Virer ses clients!?

Phil Simon, auteur de « Pourquoi les nouveaux systèmes plantent« , a écrit un article en début de mois sur le sujet: virer ses clients.

Attention, il ne parle pas au faux professionnel qui maltraite ses clients et se permet de les abandonner alors qu’il a déjà été payé, non non! Dans cet article il s’adresse au vrai professionnel qui donne tout ce qu’il a, qui tente de faire de son mieux, et qui est confronté à un client difficile à gérer, exigeant à l’extrême, indécis voir bipolaire (pour rester poli, évidemment).

Dans ces cas là, Phil Simon recommande évidemment de terminer la relation client/fournisseur. Cela paraît évident à froid, mais c’est un bon rappel.

D’abord parce que par définition un bon consultant ne baisse pas les bras, pour lui abandonner n’est pas une option. Il est alors facile, lorsqu’on est comme ça, de se laisser dépasser par un mauvais client qui profitera, consciemment ou pas, de la situation.

D’autre part parce que ces relations finissent par dégénérer en systèmes pervers desquels il n’est vraiment pas facile de se sortir.

Ce qu’il faut retenir c’est que si sortir de son lit le matin pour confronter un client devient une véritable pénitence, il faut savoir arrêter les dégâts. Et pour les consultants qui n’ont pas le pouvoir de dire stop, il faut savoir remonter à son manager son profond malaise le plus rapidement possible (et évidemment disposer d’un manager qui est un être humain, mais c’est une autre histoire…).

A l’autre extrême, après les pires clients les meilleurs, on a Seth Godin qui nous a pondu une petite check-list de comment être un client génial. C’est vraiment mieux!

Merlin Mann et la parabole du sandwich

Merlin Mann nous propose une parabole vraiment intéressante sur son site 43 Folders, celle du « vendeur de sandwich« .

Dans cette histoire Mr. Mann imagine comment un client business achèterait un sandwich s’il procédait selon le même process que celui de recrutement d’un prestataire de service.

Un passage que j’adore, le premier paragraphe en fait, dans lequel le client entre dans la boutique et c’est au vendeur de sandwich de se justifier de ça (ma mise en gras dans le texte) :

“Hi,” says The Sandwich Guy. “What looks good to you today?”

“Slow down,” says The Ostensible Customer, as THE LUNCH RUSH starts trickling in. “Lots of delis want my business, so, first I need to really understand what you can do for me.”

Ou encore le passage sur le tabou du budget:

“Well. You know. I do sell sandwiches for a living,” says The Sandwich Guy. “Did you have a certain budget in mind for your lunch?”

“Oh, God, no. I’m nowhere near that point yet. I still need to learn a lot more about how you work, and so, obviously, I have no idea what I want to pay. Obviously.”

C’est un très bon article, je vous encourage à aller le lire. Si vous êtes côté prestataire, ça fait du bien de voir que c’est pareil partout, si vous êtes côté client, je suis sur que puisque vous lisez ce blog vous ne faîtes pas ce genre de chose 😉

Si vous avez envie de creuser le sujet, à la fin de l’article Mr Mann indique 5 très bons articles dont celui de Happy Cog et celui de Richard Ziade. Bonne lecture!

Nouveau boulot, PowerPivot

Comme vous le savez déjà, j’ai commencé mon nouveau boulot lundi. Les deux premiers jours se sont très bien passés, je suis content 😉

Ma première mission concerne une étude de faisabilité autour de PowerPivot (le fameux nouveau décisionnel self-service de Microsoft) pour une banque, et je dois dire que j’apprécie particulièrement le produit. Le nouveau langage qui accompagne le soft, le DAX, est relativement intuitif lorsqu’on connaît bien Excel. Le soft est bien foutu, bien intégré à Excel 2010, rapide, carré, c’est franchement une réussite. Ça me rassure sur la suite des opérations!

Au passage, je vous recommande l’excellent bouquin de Marco Rosso et Alberto Ferrari (recommandé par Rob Collie himself). C’est celui que j’utilise, et je le trouve très très bien écrit.

J’aurai un retour surement plus critique un peu plus tard, lorsque l’euphorie des premiers jours sera passée. En attendant, je profite 🙂

Mr. People connaît tout le monde

Enfin il reconnaît tout le monde. Parce que Mr. People est un petit outil super mignon, en ligne, qui met à plat vos listes de noms et prénoms et vous les retourne sous forme de joli tableau.

