Dilbert du 15/05/2012

Je fais beaucoup plus de reporting maintenant, faut que je m’habitue 🙂

Traduction approximative :

Dilbert : Vous préférez que le graphique soit sur une page, et donc que le texte soit trop petit pour être lu?

Dilbert : Ou vous préférez qu’on l’imprime sur plusieurs pages, ce qui le rendra incompréhensible?

Boss : Le mieux c’est que personne ne puisse le lire.

Dilbert : Dans ce cas je ne m’embêterai pas à mettre des vraies valeurs.

T+1 semaine, je suis sous l’eau…C’est cool!

Je suis sous l’eau, certes, mais je souhaitais quand même faire un point avec vous une semaine après ma prise de fonction chez BIOS.

Tous ceux qui sont passés par là vous le diront, c’est vraiment éclatant de lancer une nouvelle offre. Tout le monde est en ébullition, les idées fusent et les todo listent explosent. L’ambiance est survoltée, c’est chouette 🙂

Dans ma liste et dans le désordre : la mise en place du partenariat avec l’éditeur, la formation technique poussée – un peu de crédibilité tout de même – la rédaction des différents supports commerciaux, la séduction des premiers prospects, la mise en place d’un premier événement (je vous tiendrai au courant, ce sera début juillet), l’information de l’équipe commerciale sur le pricing, les POCs, le karting (j’ai toujours la chance d’arriver au moment des soirées d’entreprise !), etc, etc…

Et ça ce sont les opérations de « survie » ! Parce que j’ai également été recruté pour mettre en place un blog pour BIOS, avec plein d’idée de comparatifs entre les différents outils BI, que ce soit Microsoft avec SQL Server 2012 et PowerPivot / Power View, mais également Qlikview, Cognos et tous ceux que vous réclamez dans les commentaires 😉

Donc je vous rassure, pas d’inquiétude, mes journées sont pleines.

Un dernier mot tout de même avant de retourner au turbin. Je voulais vous parler de la stratégie de BIOS, qui entretient des partenariats de haut niveau avec des éditeurs qui peuvent apparaître comme concurrents. A première vue cela peut paraître surprenant, mais ça ne l’est pas.

BIOS est un cabinet de conseil spécialisé en décisionnel. L’expertise produit ne vient qu’après le rôle de conseil. Les produits ne sont pas des fins en eux-mêmes, ce sont des outils à mettre en œuvre pour répondre aux problématiques métiers et organisationnels des clients. Dans les faits cela se traduit par la capacité à proposer plusieurs produits, chacun avec ses forces et ses faiblesses, et aider le client à choisir le plus adapté à la situation à résoudre. Dans ces conditions, aucun problème à par exemple faire cohabiter Qlikview et Tableau!

On reparlera de ce sujet, je le trouve crucial pour bien comprendre les offres de service et choisir ses consultants, dès que j’aurai un peu plus de temps…

[Mise à Jour] 22/06/12 – Clarifications

Le changement c’est maintenant!

Rien à voir avec les élections, sauf que pour moi aussi c’est le changement !
Je reviens de vacances, et je reprends la BI ça vous gagne en main, en vous annonçant que j’ai changé de société de conseil pour rejoindre BIOS Consulting. En effet les directeurs associés de BIOS m’ont fait une belle offre pour monter un pôle Tableau Software, j’avais besoin d’air frais, donc j’ai accepté !

BIOS ça peut vous rappeler quelque chose, en effet c’est l’ancienne société d’Aurélien Koppel avant qu’il ne se fasse débaucher par Microsoft. Aujourd’hui c’est Thomas Morisson qui a pris sa place, et moi « j’abandonne » la BI Microsoft pour faire du Tableau. Je mets des guillemets parce que ce n’est juste pas possible, j’aime trop ça pour tout lâcher et  je suis sûr que Thomas saura me débaucher de temps en temps pour lui filer un coup de main 🙂

En attendant me voilà « Chef de pôle – Tableau Software », et je trouve que ça claque bien 😉

On peut se demander pourquoi changer de technologie, surtout alors que SQL Server 2012 déboule avec tous ses nouveaux jouets.

En fait cela vient d’un constat simple : l’offre décisionnelle Microsoft manque vraiment d’un réel outil de visualisation/exploration des données. On en reparlera en détail plus tard – je ferai surement toute une série d’articles sur tous ces produits et Tableau – mais PowerPivot est tout sauf visuel, et Power View est… comment dire ça sans fâcher personne… jeune ?
Donc on a beau faire le plus beau datawarehouse du monde, si le client voit une interface moche, ou ne peut accéder à ses données qu’à travers Excel, c’est difficile de l’en convaincre. Et ça gâche un peu la réussite de la mission. Tout ça Stephen Few en parle bien mieux que moi (et ça dès 2010…), à voir par là.

Et Tableau c’est aussi un produit qui est simple, efficace et puissant, facile à apprendre, et qui permet donc de se consacrer à la problématique du client plutôt qu’à la technique désobéissante. Parfaitement alignée avec ma philosophie tout ça !
Bon bin y’a du boulot, que ce soit sur la montée en compétence ou sur la construction de l’offre. Je vous tiendrai évidemment au courant au fur et à mesure. Souhaitez-moi bonne chance 😉

The Mythical Man-Month – Frederick P. Brooks, Jr.

J’ai profité de mes dernières vacances pour lire « The Mythical Man-Month » (Amazon) de Frederick P. Brooks, Jr. (un des ténors du génie logiciel).

