂

(Update 20/08/2011 : J’ai craqué!)

Mon SSD m’a tuer :(

Catastrophe! Le morceau de technologie du futur que je vous vantais dans un précédant article m’a lâché!

Plus de détection au boot ni dans le BIOS. Heureusement que j’avais conservé mon disque système précédant en l’état, j’ai pu redémarrer sur Windows XP en moins de 2 minutes (ça c’est du plan de reprise d’activité :))

Après recherche sur le forum de support d’OCZ, j’ai découvert qu’il existe des incompatibilités notoires entre les cartes mères Dell (surtout les anciennes) et les SSD dernières générations. Si seulement je l’avais su avant…

En terme de données j’ai juste perdu mes téléchargements iTunes, le reste étant stocké sur des disques en dehors du système.

Passé ma colère initiale, j’avoue que je prend la chose plutôt bien. J’ai attendu trop longtemps avant de mettre à jour ma machine, c’est de ma faute si je me retrouve avec des incompatibilités descendantes. Le seul truc qui me gonfle c’est la gestion du SAV du disque. Mais même pour ça je gère: je me rassure en me disant que vu que je ne ré-utilise pas le disque immédiatement je n’aurai pas à gérer mon impatience.

Ce qui est bien c’est que je peux tirer de cette expérience quelques leçons intéressantes pour mon métier:

  1. Pour ses applications critiques, il faut savoir éviter le bleeding-edge
  2. Pour l’ensemble de ses applications, il faut savoir se mettre à jour régulièrement afin d’éviter les ruptures technologiques
  3. Lors des évolutions, il faut tester, maquetter, prototyper, pour se protéger des incompatibilités masquées
  4. Maintenir et tester son plan de reprise d’activité et ses sauvegardes n’est pas une option
  5. Disperser ses données sur plusieurs supports évite de tout perdre en cas de crise
  6. Disposer d’un mode de fonctionnement dégradé en cas de crise permet de mieux gérer son stress et donc optimise la recherche de solutions

On les connaît déjà tous ces points, ou bien c’est du bon sens, mais est-ce que c’est appliqué sur les projets ou applications sur lesquels vous bossez en ce moment? C’est ça la vraie question!

Ps : Oui il y’a une faute dans le titre, c’est une private joke pour les gens nés avant 1995!

Mise à jour 11/05/2011 : L’épilogue SSD.