C’est à voir par ici : Mr. People, et c’est évidemment via Flowing Data.

4 liens rapides pour la semaine (2010-46)

Et hop:

  1. On parle tout le temps du « trop d’information » qui vient nous déborder à travers nos mobiles, le mail et Internet. Mais si, comme d’habitude, c’était du vent?
  2. Encore une analyse sur Facebook et les réseaux sociaux, certes, mais c’est une perspective nouvelle et intéressante.
  3. Derek Sivers sur comment ne jamais s’engager sur des choses en dehors de son contrôle (Attention à l’auto-traducteur foireux). Ça me rappelle beaucoup cet article de Joel Spolsky.
  4. Un très beau graphique du Washington Post sur pourquoi l’économie est encore à la ramasse malgré toutes les annonces de fin de récession des économistes gouvernementaux, via FlowingData.

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SQLPASS 2010 – Journées 2 et 3

Oh mon dieu! Il s’en est passé des choses en 2 jours! C’est la révolution 🙂

D’abord SSIS, qui d’après Jamie Thomson ne change pas beaucoup en dehors de la refonte de l’interface dans VS2010:

Ensuite SSAS, qui lui explose dans tous les sens:

Vous avez remarqué comme le powerpivotiste aime et le pro-mdx n’aime pas?

Pour voir pourquoi, il faut comprendre que désormais les deux fonctions du datawarehousing (stockage longue durée et analyse/restitution) sont vraiment séparées dans les produits Microsoft.

En stockage longue durée on a SSIS pour l’alimentation et SQL Server (dB Engine) pour le stockage. Les deux produits sont matures, de très bonne qualité et reconnus sur le marché. Pas de débat là dessus.

C’est point de vue analyse et restitution que ça change beaucoup. Avant (enfin maintenant quoi…) on avait trois possibilités pour faire le job:

  • Source SQL Server restituée dans SSRS: facile (SQL) mais pas optimisé pour 2 sous
  • Source SSAS restituée dans SSRS: complexe autant dans le langage de requête (MDX) que dans l’incapacité chronique des 2 softs à tourner ensemble, mais super performant
  • Source SSAS restituée dans Excel: sympa mais uniquement pour les gros joueurs d’Excel qui veulent jouer avec la donnée

Ce sont ces schémas qui évoluent pour passer à deux nouvelles manières d’organiser les données en source, que tous les outils de reporting devraient être capable de requêter:

  • La nouvelle vision, le BISM (BI Semantic Model), qui est une vue relationnelle des données, qui utilise le moteur VertiPaq et le langage DAX
  • La vision actuelle, l’UDM (Unified Data Model), qui est la vue multidimensionnelle qu’on connait déjà, utilisant le moteur SSAS « classique » et le langage MDX

En image ça donne ça:

Bon bin c’est super en fait! Ça nous donne une nouvelle corde à notre arc sans éclater l’existant, en fait c’est chouette!

Sauf que… Sauf que le nouveau SSRS (Project Crescent) est DAX only, tout comme l’est PowerPivot, et qui dit PowerPivot dit Excel et SharePoint à moyen terme. Ça ne laisse donc que l’éco-système hors Microsoft pour s’occuper du MDX à moyen terme. Juste quand le langage commence à gagner de la traction chez les autres vendeurs. Ça ressemble beaucoup à du fire and motion tout ça. C’est pas joli-joli!

On comprend donc que les experts SSAS tirent la tronche et les experts PowerPivot sabrent le champagne 😉

Et pour nous commun des mortels? Personnellement je suis plutôt optimiste, je cite Rob Collie (ancien program manager SSAS quand même) dans l’article que j’ai linké plus haut:

The SQL team at MS has long had three teams in the BI space:  SSAS, SSRS (Reporting Services), and SSIS (Integration Services).  Both AS and RS got along great with IS, but in all honesty, AS and RS have behaved more like rivals for as long as I can remember.

Well, a number of the personalities behind the scenes that were responsible for that competitive vibe have departed.  And the results are resoundingly positive – the two teams are now cooperating.  Fully.

Donc pour la première fois les équipes SSAS et SSRS bossent main dans la main. Vu le talent de ces équipes, personnellement j’ai confiance 🙂