C’est LE livre qui apparaît systématiquement dans les tops 10 des livres à lire pour les ingénieurs logiciels, chefs de projet, développeurs ou encore manageurs de développeurs.

Même si l’édition originale date de 1975, et l’édition anniversaire de 1995, la plupart du contenu reste entièrement d’actualité, puisqu’il s’agit principalement de bon sens. Enfin surement qu’à l’époque beaucoup des choses qu’il raconte étaient nouvelles. Aujourd’hui elles font partie – ou devraient faire partie – de la culture de base de l’informaticien au sens large

Je vous livre quelques idées du bouquin histoire de bien cerner l’ouvrage :

  • (p5,6) On peut étendre un programme en travaillant sur son industrialisation (généralisation, documentation, tests, maintenance…) ou sur son intégration (interfaçages à d’autres systèmes, intégration dans l’écosystème de l’IT), mais pas les 2 en même temps.
  • (p16-19) Ajouter des développeurs à un projet en retard le retardera encore plus, aussi connu sous « 9 femmes enceintes ne font pas un bébé en un mois ».
  • (p32-36) Il propose une méthode d’organisation pour les très gros projets : mettre en place N équipes de 10 personnes chacune centrées autour d’un lead programmer (le chirurgien, un mec ultra talentueux), son copilote (le même en un peu plus junior, qui apprend et vérifie), les 2 seuls à développer et une équipe de support.
  • (p45,46) Définition de l’architecte (il le sous-entend fonctionnel – la MOA quoi) : qui représente l’intérêt de l’utilisateur, qui doit indiquer quel est le résultat attendu mais pas comment cela doit être fait. Par opposition au constructeur (la MOE), qui lui prend en compte les contraintes et le ratio coût/performance, et conçoit  la solution. Ce qui amène un cycle de développement : Architecture (MOA – On définit la fonction d’une boîte noire) > Implémentation (MOE –  On établit le contenu de la boîte) > Réalisation (MOE – On fabrique la boîte). Ne vous offusquez pas sur son choix de vocabulaire, qui diffère de ce qu’on a l’habitude d’employer en France, l’important c’est le découpage des tâches et des responsabilités.
  • (p62) Les spécifications sont le manuel utilisateur.
  • (p116) Le mieux est de toujours commencer par un prototype, jetable ci-besoin, plutôt que de vouloir y arriver du premier coup, puisque la plupart du temps on recommencera plusieurs fois du début.
  • (p117) Tous les besoins utilisateurs ne doivent pas être pris en compte dans le design. Et plus on avance dans le projet, plus c’est vrai.
  • (p142) Il faut tester les spécifications : faire des maquettes, tester les règles de gestion, avant même de commencer le développement.
  • (p143) Le mieux est de faire des programmes modulaires, afin d’augmenter la capacité d’adaptation du système (En 1975 manifestement ce n’était pas évident ;)).
  • (p155) Les jalons sur le planning doivent être clairement identifiés (périmètre et date), afin de ne pas pouvoir se mentir à soi-même par rapport à l’avancement.
  • (p157) Un directeur de projet ne doit pas intervenir dès le premier retard d’un de ses chefs de projet, sans quoi ils arrêteront de rapporter les glissements pour fuir le micromanagement.
  • (p201) Le développement itératif c’est le top (En 1975 ! C’était révolutionnaire !)

Évidemment il y a plein d’autres choses très intéressantes, et à chaque fois il développe et justifie ses idées, mais pour moi le top est dans cette liste.

Vous faut-il le lire ?  Je dirais oui si :

  • Vous vous devez d’avoir de la crédibilité en tant que bloggeur qui ramène sa fraise sur la gestion de projet (mon cas ;)).
  • Vous êtes ou aspirez à devenir chef de projet et que vous voulez comprendre le pourquoi de ce que vous appliquez.

Dans le cas contraire, votre bon sens, l’expérience personnelle et suivre la « BI ça vous gagne » suffiront largement à faire votre culture 🙂

Dilbert du 22/04/2012

Excellent celui là! Il contient tellement de thèmes récurrents sur ce blog en une seule planche 🙂

Traduction Approximative:

Boss: Vous avez des questions concernant le plan projet?

Dilbert: Si on considère toutes les taches ensembles, elles forment un plan rationnel.

Dilbert: Mais si on regarde nos taches individuelles, elles sont tellement loin du plan global qu’elles n’ont plus aucun sens.

Dilbert: Vous avez réussi à éliminer tout sens à ma vie.

Dilbert: Rationnellement, je comprend le bénéfice de découper les taches en petits morceaux.

Dilbert: Mais ça n’a tellement plus de sens qu’émotionnellement vous m’avez détruit. Ma volonté est anéantie.

Boss: Ne pouvez vous pas trouver du sens dans votre vie personnelle?

Tina: C’est un ingénieur.

Dilbert: Ça c’est méchant.

4 liens rapides pour la semaine (2012-16)

Que des classiques cette semaine:

  1. David Heinemeier Hansson de 37 Signals avec un petit rappel de bon sens face aux dérapages de valorisation de certaines start-ups.
  2. Marco Arment d’Instapaper qui commente la récente promesse de Twitter de ne pas faire de bêtises avec ses brevets.
  3. Garrett Murray de Karbon avec une belle satire de l’annonce d’Asus de rattraper le GPS défectueux de leur tablette par un dongle.
  4. Scott Berkun, que je citais encore précédemment, qui nous offre un extrait gratuit de son fameux Making Things Happen. Ça parle gestion de projet et développement personnel.

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